À l’approche des grands départs, une étude OpinionWay pour la marque tonies® s’est penchée sur une épreuve bien connue des familles : la gestion de l’ennui des enfants sur la route des vacances. Réalisée fin avril et début mai 2026 auprès d’un peu plus de mille parents d’enfants de 3 à 10 ans, elle dresse un tableau des stratégies déployées dans l’habitacle.
Premier enseignement : tous les âges ne se valent pas. Interrogés sur la période où cet ennui est le plus difficile à gérer, les parents désignent très majoritairement la tranche des 3 à 5 ans (39 %), loin devant les moins de 3 ans (22 %) et les 6-10 ans (17 %). Un peu plus d’un cinquième (22 %) estiment que tout dépend avant tout du tempérament de l’enfant.
Le recul des écrans se confirme
C’est le résultat le plus notable de l’enquête. Le recours prioritaire aux écrans, longtemps réflexe des trajets familiaux, marque un net recul : 38 % des parents déclarent y recourir souvent pour occuper leurs enfants, soit une baisse de 11 points par rapport à 2025 et de 7 points par rapport à 2024. Dans le détail, 20 % donnent une tablette, 17 % une console de jeux et 16 % un smartphone.
Fait intéressant, ce sont les parents les plus âgés qui restent les plus attachés aux écrans : chez les 45 ans et plus, le taux grimpe à 49 %, bien au-dessus de la moyenne. À l’inverse, ces mêmes parents peinent davantage à adopter les solutions alternatives.
Pour occuper la marmaille, les familles font preuve d’inventivité et citent en moyenne plus de quatre activités différentes. Discuter avec ses enfants reste le réflexe le plus partagé (66 %), suivi de près par l’écoute de musique (60 %). Les livres et bandes dessinées demeurent très prisés (49 %, en hausse de 5 points), tout comme l’invitation à admirer le paysage (48 %, en baisse de 6 points).
Jeux verbaux et boîtes à histoires en vogue
Deux catégories de solutions tirent leur épingle du jeu. D’abord les jeux verbaux — Roi du silence, petit bac, « ni oui ni non », pendu, « Qui est-ce ? » —, mobilisés par près d’un parent sur deux et jugés efficaces par 65 % d’entre eux. Leur avantage : ils ne nécessitent aucun équipement et restent accessibles à tous.
Ensuite, les solutions audio, qui confirment leur montée en puissance. Les boîtes à histoires, conteuses, livres audio et podcasts sont utilisés par 78 % des parents pendant les déplacements estivaux, et 27 % en font désormais l’une de leurs solutions privilégiées (en hausse de 5 points). Là encore, un clivage générationnel apparaît : seuls 16 % des parents les plus âgés ont recours à une conteuse, contre 27 % en moyenne.
Les écrans persistent, surtout dans les transports collectifs
Le recul ne signifie pas la disparition. Au-delà des usages réflexes, près de huit parents sur dix (79 %) autorisent les écrans dans au moins une situation de transport. Et l’usage varie fortement selon le mode de déplacement.
En voiture, 72 % des parents y recourent à un moment ou un autre, mais seulement un quart dès la première demi-heure. En train, la proportion est comparable (73 %), mais le seuil des trente minutes est franchi plus vite (34 %). C’est en avion que la concession intervient le plus tôt : 70 % autorisent les écrans, dont 39 % dans la première demi-heure. Plus le transport est collectif et occasionnel, plus les parents cèdent rapidement — l’environnement partagé les incitant sans doute à privilégier la tranquillité de tous.
La pression du regard des autres
Cette logique renvoie à une dimension plus sociale du voyage en famille. Un tiers des parents (33 %) reconnaissent avoir déjà éprouvé de la honte vis-à-vis d’autres voyageurs à cause du comportement de leurs enfants, et plus d’un tiers (38 %) admettent que ce regard les pousse à se montrer plus stricts.
Cette pression a des conséquences concrètes sur les choix de voyage : 36 % des parents ont déjà opté pour une destination plus proche afin d’éviter un long trajet, 32 % ont évité certains modes de transport, et 26 % ont même renoncé à un voyage en raison des difficultés anticipées. Les parents ne se sentent toutefois pas isolés : une large majorité (73 %) rejette l’idée d’être les seuls à connaître ces difficultés.
Enfin, la volonté de modération ne se limite pas aux trajets. Neuf parents sur dix (90 %) cherchent à limiter le temps d’écran de leurs enfants durant l’été, dont 64 % avec succès. Un effort qu’ils s’appliquent aussi à eux-mêmes, quoique plus difficilement : 82 % tentent de réduire leur propre consommation, mais un quart de ceux qui y parviennent pour leurs enfants avouent ne pas y arriver pour eux-mêmes.
Cette enquête a été réalisée par OpinionWay pour tonies®, du 27 avril au 13 mai 2026, auprès d’un échantillon de 1 011 parents d’enfants de 3 à 10 ans, représentatif de la population française selon la méthode des quotas.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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