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20/07/2016 – 07H37 Bretagne (Breizh-info.com) – Des rassemblements, à l’initiative de collectivités bretonnes – principalement des municipalités – se sont déroulés un peu partout en Bretagne, pour se recueillir après l’attentat islamiste de Nice. Pourtant, lorsque l’on jette un coup d’oeil sur les comptes-rendus de la presse subventionnée, et lorsque l’on recueille des témoignages de personnes qui se sont rendues à ces hommages, on se rend compte que pratiquement aucun élu n’a souhaité désigner l’ennemi islamiste. Tour d’horizon et florilège de ces manifestations.
A Dinan, le maire Didier Lechien (UDI), a déclaré à la poignée d’administrés venus l’écouter : « Il est important de rappeler notre attachement aux valeurs de la République, ces valeurs que les terroristes détestent tant. Ce midi, nous voulons dire notre détermination à combattre, sans trembler, le terrorisme et l’obscurantisme. Ce midi, nous voulons redire notre attachement à la Nation. La France est une dans l’épreuve. Elle reste forte et déterminée à faire respecter la liberté et la fraternité ».
A Guingamp, la députée Annie Le Houérou (PS) appelait à « garder le cap et se rassembler sur les valeurs de la République. », en citant en exemple une dame qui avait perdu sa soeur dans les attentats du Bataclan, et qui reprenait le refrain « vous n’aurez pas ma haine ».
Les mêmes mots, les mêmes cérémonies, les mêmes minutes de silence, ont été observées, à Rennes, à Nantes, à Fouesnant, à Quimper, à Saint-Brieuc, à Brest …
A chaque fois, des déclarations appelant au « rassemblement face au terrorisme », les élus oubliant que le terrorisme n’est qu’un moyen technique pour permettre le triomphe d’une idéologie, d’une idée, d’une religion. A chaque fois, l’hymne national, « La Marseillaise », reprise à pleins poumons par des assemblées chantant « aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons ! Marchons ! Qu’un sang impur, abreuve nos sillons » tout en appelant dans le même temps au « rassemblement de tous ». Tout en renonçant à prononcer une seule fois le mot « islamisme » – Daesh ayant pourtant revendiqué l’attentat.
« On est en guerre, mais contre qui ? Il y a apparemment un ennemi, mais on s’applique à ne jamais donner son nom. Pour brouiller les pistes, on préfère montrer du doigt des abstractions. On fait la guerre au « terrorisme », au « fanatisme », à la « radicalisation », à la « haine ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Le terrorisme n’est pas un ennemi, c’est seulement un moyen auquel l’ennemi a recours.», expliquait le philosophe Alain de Benoist dans l’éditorial de la revue Elements n°160.
Aseptisées, encadrées, ne laissant pas la place au moindre contradicteur, ces cérémonies d’hommage aux victimes de Nice ont nettement moins mobilisé qu’après le Bataclan, et nettement moins encore qu’après Charlie. « Une partie de la population , croissante, est en train de comprendre que ces mêmes personnes qui appellent au rassemblement et à l’unité nationale sont celles qui ont fabriqué politiquement, depuis des années, la situation dramatique dans laquelle se trouve la France aujourd’hui . C’est le complice du bourreau qui invite les futurs décapités à venir pleurer sur le sort de ceux à qui il vient de couper la tête » nous confie Yvan, qui était présent à la cérémonie de Quimper et à qui on aurait refusé le droit de prendre la parole. « Je voulais dénoncer l’islamisme radical. Les mosquées salafistes qui prolifèrent. Les quartiers qui se communautarisent. On ne m’a pas laissé prendre la parole, tout était contrôlé ».
A Nice, Manuel Valls et Christian Estrosi ont été pris à partie par la population venue légitimement se recueillir. Hué et insulté, Manuel Valls aura trouvé un allié de poids chez les Républicains en la personne de Philippe Tabarot, vice-président de la région PACA. Sans la moindre preuve, ce dernier affirme en effet que les sifflets et insultes émanaient d’une minorité de sympathisants et de militants FN …
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Bretagne. Hommage aux victimes des attentat de Nice : surtout ne pas désigner l’ennemi !”
Tabarot, comme son compère Escrozi est un rigolo arrriviste…