Saint-Nazaire. Pour Gauthier Bouchet, « le Front national est dans son rôle lorsqu’il rend hommage aux déportés »

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03/05/2017 – 09h15 Saint-Nazaire (Breizh-Info.com) – Décidément, la « mémoire » est en passe de devenir une obsession durant l’entre deux tours de l’élection présidentielle avant l’affrontement entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Dimanche 30 avril, lors de la cérémonie en hommage aux victimes et héros de la déportation à Saint-Nazaire,  les militants du Front national présents, dont des élus, ont dû quitter la salle municipale sur ordre d’une ancienne résistante.  « Je ne ferai pas de discours mais juste dire que la présence du Front national, ici, est une honte et une insulte à nos amis disparus. Je vous demande de sortir. » a déclaré l’ancienne résistante et déportée de Ravensbrück, Christiane Cabalé.

De quoi faire réagir Gauthier Bouchet – élu municipal du FN à Saint-Nazaire, victime de cette « bataille mémorielle » largement instrumentalisée et qui a adressé à la presse un communiqué (voir ci-dessous) :

Comme chaque année depuis 2015, des représentants du Front national (FN) ont pris part ce dimanche matin à la cérémonie d’hommage aux déportés de la Deuxième guerre mondiale, près de l’Hôtel de ville de Saint-Nazaire. Aux côtés de mon camarade Laurent Vallée, je représentais cette année notre mouvement, invité depuis des semaines par la Mairie en qualité de conseiller municipal. J’étais donc dans mon rôle, en participant avec mon ami à cette cérémonie.

Sans surprise, tout comme l’année précédente, immédiatement après mon arrivée, j’ai fait le constat de l’hostilité de représentants de certaines associations de déportés, jugeant ma présence comme indésirable. J’ai constaté le caractère politique de cette hostilité : invectives, puis menaces, et insultes, sous le regard complaisant des élus de la majorité et, d’ailleurs, avec le soutien explicite de Vincent Séguéla, l’un des adjoints du maire, David Samzun. Pendant ce temps, une délégation communiste déployait une banderole, me déniant le droit de célébrer la mémoire des déportés et m’appelant à « dégager », tout en refusant le débat que je voulais engager avec eux, au terme de la cérémonie. Par ailleurs, le protocole s’autorisait quelques écarts, en permettant la participation dans le carré des élus de Dennis Octor, non élu mais jeune protégé du Parti radical de gauche, en quête de députation…

Fils d’une mère juive née durant la Deuxième guerre mondiale, en avril 1943, dont les parents furent déchus de la nationalité française

Je réprouve l’attitude de certaines associations de déportés, qui, prétendant combattre l’exclusion dont ils furent les victimes, la réitèrent en fait contre les représentants du peuple.

Fils d’une mère juive née durant la Deuxième guerre mondiale, en avril 1943, dont les parents furent déchus de la nationalité française par abrogation du décret Crémieux – décidée par les prédécesseurs socialistes de David Samzun – je refuse par ailleurs, de près ou de loin, d’être assimilé en aucune façon, à un antisémite. Dans le même temps, je fais mienne cette déclaration récente d’Alain Finkielkraut : « On ne peut pas faire de l’extermination des juifs un argument de campagne. »

Élu du peuple, je suis partout chez moi en France, je suis partout chez moi à Saint-Nazaire. J’ai toute ma place dans toute cérémonie où je suis invité, avec mes collègues élus et mes camarades militants. Cela vaut également pour la cérémonie annuelle de souvenir de la déportation, à laquelle je m’honore de participer chaque année.

J’ajoute en conclusion que, n’ayant pas souhaité faire de peine à une déportée présente, laquelle demandait à ce que moi et mon ami partent de l’Hôtel de ville, où se terminait la cérémonie, je me suis décidé, après une demi-heure de présence, de me retirer. Ce retrait, par respect, ne doit tromper personne, et ne sera pas réitéré d’ailleurs, tant il a été aujourd’hui prouvé que la Mairie en faisait une exploitation politicienne. Le Front national sera de retour en 2018 à cette cérémonie d’hommage aux déportés, plus nombreux d’ailleurs.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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3 Commentaires

  1. Quand on voit les réactions ce certains, voire une certaine , ON n’a plus le droit de douter que la haine n’est pas au FN , mais chez tous ses opposante qui la sèment en se donnant « bonne conscience » !

  2. Honteux que des pourris, gauche et droite confondus, utilisent la sénilité d’ une ancienne déportée pour provoquer la haine contre des représentants FN en falsifiant l’ histoire.
    75 ans après ils ont encore la bassesse d’ utiliser les morts pour arriver à leurs fins.

    En 40 c’ est le parlement à 80% socialiste qui a voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain alors que l’ extrême droite se trouvait à Londres avec le Général De Gaulle. Ils y étaient rejoints par des juifs.
    De Gaulle le dira lui-même : « à Londres, j’ai croisé la cagoule et la synagogue »
    Jusqu’ en juin 41 les communistes étaient alliés de hitler dont ils avaient favorisé la victoire par des actions dites « pacifistes » de démoralisation.
    Pierre Laval, chef du gouvernement de Pétain et organisateur de la déportation des juifs en France était un député socialiste.
    Les communistes ont retourné leur veste en juin 41, contraints et forcés, lorsqu’ hitler envahit la Russie soviétique. De rabatteurs pour hitler et une « nouvelle Europe » ils devinrent gibier pour le national socialisme.
    Pierre Laval 22 juin 42: « Je souhaite la victoire allemande, parce que, sans elle, le bolchevisme demain s’installerait partout. »

    Mort d’ un socialiste:
    Laval est condamné à mort le 9 octobre 1945 pour haute trahison et complot contre la sûreté intérieure de l’État
    Il est fusillé le 15 octobre 1945, dans la cour de la prison de Fresnes.

  3. Christiane a 60 ans de retard, ça ne lui a donc servi à rien?
    Les résistants d’aujourd’hui, c’est le FN, les collabos, c’est elle, les traitres face à la nouvelle invasion, ce sont ses amis de gauche…..C’était bien la peine de lutter contre un envahisseur pour en subir un autre avec une telle joie morbide!

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