Vingt-six euros de plus par an sur la facture d’électricité, contre 0,2 point gagné sur le Livret A. Le mois d’août ne bouleversera pas les budgets, mais il apporte son lot habituel de nouveautés administratives, dont l’une était attendue depuis longtemps : la fin du démarchage téléphonique non sollicité.
Épargne : le Livret A repasse à 1,7 %
Depuis ce samedi 1er août, le taux du Livret A est relevé de 1,5 % à 1,7 %. Le Livret de développement durable et solidaire suit le même mouvement. Le Livret d’épargne populaire, réservé aux ménages sous conditions de ressources, reste fixé à 2,5 %.
Ces taux courent jusqu’au 31 janvier 2027.
Le ministre de l’Économie Roland Lescure a justifié cette décision, prise à la mi-juillet conformément à la préconisation de la Banque de France, par une inflation contenue mais réelle et par les incertitudes liées à la crise au Moyen-Orient. L’institution précise que le nouveau taux demeure au-dessus de l’inflation moyenne des six derniers mois.
On reste loin des 3 % atteints en 2023. Quelque 58 millions de titulaires sont concernés, pour un encours de 444,6 milliards d’euros à fin mai selon la Caisse des dépôts — un chiffre à mettre en regard d’un premier semestre 2026 particulièrement décevant pour ce placement.
Électricité en hausse, gaz en légère baisse
Mauvaise nouvelle en face : les tarifs réglementés de vente d’électricité augmentent en moyenne de 2,5 % au 1er août, décision validée par le gouvernement le 16 juillet sur recommandation de la Commission de régulation de l’énergie.
Pour une consommation moyenne de 4,5 MWh par an, la facture passe de 1 046 à 1 072 euros, soit environ 26 euros supplémentaires. Un peu moins de vingt millions de foyers sont concernés — 19,37 millions selon les chiffres de la CRE arrêtés à fin mars pour la France métropolitaine continentale.
Point notable : cette hausse ne provient pas du coût de production de l’électricité, mais de l’évolution des coûts d’acheminement. Les abonnés à une offre de marché ne sont pas automatiquement touchés ; tout dépend des clauses de leur contrat.
Côté gaz, léger répit. Le prix repère de vente recule de 0,8 %, passant de 164,21 à 162,89 euros TTC le MWh. L’économie moyenne se chiffre à 1,32 euro sur la facture du mois. De quoi couvrir 5 % de la hausse subie sur l’électricité.
Fin du démarchage téléphonique le 11 août
C’est le changement le plus attendu, et il entre en vigueur le 11 août.
En application de la loi du 30 juin 2025 contre les fraudes aux aides publiques, les entreprises ne pourront plus démarcher un particulier par téléphone, directement ou via un prestataire, sans avoir recueilli au préalable son consentement. Celui-ci doit être libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable à tout moment.
Le décret paru le 25 juillet au Journal officiel encadre strictement les modalités : la demande de consentement doit être claire et compréhensible, mentionner l’identité du professionnel, la période de démarchage — qui ne peut excéder un an — et rappeler la possibilité de retirer son accord. Une case prérédigée sur un document ne vaut pas consentement, et celui-ci ne peut pas être reconduit tacitement.
Deux exceptions subsistent : les appels portant sur un contrat en cours, et la vente d’abonnements à la presse, qui échappe au dispositif.
Conséquence directe, le service Bloctel devient obsolète et sera supprimé à cette date. Les abus resteront signalables sur la plateforme SignalConso. Enfin, tout contrat conclu à la suite d’un démarchage irrégulier sera automatiquement considéré comme invalide.
Allocation de rentrée scolaire versée le 18 août
Près de trois millions de familles percevront l’allocation de rentrée scolaire, versée par la Caisse d’allocations familiales ou par la Mutualité sociale agricole. Le versement interviendra le 18 août en métropole ainsi qu’en Guadeloupe, Guyane et Martinique, et dès le 4 août à Mayotte et à La Réunion.
Les montants sont revalorisés pour la rentrée 2026 :
- 426,87 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, contre 423,48 euros l’an passé ;
- 450,41 euros pour les 11 à 14 ans, contre 446,85 euros ;
- 466,02 euros pour les 15 à 18 ans, contre 462,32 euros.
Une hausse de l’ordre de 0,8 %, soit à peu près trois euros par enfant.
L’aide est conditionnée aux ressources du foyer, appréciées deux ans en arrière : ce sont donc les revenus 2024 qui servent de référence. Le plafond s’établit à 28 956 euros pour une famille avec un enfant, 35 638 euros avec deux enfants. Le versement est automatique dans la plupart des cas, mais les parents d’adolescents de 16 à 18 ans doivent confirmer la scolarisation ou l’apprentissage de leur enfant.
Carburants et retraites
Le guichet de l’aide au carburant, dit dispositif « grands rouleurs », devait fermer le 30 juillet. Il est finalement prolongé jusqu’au 31 août. Trois millions de Français y sont éligibles : ceux qui parcourent au moins 15 kilomètres pour un trajet domicile-travail simple, ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre professionnel. L’indemnité s’élève à 100 euros, soit l’équivalent de 20 centimes par litre pour une consommation moyenne sur six mois.
Compte tenu de la reprise du conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies a par ailleurs réactivé son plafonnement à 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,25 euros pour le gazole dans l’ensemble de son réseau. Des opérations exceptionnelles sont prévues dans les stations autoroutières lors des week-ends de grands départs — les 1er et 2, 15 et 16, puis 29 et 30 août — avec un plafond à 1,99 euro sur les deux carburants.
Enfin, les retraités noteront un décalage de calendrier. Le paiement des pensions de base, habituellement effectué le 9, interviendra le vendredi 7 août en raison du week-end. Les anciens salariés du privé percevront leur complémentaire Agirc-Arrco dès le lundi 3 août.
Deux échéances numériques
Deux dates concernent le traitement des données et l’intelligence artificielle.
Depuis le 1er août, les données médicales d’environ cinquante millions de Français peuvent alimenter un vaste programme de recherche en intelligence artificielle mené avec l’Inserm, l’Inria et l’Université Paris Cité. Il reste possible de s’y opposer en remplissant un formulaire en ligne — encore faut-il l’avoir su, l’information n’ayant guère fait de bruit.
À partir du 2 août, les règles de transparence de l’AI Act européen entrent en application. Les dispositifs conversationnels devront se présenter comme tels : une personne échangeant avec un service client ou une administration devra savoir si son interlocuteur est une machine. Les fournisseurs de systèmes devront intégrer marquages et filigranes numériques permettant d’identifier les contenus générés. La mesure la plus visible concerne les deepfakes : toute organisation ou personne publiant, dans un cadre professionnel, un texte, une image, une vidéo ou un son produit ou retouché par intelligence artificielle devra désormais le signaler.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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