Immobilier. Un marché breton en grande forme et des inquiétudes

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Les Notaires de l’Ouest viennent de publier leur Baromètre de l’immobilier au premier trimestre 2017. Une étude qui permet d’y voir plus clair sur le marché et ses flux, souvent sujets à des interprétations fantaisistes. Plusieurs enseignements sont à tirer de cette publication, qui a par ailleurs le mérite de traiter la question sur l’ensemble de la Bretagne historique.

Immobilier

Une explosion du nombre de ventes

Le premier fait marquant est la forte augmentation du nombre de transactions par rapport au premier trimestre 2016. Et ce, dans tous les segments du marché. Qu’il s’agisse du domaine de la résidence principale, de la primo-accession, de l’investissement ou encore de la résidence secondaire.

Plus concrètement, le nombre de logements neufs vendus a augmenté de 13,4% en un an. Une hausse de 30,1% concernant les appartements anciens et de 18,4% sur le marché des maisons anciennes.

Plusieurs facteurs expliquent cet accroissement très net des transactions. Les notaires bretons évoquent notamment des prix encore modérés malgré tout et des aides publiques associées à des taux de crédit extrêmement bas. Le retour de la confiance des ménages n’est pas non plus étranger à cette évolution.

Résidences secondaires, l’un des maux bretons

La Bretagne reste donc une terre où le marché de la résidence secondaire se porte bien. Les acquéreurs sont majoritairement des actifs et des locaux entre 30 et 50 ans. Mais la proportion des retraités d’origine bretonne et de retour au pays ne cesse d’augmenter parmi les nouveaux habitants. Une population de jeunes retraités sans lien originel avec la Bretagne s’installe également de plus en plus sur nos côtes. C’est notamment le cas du Morbihan et plus particulièrement de la région de Vannes.

L’arrivée de la LGV et ses impacts

La nouvelle ligne à grande vitesse entre Paris et la Bretagne a une incidence sur le marché immobilier breton. Comme il fallait s’y attendre, les prix dans le bassin rennais augmentent sensiblement. Une arrivée d’actifs de la région parisienne est effectivement à prévoir. Des actifs dont le salaire moyen est plus élevé que celui des travailleurs bretons. Ces derniers seront sans doute poussés encore davantage vers les villes périphériques de l’agglomération rennaise.

Plus généralement, c’est toute la Bretagne orientale qui connait une augmentation, accentuant le contraste avec l’ouest de la péninsule.

Nantes n’est pas en reste puisque les prix dans la Cité des Ducs ont également connu une hausse, faisant de la ville l’une des plus chère du département.

L’ensemble de l’étude chiffrée est à lire ICI.

VL

Crédit photo : Wikimedia commons/Notaires de l’Ouest
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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