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En Bretagne administrative (B4), le marché immobilier donne quelques signes de reprise. Mais l’embellie reste fragile. Selon la Chambre Fnaim Bretagne, les ventes de logements ont progressé de 11,5 % entre février 2025 et février 2026. Les professionnels anticipent 51 000 ventes en 2026, contre 45 000 en 2024. On reste toutefois loin des 68 000 transactions enregistrées en 2021.
Une reprise encore sous surveillance
Pour Jérôme Lebrun, président de la Chambre Fnaim Bretagne, il ne faut donc pas crier victoire trop vite : « C’est 30% de volume de ventes en moins comparés à 2021 », rappelle-t-il dans Bretagne Économique. Les prix, eux, ne repartent pas franchement. Sur l’ensemble de la Bretagne, la baisse moyenne serait d’environ 1,8 % à 2 % sur douze mois. Les acheteurs reviennent, mais les taux d’intérêt au-delà de 3 %, le pouvoir d’achat contraint et l’attentisme politique continuent de peser.
La reprise reste aussi inégale selon les territoires. Le Morbihan affiche la plus forte progression des ventes, devant le Finistère, l’Ille-et-Vilaine et les Côtes-d’Armor. Mais les écarts de prix demeurent considérables : la Fnaim évoque une fourchette allant de 1 045 €/m² en Centre-Bretagne à 6 500 €/m² en Bretagne sud.
La crise du logement devant nous
Le problème n’est donc pas seulement celui des ventes. Sur le littoral, notamment à Dinard et Saint-Malo, la location à l’année est saturée, observe Jérôme Lebrun dans Ouest-France. Loïc Cantin, président national de la Fnaim, résume la situation par une formule sévère : « La crise de l’immobilier est derrière nous mais la crise du logement est devant nous ».
Le diagnostic énergétique ajoute une autre menace. En Bretagne, 14 % du parc breton serait classé F ou G selon la Fnaim. Sans accompagnement réel des propriétaires, une part du parc locatif risque de sortir du marché.
La Fnaim appelle à « encadrer et relancer la construction neuve ». Elle réclame aussi de soutenir les propriétaires plutôt que d’empiler de nouvelles contraintes. La leçon est claire : la Bretagne ne manque pas seulement d’acheteurs, elle manque de logements disponibles, accessibles et louables. Sans sursaut, la reprise actuelle pourrait n’être qu’une parenthèse avant une crise plus dure.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Immobilier en Bretagne administrative : une reprise fragile, freinée par les taux et les contraintes”
Avec une république née dans le sang en faillite vous préconnisez quoi? Une bonne dératisation à la mode Terreur s’impose!