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18/12/2017 – 06h00 antes (Breizh-info.com) – Depuis maintenant trois semaines l’ultra-gauche occupe la moitié du sous-sol du bâtiment Censive et le château du Tertre – vide et en attente de travaux de rénovation – à l’Université de Nantes, près de la fac de Lettres. La gestion de la crise tourne au grotesque, puisque la valse-hésitation des autorités s’est transformée en capitulation totale.
L’expulsion prévue est à nouveau repoussée sine die, la préférence étrangère pour le logement étudiant instaurée (alors que bien des étudiants locaux peinent à se loger) et ce bien que la justice ait validé l’illégalité de l’occupation des lieux.
La situation semblait tourner au bras de fer puisque la présidence de la faculté avait posé ce lundi 11 décembre un ultimatum pour vider le château avant 18 heures, puis confirmé à 17 heures l’expulsion prévue du château et des salles occupées au sous-sol de la Censive. Dans la foulée, 80 personnes, majoritairement extérieures à la faculté, avaient perturbé une réunion organisée par la présidence au pôle étudiant. En toute impunité. Des discussions ont conduit à surseoir à l’expulsion, puis à un rendez-vous le lendemain, 12 décembre, à nouveau annulé, la présidence refusant de discuter tant que le château était occupé.
Entre temps, dans un mail aux étudiants et au personnel, le président Olivier Laboux avait indiqué qu’il avait cédé en partie au chantage de l’ultra-gauche : «quatre jeunes migrants ont pu être inscrits dans notre établissement et deux autres sont actuellement accompagnés dans une démarche similaire ».
Or, dans la mesure où les « mineurs isolés » qui occupent les bâtiments n’en sont pas – ce sont des clandestins dont la minorité n’a pas été officiellement reconnue et qui n’ont rien à faire sur le territoire, le fait de les inscrire à la faculté – certainement sans qu’ils aient un diplôme équivalent au bac, donc hors de tout cadre légal, participe aussi à leur maintien illégal en France. L’extrême-gauche a elle-même mis en ligne plusieurs attestations de refus de la minorité des migrants qui logent dans les squats, dans un dossier de «mise au point » publié le 12 décembre.
Le 12 toujours, le bâtiment Censive est vidé de ses étudiants vers 15h40, la faculté décidant de sa fermeture administrative complète pour raisons de sécurité. En effet, « des accès sont barricadés, des sorties de secours sont bloquées et les agents de l’Université de Nantes se sont vu refuser l’entrée des locaux. Ces derniers ont, malgré tout, pu constater, de visu, la présence de bonbonnes de gaz propane, produit inflammable totalement prohibé dans ce type de bâtiment » ; selon les squatteurs, il s’agit d’une seule bouteille de gaz pour la cuisine des migrants, et qu’elle a été transportée à l’extérieur. Cependant, ils ont accumulé à l’intérieur grilles, palettes et autres projectiles à balancer sur la police.
Le mercredi 13, un nouvel ultimatum est posé par la présidence – après que les gauchistes ont ignoré le premier donc – le château devant être libéré jeudi à 14h . L’ultra-gauche fait un rassemblement et montre la faiblesse de son soutien – quelques dizaines de personnes à peine se retrouvent devant le bâtiment Censive. Le jeudi même, l’ultimatum est repoussé à 19 heures. Finalement à 19h30, après que le président de l’Université se soit adressé à la préfète pour refuser pour l’heure une expulsion, la préfecture confirme qu’elle est repoussée sine die.
Selon nos informations, cette décision n’a rien de spontanée. « Il y a eu des pressions sur des membres de la présidence, et notamment sur le plan de leur vie privée, et ils n’ont pas confiance dans la capacité des forces de l’ordre à les protéger, eux et leurs proches, s’ils prennent la décision de virer les squatteurs – il faut bien appeler les choses par leur nom », nous confie un proche du dossier à l’Université. Ce qui signifie en l’occurrence que l’état de droit recule une fois de plus.
Au problème des pressions s’ajoute la politique interne : plusieurs syndicats ont soutenu l’occupation des lieux – « pourquoi ne les accueilleraient-ils pas dans les maisons de leurs élus ? », s’émeut un professeur « exaspéré », ainsi que des professeurs et membres du personnel, pour des raisons idéologiques surtout, au motif que «il y a une tradition d’accueil à l’université et une tradition de non-recours à la police ». Tiens, la tradition n’est pas une notion fasciste ?
De 150 à 200 personnes se sont rassemblées à la faculté pour exprimer leur opposition à une intervention policière – parmi eux, des militants pro-migrants et de l’ultra-gauche, mais aussi quelques personnels de la faculté et une enseignante-chercheuse en histoire américaine, Ambre Ivol. Ainsi qu’un enseignant-chercheur en géographie et membre de Sud-Education, Jean Rivière.« Contrairement à ce qu’affirment un peu vite certains médias, deux professeurs et quelques membres du personnel, ça ne permet pas de dire que la majorité des professeurs et des personnels soutiendraient le squat. », remarque un étudiant en droit.
Pendant ce temps là, l’occupation de la faculté s’étend, la présidence de l’Université étant prise au piège de ses bons sentiments, de sa faiblesse et de l’irruption de la politique dans le droit. Ainsi, le 15 décembre l’ultra-gauche a battu le fer tant qu’il était chaud et poussé son avantage. Elle a occupé les amphis A et B du bâtiment du Tertre (Sciences) en exigeant une « garantie que les mineurs isolé-e-s ne soient pas mis à la rue pendant les vacances de Noël » et jusqu’à la fin de l’hiver, avec « la non-expulsion du rez-de-chaussée du bâtiment Censive, mais également du château du Tertre, avec bien sûr la remise en route du chauffage et de l’eau dans celui-ci » mais surtout l’attribution de logements par les pouvoirs publics pour tous les clandestins prétendument mineurs.
Louis Moulin
Crédit photo : Breizh-info.com
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4 réponses à “Migrants à l’Université de Nantes : les autorités capitulent devant l’ultra-gauche, il n’y aura pas d’expulsion”
Si le pouvoir est incapable d’évacuer 100 personnes d’un château en ville, aller chercher 300 zadistes dans les bois ne va pas être de la tarte.
La lâcheté à tous les étages ; c’est la cour du roi Pétaud , autrement dit : un pétaudière !
200 personnes contre un pays…que croyez-vous qu’il advint….le pays se coucha…
La dégonfle totale! Tiens mon taf en Kabylie ne me fait plus autant kiffer: je ferais bien médecine à Nantes, ce serait la vie de chateau!