Espagne : Vox veut financer le retour au pays des clandestins avec les fonds publics « d’intégration »

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Pendant qu’à Paris, Laurent Nunez s’apprête à dégainer un projet de loi liberticide sous prétexte de combattre l’« entrisme », pendant que Bruxelles peaufine ses plafonds bancaires et ses obligations de surveillance, l’Espagne, elle, ouvre un autre front : celui de l’action concrète face à l’invasion migratoire. Lundi 4 mai, à Motril, dans la province de Grenade, Santiago Abascal, président du parti Vox, a annoncé que dans toutes les communautés autonomes où son mouvement cogouverne avec le Parti populaire (PP, droite classique), les budgets publics destinés à l’« intégration » des migrants seraient désormais utilisés pour financer les billets retour des clandestins vers leur pays d’origine.

L’annonce concerne directement l’Estrémadure, l’Aragon et la Castille-et-León, trois régions où Vox dispose de leviers d’action gouvernementaux. Elle pourrait s’étendre à d’autres communautés autonomes selon les rapports de force locaux. Pour la première fois depuis longtemps en Europe occidentale, un parti politique passe de l’incantation à la mise en œuvre, en utilisant les outils administratifs et budgétaires existants pour inverser le sens du flux.

Une réponse à la régularisation massive de Sánchez

L’initiative de Vox vient répondre à une décision particulièrement choquante du pouvoir socialiste espagnol. Le gouvernement de Pedro Sánchez a en effet engagé un processus de régularisation portant sur plus de 500 000 ressortissants étrangers en situation irrégulière. Présentée comme une opération de « bon sens » destinée à les faire cotiser à la sécurité sociale, la mesure constitue en réalité un signal d’appel d’air massif envoyé aux candidats au départ de tout le bassin migratoire mondial : entrez, restez, vous serez régularisés.

Abascal a qualifié sans détour cette opération de « régularisation massive et illégale ». Il a particulièrement visé la position du gouvernement central, qui défend l’idée que ceux qui entrent en Espagne par bateau ou en sautant les barrières de Ceuta et Melilla doivent disposer des mêmes droits que les Espagnols eux-mêmes — proposition que la majorité des Espagnols, comme la majorité des peuples européens, rejette pourtant largement dès lors qu’on leur pose la question.

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La formule de Vox tient en une phrase : « Il n’y a pas de place pour tout le monde ici ; l’Espagne est pour les Espagnols et pour ceux qui travaillent et paient des impôts depuis longtemps. » Une évidence pour le sens commun, devenue subversive dans la novlangue européenne.

Plus de deux millions de migrants sont arrivés en Espagne entre 2023 et 2024. La péninsule ibérique connaît, comme l’ensemble de l’Europe occidentale, une mutation démographique accélérée que les pouvoirs en place ne nomment pas mais qui se voit dans toutes les statistiques officielles, dans les écoles, dans les hôpitaux, et dans les faits divers.

Le pacte de « priorité nationale »

L’annonce du 4 mai prolonge un accord politique conclu récemment entre Vox et le PP, baptisé « pacte de priorité nationale ». Ce pacte instaure, dans les régions cogérées par les deux partis, un principe de préférence nationale dans l’accès aux aides sociales, au logement public et aux différents dispositifs financés par les communautés autonomes. La gauche socialiste, fidèle à elle-même, a immédiatement crié au scandale en agitant la menace de la création de « citoyens de première et de seconde classe » — comme si distinguer le national de l’étranger n’était pas, précisément, l’une des missions élémentaires de tout État digne de ce nom.

Le détournement annoncé des budgets « d’intégration » vers le rapatriement participe de la même logique. Plutôt que de financer cours de langue, formations, accompagnement social et logements temporaires pour des nouveaux arrivants dont l’« intégration » se révèle, sondage après sondage, un échec patent en Espagne comme en France, autant utiliser cet argent pour financer le retour de ceux qui n’auraient jamais dû entrer. La logique est imparable. Elle suppose seulement un courage politique que les responsables français ne montrent pas.

Une chanson devenue ligne politique

L’opération s’appuie sur un travail communicationnel mené depuis plusieurs années. En 2025, Vox avait diffusé sur ses réseaux une chanson animée intitulée Billete de Vuelta — « Billet de retour » — dont le clip mettait en scène des avions à destination de pays d’émigration. Le clip rebaptisait au passage le Maroc Jovenlandia, « Pays des jeunes », ironisant sur l’habitude de la presse de gauche espagnole de désigner les auteurs étrangers de crimes par le seul terme de « jeunes » sans jamais préciser leur nationalité — une habitude que la presse française connaît parfaitement aussi.

L’annonce du 4 mai vient donner un contenu opérationnel à ce slogan. On passe du clip vidéo à la mesure administrative. C’est précisément ce dont les électorats de droite identitaire en Europe se plaignent depuis vingt ans : des discours, jamais d’actes. Vox prend le risque, juridique et politique, de poser des actes.

Un fait divers révélateur

Abascal a profité de son meeting pour évoquer un fait divers ayant secoué l’Espagne le week-end précédent : le meurtre, samedi à Barcelone, d’une femme tuée à l’arme blanche par un homme dont la nationalité a été soigneusement dissimulée par les autorités politiques et les principaux médias espagnols. Le dirigeant de Vox a souligné que les seuls bandes de violeurs dont les visages sont diffusés en Espagne sont celles de criminels espagnols, alors que d’autres bandes existent partout sur le territoire, dont on ne connaît ni les visages, ni la situation administrative, ni le nombre de condamnations.

Le constat est valable des deux côtés des Pyrénées. La pratique consistant à occulter l’origine des auteurs d’agressions, de viols, de meurtres ou d’attaques au couteau, lorsqu’elle gêne le narratif officiel, est une réalité française tout autant qu’espagnole. La différence est qu’en Espagne, un parti politique de premier plan a le courage de la nommer publiquement, et d’en tirer des conséquences politiques.

Le calcul électoral du pouvoir socialiste

Abascal a également pointé la dimension électoraliste de la régularisation Sánchez. Les Latino-Américains, qui représenteraient selon les estimations environ 86 % des bénéficiaires du dispositif actuel, peuvent obtenir la nationalité espagnole après seulement deux années de résidence légale, dans le cadre des conventions bilatérales liant l’Espagne à ses anciennes colonies. La régularisation massive de 500 000 personnes est donc, à terme, une régularisation massive de futurs électeurs. Et chacun sait, en Espagne comme en France, dans quel sens vote ce nouvel électorat.

Le cynisme du calcul est total : importer un électorat captif pour pérenniser une majorité progressiste vieillissante et structurellement minoritaire sans cet apport extérieur. C’est exactement ce que l’on observe à l’œuvre en France, en Belgique, aux Pays-Bas, et plus largement dans toute l’Europe occidentale, sous des modalités variables.

Un signal envoyé à toute l’Europe

Le bras de fer s’engage. Le gouvernement socialiste espagnol contestera juridiquement la décision de Vox, et plusieurs constitutionnalistes du camp progressiste prédisent déjà son annulation. Peu importe : le geste est posé. Il prouve qu’il est possible, même dans le carcan juridique européen actuel, d’imaginer des dispositifs qui inversent la logique de l’appel d’air permanent et de la régularisation rampante.

Toutes les droites européennes attachées à la défense des identités nationales et à la maîtrise des flux migratoires ont les yeux tournés vers Madrid. En Italie, où Giorgia Meloni a déjà engagé des partenariats audacieux avec l’Albanie pour externaliser le traitement des demandes d’asile. En Hongrie, où Viktor Orbán mène depuis dix ans une politique de fermeté assumée. Aux Pays-Bas, où la droite radicale de Geert Wilders pèse désormais sur la coalition gouvernementale.

En France, en revanche, l’on continue d’agiter des projets de loi liberticides contre l’« entrisme » et les « groupes d’ultradroite », pendant que les flux ne cessent d’augmenter, que les régularisations rampantes se poursuivent à bas bruit, et qu’aucun responsable politique de premier plan n’ose proposer ce que Vox vient de mettre en œuvre. La comparaison est cruelle.

Quand un peuple veut, un peuple peut. Encore faut-il avoir des élus qui osent.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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2 réponses à “Espagne : Vox veut financer le retour au pays des clandestins avec les fonds publics « d’intégration »”

  1. Carton rouge dit :

    Le vrai péril en Europe n’est même plus l’immigration, c’est la Gauche et l’Extrême Gauche cause de tous les dangers !

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Rassurez-vous d’après les derniers sondages Elabe Philippe le sournois, agent de l’Europe, partisan de l’immigration (dit-il) choisie donc comme aujourd’hui sans limites, grignote l’avance du grand benêt propre sur lui le crétin des Deux Sicile! 38%-33%!!!

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