Les chiffres sont disponibles sur le site officiel de Statbel, l’office belge de statistique. Ils ne sont pas contestés. Ils sont simplement peu commentés, sauf quand le lanceur d’alerte Fdesouche oblige à le faire. Pourtant, ce qu’ils décrivent pour Bruxelles constitue l’une des transformations démographiques les plus rapides et les plus profondes jamais enregistrées dans une capitale européenne en temps de paix.
Bruxelles : moins d’un habitant sur quatre d’origine belge
Sur 1 222 637 habitants recensés à Bruxelles en 2022, seuls 297 452 sont belges d’origine belge — soit 24,3 % de la population. Les graphiques publiés par Statbel sont éloquents : à Bruxelles, la part de la population d’origine belge représente moins d’un quart du total, contre environ 65 % en Flandre et 60 % en Wallonie. La moyenne nationale se situe autour de 63 %.
La décomposition bruxelloise par origine géographique est tout aussi révélatrice. Sur l’ensemble de la population qui n’est pas d’origine belge — soit 925 185 personnes — 48,6 % proviennent de pays hors Union européenne. Les ressortissants de pays voisins (France, Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg) ne représentent que 10,5 % du total, et ceux du reste de l’UE27 environ 19,4 %. En d’autres termes, près de la moitié de la population bruxelloise est d’origine extra-européenne, une proportion sans équivalent dans les autres régions du pays.
En 2022, 45,7 % de la population bruxelloise avait une nationalité ou une origine en dehors de l’Union européenne — le chiffre officiel de Statbel.
Plus de la moitié des nouveau-nés ont une mère étrangère
La dynamique démographique est encore plus marquée si l’on regarde les naissances. En 2021, sur 15 690 naissances enregistrées à Bruxelles, 8 210 avaient une mère étrangère — soit 52,3 % du total. Les mères belges ne représentaient donc plus qu’une minorité des accouchements dans la capitale belge.
Cette donnée est fondamentale pour comprendre la trajectoire à moyen terme : si la fécondité des populations d’origine étrangère reste structurellement supérieure à celle des Belges de souche, la part de la population d’origine belge continuera de s’éroder mécaniquement, indépendamment de tout nouveau flux migratoire.
52 000 clandestins à Bruxelles selon une étude universitaire
À ces chiffres officiels s’ajoute une estimation publiée par la VUB — la Vrije Universiteit Brussel, l’université libre flamande — qui évalue à 112 000 le nombre de sans-papiers présents sur le territoire belge, dont environ 52 000 à Bruxelles, soit 4,25 % de la population de la capitale.
La méthode utilisée est originale : en comparant les décès officiellement enregistrés avec ceux de personnes n’apparaissant dans aucune base de données administrative, les chercheurs ont pu extrapoler l’existence d’une population non enregistrée d’environ 489 000 personnes sur l’ensemble du territoire — touristes, demandeurs d’asile réguliers et sans-papiers confondus. Après déduction des catégories légales, le chiffre résiduel de 112 000 clandestins hors espace Schengen a été retenu. « Pour chaque groupe d’âge, on connaît les probabilités de mourir. On a inversé pour extrapoler le nombre de personnes à partir des décès. Il y a une différence entre la population officielle de plus de 11 millions et un demi-million supplémentaire qu’on trouve par extrapolation », a expliqué Johan Surkyn, directeur de l’étude.
Une transformation sans précédent dans l’histoire européenne
Ce que décrivent ces données n’est pas un phénomène progressif et maîtrisé : c’est une transformation démographique brutale, concentrée sur quelques décennies, dans une capitale qui abrite les principales institutions de l’Union européenne — le Parlement européen, la Commission, le Conseil. La ville qui légifère sur la gestion migratoire de vingt-sept États membres est elle-même le terrain d’une expérience démographique dont aucun peuple européen n’a été consulté.
La Bretagne, distante de quelques centaines de kilomètres, observe. Les mêmes dynamiques, à des rythmes différents, travaillent ses propres métropoles. Les chiffres de Statbel ne sont pas une projection. Ils décrivent ce qui s’est déjà produit.
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[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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