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L’Institut Iliade, terreau d’artistes ! Du 20 au 25 septembre, les défenseurs de la longue mémoire européenne organisaient une exposition au cœur du quartier latin, à Paris. Breizh Info s’est rendu sur place…
Combat culturel au cœur du quartier latin
Le combat culturel n’a jamais semblé aussi bien porter son nom. C’est en effet au milieu des galeries d’art moderne que se trouve la Galerie Espaces 54, le lieu choisi par l’Institut Iliade pour présenter son exposition baptisée « Renaissance(s) ».
Nous sommes accueillis par Anne et Maxence, deux des bénévoles de l’équipe chapeautée par Romain Petitjean, commissaire de l’exposition.
Les visiteurs ne sont pas livrés à eux-mêmes et peuvent échanger avec leurs hôtes, au sujet des œuvres exposées, évidemment, mais aussi sur les thématiques culturelles et philosophiques chères aux sympathisants de l’Iliade.
Comme nous le précise Anne, cette exposition est une prolongation artistique du colloque de l’Iliade, organisé chaque année à la Maison de la chimie, à Paris. Des concours destinés aux artistes ont en effet lieu lors de ces événements et il fallait donc trouver un moyen de mettre les œuvres en valeur.
Environ quatre-vingt d’entre elles, réalisées par une vingtaine d’artistes, sont disposées dans les salles de la Galerie Espaces 54. L’art graphique est en bonne place mais des peintures, aquarelles et autres dessins au crayon de bois figurent également parmi les trésors de l’exposition.
À la découverte des artistes de l’Institut Iliade
L’on devine l’influence d’Alphonse Mucha dans les grandes tentures des colloques de l’Institut Iliade, réalisées par une dizaine de femmes entre 2015 et 2019, notamment dans celles intitulées Diane Chasseresse et Athéna. Un modèle original est affiché tandis que des cadres avec des reproductions permettent d’honorer chaque tenture.
Diane chasseresse, tenture du colloque de l’Iliade 2015
En guise de Renaissance, nous découvrons au fil des minutes une ode à la transmission, à la jeunesse et à la famille. L’histoire de France et de l’Europe ne sont pas en reste, à travers leurs guerres, leurs combats, leurs exploits et leurs mythes. Les allergiques à la virilité auront la nausée devant des dessins et peintures exhortant la force et le courage, notamment Hussard de la mort, huile sur toile de Victor Cambourg, et Lutte chorale, peinture numérique de Gérard Brunet.
Transmettre ou disparaître, photographie et techniques mixtes, d’Olga Valeska
Le génie européen, œuvre graphique, de Willy, et Europa, œuvre graphique, de Péhèle
Aurore, peinture à la gouache, de Eric Heidenkopf
Une œuvre attire particulièrement notre attention. La Bretagne, présente comme son titre le laisse imaginer le patrimoine culturel breton. Cette aquarelle datant de 2017 met en évidence l’histoire navale mais aussi le patrimoine religieux du pays, sans oublier l’hermine.
La Bretagne, aquarelle et encre,
La légende du Roi Arthur est quant-à elle le thème de l’une des plus belles œuvres de l’exposition, L’épée, qui met en scène la Dame du lac et Excalibur dans une atmosphère mystérieuse et poétique. Cette œuvre graphique est le fruit du travail mené par Willy.
L’épée, œuvre graphique, de Willy
L’exposition dans son ensemble est une réussite tant sur le fond que sur la forme. L’organisation est on ne peut plus professionnelle et l’on a déjà hâte d’en voir une deuxième. En attendant, l’Institut Iliade se réunira pour son colloque annuel le 25 avril 2020 et donnera à n’en pas douter l’opportunité à ceux qui le souhaiteront de croiser ses brillants artistes.
Alexandre Rivet
Crédit photos : Alexandre Rivet
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