En moyenne, un salarié aidant consacre 14 heures par semaine à s’occuper d’un proche, soit l’équivalent de 2 journées de travail. Et cela dure : 55 % le font depuis au moins 6 ans, dont 28 % depuis plus de 10 ans. Ces chiffres sont tirés de la 4e édition du Baromètre Aider & Travailler, publiée le 1er octobre par le cabinet Interfacia, qui mène cette enquête depuis 2017 auprès de salariés aidants, de leurs collègues, de leurs managers et des services RH.
D’après le baromètre, 20 % des salariés sont aujourd’hui aidants. Pour les 2/3 d’entre eux (66 %), cette aide coûte entre 150 et 500 € par mois.
85 % font état de répercussions sur leur santé
85 % des salariés aidants disent que ce rôle a des conséquences sur leur santé, et 65 % des effets négatifs sur leur travail. Ils citent d’abord leur capacité à organiser leur activité (69 %), puis leur rémunération (47 %) et leur évolution professionnelle (43 %).
Les collègues sont aussi touchés. 62 % des collègues et managers qui travaillent avec un aidant disent que leur propre travail en pâtit, à commencer par l’organisation de l’équipe. Côté RH, 40 % citent les effets sur l’ambiance des équipes, 25 % l’absentéisme et 24 % la charge de travail des collègues.
À l’inverse, 89 % des aidants estiment avoir acquis ou renforcé des compétences grâce à ce rôle, contre 69 % en 2023. 84 % de leurs collègues et managers le constatent aussi (65 % en 2023).
Le manager, premier interlocuteur
Les aidants parlent davantage de leur situation au travail. Ceux qui n’en parlent à personne sont passés de 25 % à 7 % en 3 ans. Ils se confient surtout à leur manager direct (54 %), beaucoup moins à leurs collègues (32 %, soit 30 points de moins) et au service RH (25 %). 27 % se disent toutefois encore gênés vis-à-vis de leur entourage professionnel, parce qu’ils craignent d’exposer leur vie privée ou de paraître moins disponibles.
91 % à temps plein
91 % des salariés aidants travaillent à temps plein, contre 74 % en 2023. Le baromètre l’explique en partie par le développement du télétravail et des horaires souples. Parmi ceux qui sont à temps partiel, 93 % disent l’être par obligation, à cause de leur rôle d’aidant (69 % en 2023).
Pour rester en poste, 61 % des aidants demandent d’abord des horaires aménagés ou modifiables, loin devant la souplesse dans la prise des congés payés (38 %). Seuls 40 % ont pu aménager leur temps de travail. Chez les RH, les horaires aménagés n’arrivent qu’au 3e rang des mesures mises en place, et la souplesse sur les congés au 8e.
77 % des aidants disent que les mesures prises par leur entreprise les incitent à y rester. Et 71 % des collègues et managers qui ne sont pas aidants jugent probable ou certain de le devenir dans les 5 prochaines années.
97 % des RH sans mesure de dialogue
Les services RH connaissent mieux le sujet : 89 % savent qu’1 salarié sur 5 est aidant (22 points de plus qu’en 2023), et 74 % disent ne pas avoir de difficulté à s’en saisir, contre 51 % en 2023. L’aidance figure dans le dialogue social de 72 % des entreprises, soit 32 points de plus.
Les actes suivent moins. 97 % des RH n’ont rien mis en place pour favoriser les échanges entre aidants et non-aidants. 49 % ont diffusé une information sur l’aidance, mais seuls 34 % des aidants qui ont recours aux mesures de leur entreprise disent l’utiliser. 41 % des RH disposent d’un moyen de repérer les salariés aidants.
Du côté des équipes, 76 % des managers et collègues d’aidants estiment qu’ils auraient besoin d’être accompagnés sur le sujet et qu’ils ne le sont pas. Presque tous (99 à 100 %) jugent que l’entreprise doit trouver des solutions concrètes, pour les aidants comme pour leurs managers et leurs collègues.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine