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Après les manifestations du week-end, le débat parlementaire : La première journée de l’examen en 2nde lecture au Sénat du projet de loi bioéthique a été agitée et l’opposition forte au Parlement comme au sein de la société au sujet de la PMA sans père et sans motif médical.
Après le rejet par les sénateurs de l’article 1er et donc sa suppression, le gouvernement et la commission préparent son retour par la fenêtre. Si elles sont tolérées, tout juste, par le règlement du Sénat, ces manœuvres vont aggraver la défiance entre les citoyens et le politique.
« L’absence du ministre concerné par ce projet de loi, Olivier Véran, ministre de la Santé et des Solidarités, illustre par ailleurs la provocation du calendrier retenu par le gouvernement. Olivier Véran ne peut suivre à la fois ce projet de loi sensible, complexe et polémique, et gérer la crise sanitaire dont les conséquences économiques et sociales sont chaque jour plus importantes et douloureuses pour les Français » indique la Manif pour tous dans un communiqué qui réclame la suspension sine die de l’examen de ce projet de loi.
« Cela permettra au gouvernement et au Parlement de se concentrer entièrement sur la seule préoccupation des Français : la gestion de la crise sanitaire et de ses conséquences immenses. Le parcours législatif ne peut continuer, y compris pour le bon exercice de la démocratie et de la liberté d’expression. La vie démocratique dégradée, confinée dès 18h, ne permet pas un débat serein et apaisé. Les conséquences ont une nouvelle fois éclaté au grand jour hier au Sénat. Il faut savoir suspendre un texte lorsque les conditions l’exigent. C’est manifestement le cas pour ce projet de loi qui divise les Français et fracture la société » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Il n’y a aucune urgence puisque le Conseil d’Etat a rappelé dans son rapport « Révision de la loi de bioéthique : quelles options pour demain ? » que les conditions actuelles qui encadrent l’accès à la PMA ne sont pas discriminatoires mais bel et bien conformes au principe d’égalité » précise-t-elle.
Une nouvelle opération intitulée « Liberté, Egalité, Fraternité » est prévu aujourd’hui à 14h devant le Sénat. Ce sera l’occasion pour les opposants à cette loi de porter cette demande de suspension de l’examen en interpelant les sénateurs et les ministres attendu dans l’hémicycle pour les questions au gouvernement.
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