Drogués, dingues et voleurs : plusieurs interpellations à Nantes

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En droit, il existe depuis 1873 l’incrimination d’ivresse publique manifeste pour constater et réprimer le fait qu’une personne visiblement ivre et dangereuse pour elle et pour autrui, se trouve sur la voie publique. Régulièrement, il y a des interpellations d’individus qui perturbent ainsi l’ordre public, déjà bien entamé à Nantes.

Ce 25 février un homme qui hurlait sur sa fille de 9 ans place du Cirque a été interpellé vers 20h ; il était aussi agressif vis à vis des passants. Les policiers le placent en garde à vue et lui font une prise de sang, il présente un taux d’alcoolémie de 1.62 grammes. Il était d’ailleurs déjà recherché pour violence sur conjoint et soustraction d’une personne à ses obligations légales.

Héroïne, armes et cartouches : maintien en détention

Ce 25 février, le tribunal correctionnel avait à connaître le cas d’un héroïnomane de 52 ans, habitant Nantes, suspecté d’avoir dealé de l’héroïne en 2018-19 puis la même drogue, de la méthadone et de la cocaïne du 1er au 23 février 2022. Ce jour là, des armes de catégorie A et B, des munitions et des chargeurs ont été trouvés, dans divers sachets.

Connu de la justice avec dix condamnations avant 2011, puis plus rien depuis, le prévenu, père de cinq enfants, a perdu un de ses fils le 13 août dernier, mort chez lui d’une overdose. Il sera jugé le 23 mars prochain et maintenu en détention d’ici là.

Il tente de braquer une boulangerie à la Haluchère : neuf mois ferme

La veille, le 24 février, le tribunal jugeait un sans-domicile fixe de 22 ans, qui avait menacé le 22 février avec son couteau la vendeuse d’une boulangerie rue de la Petite-Baratte à la Haluchère et tenté de forcer le tiroir-caisse avant d’être bousculé et interpellé par le boulanger, qui n’a pas eu peur du couteau.

Si pour l’avocat, ce vol violent est un « appel à l’aide » d’un « errant, désespéré, ruiné » dans une « extrême précarité », notamment parce qu’il est drogué et était alcoolisé au moment des faits, le tribunal se décide à appliquer la loi – d’autant que le prévenu reconnaît et ne se fait pas passer pour mineur – et l’envoie réfléchir neuf mois en prison. Reste à éviter qu’il ne fasse une sortie prématurée, du fait des remises automatiques de peine.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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