Immigration. Explosion des flux de clandestins aux frontières de l’UE, au plus haut depuis 6 ans

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La pression de l’immigration illégale sur les frontières extérieures de l’UE est au plus haut depuis la crise migratoire de 2015. Sur la route des Balkans et de la Méditerranée orientale, le nombre de franchissements a explosé depuis le début de cette année 2022.

Immigration clandestine : des niveaux jamais vus depuis 2016

Le nombre de clandestins à avoir franchi illégalement les frontières extérieures de l’Union européenne a atteint au premier trimestre 2022 des niveaux jamais vus depuis 2016, selon les chiffres publiés il y a quelques jours par Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes.

Avant de poursuivre, il est nécessaire de préciser d’emblée que les réfugiés fuyant l’Ukraine et entrant dans l’UE par les points de passage frontaliers ne font pas partie des chiffres des entrées illégales détectées.

Ukrainiens mis à part donc, Frontex a rapporté que plus de 40 300 franchissements illégaux ont été détectés entre janvier et mars 2022. Un nombre supérieur de 57 % à celui observé sur la même période en 2021. Quant au premier trimestre 2016, les traversées irrégulières avaient atteint 284 525, dans la foulée de la crise migratoire de 2015.

Pour le seul mois de mars 2022, les franchissements illégaux des frontières extérieures de l’UE ont augmenté de 29 % (pour atteindre près de 11 700 franchissements) par rapport au même mois l’année dernière. Frontex précisant par ailleurs qu’un franchissement peut être effectué à plusieurs reprises par une même personne.

Balkans et Méditerranée orientale : explosion des franchissements illégaux

En ce qui concerne les points de passage de prédilection des clandestins pour entrer dans l’UE, il s’avère que la route des Balkans occidentaux a représenté près de la moitié de tous les franchissements illégaux de frontières au cours des trois premiers mois de 2022.

Avec plus de 18 300 franchissements sur la période janvier-mars, c’est donc plus qu’un doublement qui a été observé par rapport au premier trimestre 2021.

Plus inquiétant encore, au titre du mois de mars 2022, le nombre de migrants irréguliers (6 650) détectés dans la région a presque triplé par rapport à l’année dernière. Quant à l’origine de ces clandestins, ce sont les Syriens et les Afghans qui sont les plus représentés parmi les migrants ayant gagné l’Europe illégalement.

Vient ensuite la route de la Méditerranée orientale, un chemin qui a vu, lui aussi, le nombre d’arrivées de migrants irréguliers plus que doubler entre janvier et mars de cette année par rapport à 2021, pour atteindre plus de 7 000 passages.

Une hausse que Frontex attribue aux détections de franchissements illégaux de la frontière à Chypre, qui ont triplé pour atteindre plus de 5 100 (sur 7 005 détections pour l’ensemble de l’itinéraire de la Méditerranée orientale). Les nationalités recensées sur cette route migratoire sont principalement des Nigérians et des Congolais.

Triplement des traversées de clandestins en Manche

Plus proche de nous, après un triplement du nombre de traversées illégales à destination des côtes anglaises en 2021 par rapport à 2020 avec plus de 28 000 clandestins débarqués sur le littoral britannique, l’intensification de la pression migratoire se poursuit puisque, au titre du premier trimestre 2022, le nombre de migrants clandestins cherchant à traverser la Manche en direction du Royaume-Uni a presque triplé par rapport à la même période en 2021.

Ainsi, en à peine trois mois, plus de 8 900 migrants ont été détectés, la moitié d’entre eux ayant été empêchée d’embarquer pour tenter la traversée et l’autre moitié ayant été secourue par les autorités britanniques.

Enfin, la route de l’Afrique occidentale a vu le nombre de tentative de franchissements illégaux des frontières de l’Union européenne augmenté de 70 % au premier trimestre 2022 par rapport à l’année dernière avec 5 850 clandestins détectés par les services de Frontex. Sur ces flancs ouest de l’Europe, les migrants proviennent principalement du Maroc et de la Guinée.

Immigration

Source : frontex.europa.eu

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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3 réponses à “Immigration. Explosion des flux de clandestins aux frontières de l’UE, au plus haut depuis 6 ans”

  1. Pschitt dit :

    Chercher à empêcher les migrants de venir sera voué à l’échec tant qu’on leur donnera des raisons de venir. Il faudrait :
    1) Eviter de leur accorder des avantages liés à leur simple présence (hormis peut-être le gîte et le couvert en centre fermé).
    2) Exclure toute régularisation d’une personne entrée illégalement sur le territoire.
    3) Mettre à la charge des migrants irréguliers les frais occasionnés à la collectivité par leur présence sur le territoire (accueil en centre fermé, vacations policières, dépenses de santé, frais de remigration, etc.). S’ils n’ont pas les moyens de payer, bien qu’ils aient eu de quoi payer les passeurs, comptabiliser ces frais sous forme d’une dette non rémissible : plus longtemps ils restent sur leur territoire, plus leur dette s’accroît et donc moins ils peuvent espérer « se refaire » un jour. Ultérieurement, pas de délivrance de visa avant apurement de la dette. Ces mesures ne sont pas des sanctions pénales : pas besoin de faire intervenir un juge, elles sont applicables automatiquement.
    4) Pousser au bout la logique de solidarité invoquée par les complices de l’immigration illégale — les rendre solidairement responsables des remboursements de ces frais dus par les migrants. Le principe pourrait être étendu aux adhérents des associations favorisant l’immigration illégale, qui deviendraient responsables sur leurs deniers des dépenses dues à celle-ci.
    5) Sanctionner plus lourdement l’emploi d’étrangers clandestins, non seulement par des amendes mais aussi en mettant les frais d’expulsion à la charge des patrons. L’argument classique de l’honnêteté trompée par la présentation de faux papiers ne devrait plus être admissible, le contrôle des papiers comportant une obligation de résultat.
    6) Appliquer le régime des migrants illégaux aux demandeurs d’asile qui n’auraient pas demandé le bénéfice du régime AVANT d’entrer en France (sauf bien sûr pour les réfugiés de pays limitrophes qui n’auraient pas transité par un pays tiers — ceux qui au péril de leur vie auraient franchi la frontière suisse pour échapper à une dictature helvétique, par exemple).
    —
    De telles mesures relèvent du simple bon sens. Elles ne peuvent paraître dure que par rapport au laxisme actuel, mais c’est ce laxisme qui est extrémiste. Et si elles étaient vraiment appliquées, elles cesseraient vite de toucher beaucoup de monde, faute d’amateurs !

  2. patphil dit :

    manger, dormir, avoir un petit pécule (plus grand que le retraite de certains paysans) n’est ce pas un appel discret à venir en europe ? le haut commissaire Bayrou doit jouir, son plan de repeuplement de la france est en marche

  3. André dit :

    De 2018 / 2019, l’ immigration nous coutait 17 milliards, tout confondu ! aujourd’hui avec les indemnités, la C.M.U. ETC. C’EST 40 MILLIARDS, pour la plupart des gens qui ne veulent pas travailler, juste profiter ! au moins en Amérique quand ils demandent à être citoyens, ils remplissent sur l’honneur un questionnaire, ou ont leur demandent » êtes vous prêt à défendre les états unis contre tous pays même le votre » j’aimerai lire les résultats en France sur cette question !!! réponse rédhibitoire pour son dossier !

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