Dimanche 26 avril dans l’après-midi, la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis, a offert le spectacle d’un espace public occupé au nom d’une supposée fête de quartier. Sur la place Rouge, plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies autour du tournage d’un clip de rap, avec barbecues, familles, habitants et figurants. L’événement, présenté par des témoins comme convivial, n’avait pourtant pas reçu l’autorisation préfectorale nécessaire pour occuper l’espace public.
Alertés pour nuisances, trois policiers du commissariat se sont rendus sur place peu avant 16 heures. Leur véhicule s’est engagé dans une impasse, au milieu d’une foule dense. Les fonctionnaires ont alors procédé aux contrôles d’usage et constaté l’absence d’autorisation. Lorsqu’ils ont demandé l’arrêt immédiat du tournage, la tension est rapidement montée. Selon les éléments rapportés par Le Parisien, la voiture de police a été visée par des projectiles et brièvement bloquée.
Le maire LFI au cœur de la controverse
La présence sur place du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a ajouté à la confusion. L’élu affirme avoir été appelé par des habitants et assure être venu pour apaiser la situation. Mais une source policière citée par le journal francilien lui reproche d’avoir soutenu que le clip devait se poursuivre, ce qui revenait, selon cette version, à s’opposer à l’arrêt immédiat demandé par les policiers.
Un compromis a finalement été trouvé : les artistes, majoritairement issus du quartier, ont obtenu une quinzaine de minutes supplémentaires pour terminer le tournage. Bally Bagayoko a reconnu auprès du Parisien que « ça aurait pu rapidement déraper », tout en pointant un manque de « discernement » des premiers policiers intervenus. La hiérarchie policière a ensuite repris la main : jusqu’à 80 fonctionnaires ont été déployés et deux grenades lacrymogènes ont été utilisées. Aucun blessé n’a été signalé.
Le rap, bande-son récurrente du désordre urbain
L’affaire de Saint-Denis n’est pas isolée. Ces dernières années, plusieurs tournages de clips de rap ont dégénéré en violences ou en troubles à l’ordre public. À Meaux, en décembre 2024, un tournage non autorisé dans le quartier de Beauval avait été suivi de rodéos, de tirs de mortiers d’artifice, de barricades et de poubelles incendiées. Deux policiers avaient été blessés, selon les éléments rapportés à l’époque. À Limoges, en septembre 2024, un autre clip avait entraîné une course-poursuite, des caillassages, des tirs de mortiers et la coupure temporaire de la RN141.
Ce type de scène rappelle une évidence trop souvent esquivée : une partie du rap français ne se contente plus de mettre en musique la marginalité ; elle la met en scène, la valorise et l’exporte dans l’espace public. À Saint-Denis, la question n’est donc pas seulement celle d’une absence d’autorisation administrative. Elle est celle d’un rapport à l’autorité, à la loi et à la police, dans des quartiers où la culture de l’excuse semble trop souvent l’emporter sur le respect de l’ordre commun.
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4 réponses à “Saint-Denis : un clip de rap illégal tourne au caillassage de policiers”
« Le rap,c’est pas de la musique. » ( Ray Charles).
Ce qui vient de se passer à Saint-denis n’est que le prélude à ce qui va arriver dans toutes les municipalités ou le nouveau maire élu « démocratiquement » est issu de l’immigration. Il lui sera rappeler qu’ils sont avant tout « frère » et que les lois de la république ne sont pas obligatoirement les leurs. ( Voir le rétropédalage du maire ) De plus , dans ces banlieues il y a souvent des gens d’ethnies différentes qui ne sont pas toujours en très bons termes et avec des revendications différentes. Comment tout cela sera t il géré surtout si l’on se réfère à ce qui se passe en Afrique.
Et aujourd’hui la municipalité de gauche interdit une fête du Canon français à Kemper; cherchez l’erreur….C
Je ne comprends pas pourquoi la police a voulu intervenir. Dans un ghetto, c’est la population du ghetto qui doit faire sa police. Sauf à interdire les barbecues (ô Sardine Rousseau !) ou le rap…