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Ce samedi à partir de 10h30 aura lieu la traditionnelle vente d’art sacré d’automne à Alençon (Orne Enchères), où maitre Biget – une figure parmi les commissaires priseurs français – dispersera les lots en faisant sonner les cloches des carillons d’autel et en présentant les lots d’exception.
Parmi une quantité de calices, de patènes et de ciboires, un ostensoir monumental – un objet en forme de soleil qui sert à exposer une hostie consacrée pour l’adoration des fidèles ; ce dernier date de la fin XVIIIe (1798) et fait un mètre 12 de haut – une pièce qui peut partir à l’autre bout du monde (Vietnam, Chili, Etats-Unis, Chine même) et être vendue plus de 8000 euros, ces ventes étant suivies par des acheteurs du monde entier, en direct.
Mais aussi diverses reliques dont le chef (crâne) de saint Marin, un reliquaire italien du XVIIe en forme d’ampoule de verre – certaines sacristies vénitiennes ou florentines en ont des dizaines, un pan de la soutane du pape Pie X, très connu dans la Tradition, une crosse épiscopale, une soutane de cardinal, divers objets épiscopaux de la mitre à la soutane en passant par une croix pectorale en or, portée sur la poitrine, des croix reliquaires…
Il y a aussi tout ce qu’il faut pour vêtir le célébrant d’une messe traditionnelle – des ornements de toutes les couleurs liturgiques (or, blanc, vert, rouge, violet, noir), y compris des pièces de musée comme un ornement en drap d’or à fleurs, fin XVIIIe, mis à prix 4000 euros. Ou encore équiper une église – croix d’autel, pique-cierges pour mettre sur l’autel – un ensemble composé d’une croix et de pique-cierges du même modèle s’appelle une parure d’autel, un dais de procession complet, des carillons d’autel, un devant d’autel en chêne, un chemin de croix monumental qui vient de Flandre etc.
Divers objets représentant des saints seront aussi dispersés, dont des bannières aux armes de sainte Jeanne d’Arc, ou encore une statue en bois qui représente saint Crépin ou Crespin, en train de ressemeler une chaussure – et pour cause, il s’agit du saint patron des cordonniers.
LBG
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Du patrimoine religieux dispersé aux enchères en Alençon”
Triste fin pour une église bimillénaire qui se meurt des conséquences de Vatican II et de l’élection du jésuite Francisco. Je ne participerai pas à la curée : pis, elle me laisse de glace.