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Tapis au creux de nos entrailles, quelque 100 000 milliards de micro-organismes ont signé un pacte avec nous : « le gîte et le couvert » en échange de la santé. Ces bactéries, phages et champignons essentiels à notre équilibre nous sont transmis à la naissance et constituent notre microbiote, ou flore intestinale. Longtemps méconnu, ce microbiote dévoile peu à peu ses secrets et mobilise des milliers de chercheurs dans le monde. Il laisse espérer une révolution scientifique. Non seulement les microbes qui le composent s’avèrent indispensables à notre bien-être, mais ils ouvrent un nouveau champ thérapeutique : le transfert d’excréments humains se révèle ainsi efficace dans le traitement de certaines pathologies intestinales. En Occident, on estime que le microbiote d’une personne sur quatre est appauvri, avec à la clé des troubles de gravité variable, tels que l’asthme, les affections intestinales inflammatoires, l’obésité et le diabète de type 2.
La recherche dresse la cartographie de bactéries stars, dont la disparition est associée à ces maladies : Faecalibacterium prausnitzii, Roseburia, Akkermansia muciniphila… Comme d’autres espèces, notre flore intestinale pâtit de divers facteurs liés à l’industrialisation et à nos modes de vie : une alimentation de mauvaise qualité, déficiente en fibres, bourrée d’additifs chimiques, un recours grandissant aux césariennes de confort et un usage précoce des antibiotiques. Pour récupérer ces microbes perdus, diverses pistes se dessinent, dont la spectaculaire « transplantation fécale », qui suscite des espoirs, y compris pour le traitement de certains cancers. D’une start-up américaine qui mise sur le don de selles au régime alimentaire des Hadza, chasseurs-cueilleurs tanzaniens « microbiotiquement » prospères, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (Mâles en péril), avec l’aide des chercheurs les plus à la pointe, signent un tour d’horizon limpide, empreint d’humour et de pédagogie
Illustrations : DR
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Une réponse à “Microbiote, les fabuleux pouvoirs du ventre”
Bravo ! L’homme est vraiment le champion, il lui faut une expertise scientifique pour comprendre et, éventuellement, accepter, ce que tous les animaux sauvages pratiquent, à savoir respecter les lois de la nature. « Pour commander à la nature il faut lui obéir » disait Bacon en 1620. En 2024, parce que l’on ne respecte pas cet adage, on va nous faire manger nos excréments ! cela s’appelle l’isothérapie et se pratique depuis bien longtemps. Mais l’homme moderne, estomac sur pieds, attend toujours des thérapeutiques qui lui permettraient de contourner les lois de la vie, même si ces thérapeutiques ne font qu’entretenir la maladie et, fort heureusement, très bien vivre toute l’industrie médicale.