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Le gérant d’une ancienne sandwicherie située rue Génot à Quimperlé, dans le Finistère, a été condamné pour travail dissimulé et abus de biens sociaux entre 2017 et 2020. Le tribunal judiciaire de Quimper a rendu son verdict le jeudi 5 septembre 2024, en l’absence de l’accusé, un homme de 34 ans.
Des pratiques financières douteuses
Ce dernier, propriétaire du snack Mac Tacos, avait monté deux sociétés pour la même activité. Il vivait au-dessus de son commerce et gérait l’entreprise de manière opaque. Lors de la liquidation judiciaire, le mandataire n’a pu récupérer ni les clés du local, ni aucune facture, même pas celle de l’électricité. Le passif de l’entreprise a été estimé à 53 600 €.
Déjà condamné en 2021 à une interdiction de gestion d’une durée de dix ans par le tribunal de commerce de Quimper, l’homme n’en était pas à ses premiers démêlés avec la justice. Son casier judiciaire compte deux condamnations, et il avait déjà purgé cinq mois de prison pour des faits de violences intrafamiliales.
Un panneau dans le restaurant indiquait que les paiements par carte bancaire n’étaient pas disponibles et tous les règlements de fournisseurs étaient effectués en espèces. Une employée a confirmé ce mode de fonctionnement lors de son audition. Entre 2018 et 2019, plus de 17 000 € ont été transférés des comptes de la société vers l’un des comptes personnels du gérant. Par ailleurs, plus de 40 000 € ont été dépensés dans des bars, hôtels, restaurants et pour des locations de voitures, notamment en région parisienne. L’accusé envoyait également entre 150 et 200 € par mois à sa mère, vivant au Maroc. Devant ces éléments, il a finalement reconnu avoir utilisé les fonds de l’entreprise à des fins personnelles.
Des employés non déclarés et un bénéfice conséquent
Parmi les cinq salariés du snack, seuls deux étaient déclarés. Des membres de la famille du gérant travaillaient régulièrement pour lui, notamment le week-end, sans être enregistrés. Malgré ces pratiques illégales, l’entreprise a réalisé un bénéfice de plus de 273 000 € sur les années 2018 et 2019.
La procureure a requis une peine d’un an de prison avec sursis, une interdiction définitive de gérer une société, ainsi qu’une amende de 50 000 €. Le tribunal a suivi en grande partie ces réquisitions, réduisant toutefois l’amende à 30 000 €.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Travail dissimulé et abus de biens sociaux au Mac Tacos de Quimperlé : le gérant condamné”
On ne sait pas si les travailleurs non déclarés étaient ils des étrangers ?
Dans certains pays , les patrons étrangers qui font bosser au noir des étrangers.
Se voient simplement la boutique fermée et tout le monde expulsé
« sa mère, vivant au Maroc » tout s’éclaire subitement !