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L’affaire secoue la communauté éducative de Saint-Nazaire. Le directeur du lycée privé sous contrat Notre-Dame d’Espérance a été suspendu par le rectorat et la direction diocésaine, après des accusations de gestes déplacés envers des lycéennes (il n’est pas question d’agression à ce stade de l’enquête) lors d’un voyage scolaire à Paris. Une enquête judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur ces allégations.
Une visite nocturne suspecte dans un hôtel parisien
Les faits reprochés se seraient produits durant un séjour scolaire organisé dans la capitale la semaine dernière. Bien que ne faisant pas partie des accompagnateurs officiels, le directeur aurait rejoint les élèves à leur hôtel sans en informer les enseignants ni les parents. Selon plusieurs témoignages, il se serait introduit dans les chambres des lycéennes sans frapper, adoptant un comportement jugé « inapproprié ».
L’affaire a éclaté lorsqu’une élève a confié les événements à sa mère, qui a immédiatement saisi le rectorat. Celui-ci a mené des premières auditions auprès des accompagnateurs avant de transmettre le dossier au parquet de Saint-Nazaire, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Des antécédents troublants
L’enquête ne se limite pas à cet incident récent. Plusieurs témoignages indiquent que le directeur avait déjà suscité des inquiétudes par son comportement envers les élèves internes. Depuis son arrivée en septembre dernier en provenance de Normandie, il aurait été aperçu à plusieurs reprises dans l’internat des filles, sans raison apparente.
Face à ces accusations, le diocèse et le rectorat ont pris des mesures immédiates. Le chef d’établissement a été suspendu à titre provisoire, et son adjoint a pris en charge la gestion du lycée. Une cellule psychologique a également été mise en place pour les élèves et les enseignants.
Une enquête judiciaire et administrative en cours
Le parquet de Saint-Nazaire a confirmé l’ouverture d’une enquête pour qualifier pénalement les faits reprochés, les premiers signalements n’étant pas encore assez explicites pour parler d’agression sexuelle. Une enquête administrative a également été diligentée par le rectorat pour examiner l’ensemble des dysfonctionnements liés à cette affaire.
Alors que l’enquête suit son cours, la direction diocésaine a tenu à appeler à la prudence et à éviter toute conclusion hâtive, rappelant que le directeur bénéficie pour l’instant de la présomption d’innocence. On a d’ailleurs immédiatement vu des organisations féministes et gauchistes mobiliser les lycéens devant l’établissement, lundi matin, signe d’une tentative de récupération politique, avant même les conclusions de l’enquête. Néanmoins, cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la gestion des établissements scolaires face aux soupçons de comportements inappropriés et aux mécanismes de signalement.
Crédit photo : DR
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