C’est le visage concret de l’écologie punitive. Le 9 avril, le tribunal correctionnel de Quimper a condamné Gilles Morvan, éleveur de brebis à Lopérec dans les Monts d’Arrée, à huit mois de prison avec sursis, 2 000 euros d’amende et une obligation de remise en état des lieux. Son crime : avoir construit des ponts, curé des fossés, installé des clôtures et réalisé des aménagements hydrauliques sur son exploitation sans avoir au préalable rempli les formulaires adéquats et attendu le délai légal de quatre mois.
Son mobile : protéger ses moutons des loups.
Ce que cet homme a vécu
Gilles Morvan n’est pas un promoteur immobilier qui bétonnerait des zones naturelles protégées pour en tirer profit. C’est un éleveur de brebis et producteur de bois qui, entre janvier et novembre 2023, a subi 28 attaques de loups ayant coûté la vie à 60 de ses bêtes. Dans le même temps, la sécheresse a fragilisé son exploitation au point de le placer au bord de la cessation de paiement. La tempête Ciaran est venue aggraver la situation. Sommé par le plan loup de parquer ses animaux la nuit, il lui fallait rendre son terrain praticable et ses clôtures efficaces — rapidement, concrètement, sans attendre.
Il a donc agi. Il a creusé, curé, construit, clôturé. Des travaux qu’il aurait dû déclarer quatre mois à l’avance, dans un pays où les démarches administratives liées aux zones humides relèvent d’un parcours du combattant kafkaïen.
À la sortie du tribunal, il a dit ce que beaucoup d’agriculteurs pensent tout bas : « Je considère ne pas avoir enfreint la loi, juste avoir été un peu rapide dans des travaux de sécurisation pour vivre avec le loup, pour empêcher la noyade de mes animaux et pour nettoyer les dégâts de la tempête Ciaran. » Puis, avec une amertume qui en dit long : « Dans des dossiers potentiellement criminels, des fois, le sursis est plus faible. Donc je suis un criminel de l’environnement. »
Il a annoncé son intention de faire appel.
La mécanique du système
Deux associations ont porté plainte contre lui : Bretagne Vivante et l’établissement public d’aménagement et de gestion de l’eau. Le parquet avait requis 50 000 euros d’amende. Le tribunal a finalement prononcé une peine plus légère — mais une peine tout de même. Et les deux plaignants recevront 4 000 euros de dédommagements.
Gilles Morvan devra remettre les lieux en état avant le 10 décembre. Passé ce délai, 200 euros d’astreinte par jour. Il estime lui-même que cette remise en état est un « non-sens » — et il n’a pas tort : défaire des clôtures installées pour protéger des bêtes, reboucher des fossés curés après une tempête, tout cela au nom de la restauration écologique d’une tourbière, pendant que les loups rôdent toujours.
La juriste de Bretagne Vivante, elle, s’est déclarée « soulagée ». Elle a précisé que « poser des clôtures pour protéger un troupeau du loup n’implique à aucun moment de détruire plusieurs hectares d’une tourbière ». Ce qui est techniquement discutable — les aménagements d’accès et de clôturage sur terrain humide ont nécessairement un impact — mais surtout révélateur d’une vision du monde dans laquelle la tourbière prime sur l’éleveur, le dossier administratif prime sur l’urgence, et la forme prime sur le fond.
Le vrai problème
Ce jugement illustre avec une clarté brutale ce que des milliers d’agriculteurs vivent quotidiennement en silence : l’étranglement progressif de l’activité rurale par la superposition de normes environnementales conçues sans eux, appliquées contre eux, et défendues en justice par des associations subventionnées.
Le retour du loup incarne cette politique. On impose aux paysans de « vivre avec le loup ». On les oblige à parquer leurs troupeaux la nuit. On leur impose des délais administratifs de quatre mois pour tout aménagement. Et quand un homme, acculé, agit dans l’urgence pour sauver ce qui lui reste, on le poursuit, on le condamne, et on lui ordonne de défaire ce qu’il a fait.
L’État qui réintroduit le prédateur et condamne celui qui s’en protège, c’est l’État qui a perdu tout sens commun.
Gilles Morvan a fait appel. Il a raison.
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18 réponses à “Finistère : un éleveur condamné à huit mois avec sursis pour avoir protégé son troupeau des loups”
Suppression de toutes les subventions à « toutes les associations » qu’elles se financent avec les adhésions de leurs participants, ça limitera les procès.
Nous sommes revenus aux temps au les aristocrates punissaient les gueux lorsqu’ils etaient surpris à chasser du gibier sur leur chasse.
Ecolo Aristo !
Les écologistes dogmatiques sont la plaie des agriculteurs ,le moindre aménagement doit avoir l’aval de ces personnes totalement a des années lumières de la réalité économique , ils sont rester au moyen-age.
Il est a espérer qu’ils n’arrivent jamais au pouvoir sinon ce pays fait un bon en arrière de 1000 ans.
Le but final est bien au dessus du problème évoqué avec les loups et les brebis….les complications administratives sont faites pour décourager les petites exploitations et les faire disparaître sans bruit ! Le drone du mondialisme plane au dessus du monde agricole et des éleveurs prêt à lâcher ses bombes règlementaires françaises ou bruxelloises au profit du mondialisme organisé. Les fromages de brebis ou de chèvre viendront d’ailleurs après des heures d’avion ou de frigo dans les bateaux…..
De part leurs fonctions, leurs actions, les premiers écolos ce sont les agriculteurs
@JCML : Cela est moins sur du fait qu’elles demanderont des dommages et intérêts important pour comblé les trous dans leur caisses , seul l’interdiction permettrait de ne plus avoir ce genre de procès d’une stupidité……………….
Là ou le bon sens devrait régner la justice est sourde et aveugle et ces associations sectaires qui ne protègent que leur mercantilisme nous donne envie de changer tout ce système ; donc acte.
On pourrait aussi réintroduire des loups à Paris, dans les parcs, les squards et même à l’Elysée ou bien à l’assemblée nationale, il y a de quoi manger dans le coin ! ! !
Gilles Morvan ne doit pas aller seul en appel et n’aurait pas dû se rendre seul à ce mauvais procès qui lui est fait: agriculteurs et éleveurs doivent être enfin solidaires s’ils veulent se faire respecter et sauver le monde rural. Si on les détruit un à un, c’est facile: il faut en imposer, systématiquement!
Faillite d’une république née dans le sang qui à l’image de la malbouffe qu’elle laisse importée d’Amérique du Sud, d’Ukraine, d’Australie, du Canada car Macron lèche le string de Ursula von der Puten, notre administration obèse et métastasée est incapable de se réformer (Propos de David Lisnard mercredi dernier sur CNews à 8h15)
la forêt de Fontainebleau a été fermée d’un mur formant « »barrière des loup » » sous Napoléon ……
Ces écolos bobos gauchos sont la plaie de ce pays ils sont à éradiquer comme les bêtes nuisibles qu’ils sont avec leur copains les loups.Ils nous pourrissent la vie avec leurs taxes à la c…;Je pense que si ces tocards vont sur les marchés il faut que les paysans ne les servent plus. Quant à ces associations à la mord moi le noeud à éradiquer aussi au plus vite. Je ne suis pas pour la violence mais leur faire passer une nuit couchés sur une tourbière ne pourrait leur être que bénéfique. Ces écolmos doivent disparaître à jamais de la surface de la terre et faire savoir aux maires qui leur donne de subventions, on va leur faire de la pub pour que la prochaine fois ils soient rhabillés pour l’hiver
Nous vivons dans un monde de fous. Il reste à espérer que son appel blanchisse cet agriculteur
@GRANDJEAN : Pour les loups a Paris , il y a déjà ce qu’il faut avec tout ces politicards corrompus , pour le Canis Lupus vue qu’il y en aurait dans le 77, le 95 il ne faudra pas longtemps pour que l’on en vois déambulé dans les arrondissements nord de paris. Il y a bien des renards dans le cimeterre du Père-Lachaise.
J’ai vue des fouines et des belettes dans le 18ieme arrondissement de paris le long des voies de la gare de l’est.
La vie sauvage reprends ses territoires.
Mouais, article biaisé racontant des âneries (le loup n’a jamais été réintroduit par exemple), ne cherchant surtout pas a comprendre la situation pour uniquement utiliser le fait divers pour appuyer ses préjugés, et tout le monde qui suit derrière sans connaître le dossier.
Nous aurons bientôt une association pour la protection des poux ! Il sera donc interdit de chercher des poux dans la tête des politiques de gauche. C’est décidé, nous allons continuer à marcher sur la tête et ceux qui ne le voudrons pas auront affaire à la justice avec des juges qui défilent avec … Qui vous savez!
Allez vivre à la campagne, et vous verrez ce qu’il en est au lieu de raconter ndes balivernes Monsieur Éric…
Pauvre agriculteur. En France les écolos minoritaires qui font 5% aux élections commandent le pays, soutenus par la Macronie et toute la gauche (PS, LFI, Communistes) et soutenus par toute la clique des juges rouges (35% à 40% de la magistrature).
Ce pauvre agriculteur n’a quasiment aucune chance, ils vont le massacrer et le ruiner au pays de Staline !
Vivement 2027, pour foutre dehors ces vampires.
Exigeons une pétition !