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L’inflation s’est installée dans notre quotidien de manière concrète. En Bretagne comme partout ailleurs, la hausse des prix à la consommation se fait sentir, que ce soit à la caisse du supermarché ou sur les factures d’énergie. Face à cette réalité économique, laisser dormir son argent sur un compte courant n’est plus une option viable. Les Bretons se voient obligés d’adapter aujourd’hui leurs stratégies. Ils cherchent des solutions tangibles pour préserver leur pouvoir d’achat et faire fructifier leur capital.
L’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat et l’épargne en Bretagne
La hausse généralisée des prix grignote lentement mais sûrement la valeur de la monnaie. Cette perte de pouvoir d’achat pousse à revoir la gestion de son budget. Traditionnellement attachés à la sécurité financière, beaucoup de ménages conservent encore d’importantes liquidités sur des comptes bancaires non rémunérés.
Cependant, avec une inflation qui dépasse de loin les rendements des placements sans risque traditionnels, l’épargne de précaution perd de sa valeur réelle année après année. Les particuliers prennent conscience que l’inaction a un coût direct sur leur patrimoine. Pour contrer cet effet mécanique, il devient indispensable d’aller chercher du rendement. Cela implique d’accepter une part de risque maîtrisée et de se tourner vers de nouvelles classes d’actifs capables d’égaler ou de dépasser le taux d’inflation sur le temps long.
Allouer une part de son portefeuille aux actifs numériques
Les cryptomonnaies se sont fait une place légitime dans les discussions entre investisseurs. Si la forte volatilité de ces actifs peut freiner les plus prudents, une approche mesurée permet d’en tirer parti. L’idée n’est pas de tout miser sur ce secteur naissant, mais d’y allouer une petite fraction de son capital global, généralement comprise entre 2 et 5 %.
Cette stratégie de diversification intéresse une nouvelle génération d’épargnants en Bretagne. Ils perçoivent ces monnaies virtuelles comme une réserve de valeur alternative face aux politiques monétaires classiques des banques centrales. Intégrer ce type d’actifs demande de se former un minimum sur le sujet, d’apprendre à suivre l’évolution des cours, comme le cours BTC USD, de suivre l’actualité, etc… mais cela offre une véritable exposition à un marché totalement décorrélé des circuits bancaires habituels.
Intégrer la pierre-papier (SCPI) pour générer des revenus indexés sur l’inflation
L’immobilier reste une valeur refuge par excellence. Seulement, acheter un appartement ou une maison pour la mettre en location demande un budget conséquent et beaucoup de temps pour la gestion locative. C’est ici que la Société Civile de Placement Immobilier s’impose comme une solution pertinente. La SCPI, souvent appelée « pierre-papier », permet d’investir dans l’immobilier d’entreprise, comme des bureaux, des commerces de proximité ou des entrepôts logistiques.
Les investisseurs apprécient particulièrement ce placement plus accessible. En achetant des parts, ils perçoivent des revenus réguliers sous forme de dividendes versés chaque trimestre. Le grand avantage face à l’inflation réside dans le fonctionnement des loyers commerciaux. Ces derniers sont presque toujours indexés sur des indices de référence liés au coût de la vie. Ainsi, quand les prix montent au niveau national, les loyers suivent la même tendance, ce qui protège de manière mécanique le rendement distribué à l’investisseur.
Dynamiser son PEA en ciblant les fleurons de l’industrie et de la tech
Pour chercher une véritable performance sur le long terme, l’investissement en Bourse est incontournable. Le Plan d’Épargne en Actions représente l’enveloppe fiscale idéale pour se lancer. Il permet d’investir dans des entreprises françaises et européennes tout en bénéficiant d’une exonération d’impôt sur les plus-values après cinq années de détention.
Plutôt que de choisir des actions au hasard, la stratégie consiste à cibler des sociétés aux fondamentaux solides. Les investisseurs privilégient logiquement les entreprises du secteur industriel et les géants de la technologie. Ces sociétés possèdent un pouvoir de fixation des prix fort. En clair, elles sont capables de répercuter la hausse de leurs propres coûts de production sur le prix de vente final, sans risquer de perdre leurs clients. Avoir ces valeurs de qualité en portefeuille apporte un moteur de croissance essentiel pour dynamiser son capital.
Optimiser ses liquidités avec les livrets réglementés et l’assurance-vie
Avant d’aller chercher la performance sur les marchés, il faut s’assurer une base solide et rassurante. Les livrets réglementés, comme le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire, remplissent parfaitement ce rôle premier. L’argent y est disponible de manière immédiate et les intérêts générés échappent à toute fiscalité. C’est le réceptacle parfait pour constituer son épargne de précaution, celle qui sert exclusivement à payer un imprévu ou des travaux d’urgence dans la maison.
Une fois ces livrets remplis à leur plafond légal, l’assurance-vie prend naturellement le relais. C’est le placement historique préféré des Français, et la Bretagne ne fait pas exception à la règle. Cette enveloppe offre une grande flexibilité de gestion. On y trouve le fonds en euros, qui garantit le capital investi, et les unités de compte, qui permettent de se positionner sur les marchés financiers ou immobiliers. Un contrat bien géré permet de doser son niveau de risque selon son âge, tout en préparant la transmission de son patrimoine avec une fiscalité très adoucie.
S’exposer aux marchés internationaux via les fonds indiciels (ETF)
Sélectionner les bonnes actions une par une demande énormément de temps et des connaissances pointues en analyse financière. Pour se simplifier la vie, de nombreux épargnants se tournent vers les fonds indiciels, aussi appelés ETF ou trackers. Ces produits financiers se contentent de répliquer automatiquement la performance d’un indice boursier dans son ensemble.
L’avantage majeur de ces fonds est de pouvoir investir dans des centaines d’entreprises mondiales en passant un seul ordre d’achat. Cela permet de ne pas limiter ses investissements à l’économie française ou européenne. En s’exposant aux dynamiques des marchés américains ou asiatiques, l’investisseur dilue fortement son risque géographique et sectoriel. De plus, les frais de gestion appliqués par les ETF sont très faibles par rapport aux fonds d’investissement classiques. C’est une méthode à la fois simple, efficace et peu coûteuse pour capter la croissance économique mondiale globale et protéger efficacement son capital sur la durée.
Article non rédigé par la rédaction de breizh-info.com