Un juge fédéral a suspendu la refonte de la politique vaccinale souhaitée par le ministre de la Santé américain Robert Kennedy Jr. Si la décision a été saluée par les associations de médecins américains qui ont fait pression pour son annulation, il est nécessaire de se remémorer l’action de ces associations dans les aberrations liées à la lutte anti-covid et dans la crise de opioïdes.
Lundi 16 mars dernier, le juge fédéral du Massachusetts, Brian Murphy, a bloqué les restrictions sur les vaccins contre le Covid-19 instaurée par le ministre américain de la Santé, Robert F. Kennedy Jr. Le juge a, en effet, considéré que la nouvelle politique de santé du gouvernement, notamment la suppression des recommandations pour les vaccins contre le Covid-19 chez les enfants et les femmes enceintes, avaient été prises sans fondement scientifique.
Ce blocage annule également les modifications du calendrier vaccinal infantile, dont la suppression du vaccin contre l’hépatite B pour tous les nouveau-nés. Contrairement à ce qu’affirment les médias soumis à Big Pharma, il ne s’agit pas d’interdire le vaccin : le nouveau document d’orientation recommande la dose à la naissance uniquement pour les nourrissons nés de mères dont le test est positif pour l’hépatite B ou dont le statut est inconnu. Pour les nourrissons dont la mère a eu un résultat négatif au test, le panel a conseillé de prendre une décision individuelle auprès d’un professionnel de la santé, en suggérant que la première dose soit reportée jusqu’à l’âge de deux mois maximum—un décalage significatif par rapport à la période actuelle de 24 heures. La différence est de taille, mais moins vendeuse que l’estampillage « no-vax » dont les médias sont si friands.
Big Pharma turned our kids into lifelong customers:
1 in 3 American children now on meds for ‘disorders’ that exploded AFTER we let corporations poison our food & over-vaccinate.
Chronic illness isn’t destiny, it’s profit.
Time to end the sick-care racket.
MAHA
— ⁿᵉʷˢ Robert F. Kennedy Jr. (@RobertKennedyJc) March 15, 2026
Si le gouvernement américain a indiqué qu’il ferait appel de cette décision, la décision est qualifiée de « victoire pour la santé publique » par les associations de médecins. Mais il faut aussi garder à l’esprit que les associations de médecins américaines sont, de façon récurrente, accusées de favoriser les intérêts financiers des médecins et de Big Pharma, au détriment de la santé publique.
Pour rappel, les associations de médecins avaient joué un rôle déterminant dans l’expansion de la crise des opioïdes. Corrompues par la tristement célèbre Purdue Pharma, de nombreuses associations de patients et de médecins avaient été chargées de promouvoir la législation en faveur d’un accès facilité aux opioïdes. Elles avaient, de plus, fait passer l’idée que les traitements par opioïdes étaient sûrs et nécessaires pour la douleur chronique, contribuant ainsi à propager l’épidémie. Certaines associations avaient alors publié des directives cliniques affirmant que le risque d’addiction était inférieur à 1 % pour le traitement des douleurs chroniques, ce qui est totalement faux comme l’a démontré le million d’Américains morts durant cette crise, qui sévit encore.
L’AMA, l’American Medical Association, la plus importante association de médecins et d’étudiants en médecine des États-Unis, qui s’oppose de manière persistante à l’instauration d’un système de santé public, avait plusieurs fois été mise en cause.
Puissance économique majeure – qui plus est aux États-Unis où ont lieu 44,4 % des ventes mondiales, l’industrie pharmaceutique est un colosse. Le combat de Robert Kennedy jr. ne va pas être simple.
Audrey D’aguanno
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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