Santé publique aux États-Unis : Robert F. Kennedy Jr. et le « Grand Reset” contre Big Pharma

Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros

Depuis 2013, vous lisez Breizh-Info gratuitement. Le journal ne vit que de ses lecteurs : sans votre soutien d’ici la fin de l’année, il n’y aura pas de Breizh-Info en 2027.

34 000 € réunis sur 60 000 € (57 %) — il manque encore 26 000 €.

Publicité

Donner par PayPal
Virement ou chèque

Lire l’appel en entier

Chers lecteurs, chères lectrices,

Les caisses de Breizh-Info sont vides. Pour tenir une année de plus, il nous faut 30 000 euros avant le 31 décembre. Si cette somme n’est pas réunie, le site cessera de paraître, 13 ans après sa fondation.

Depuis 2013, Breizh-Info vous informe chaque jour, en accès libre : des articles, des enquêtes, des entretiens, une revue de presse quotidienne, et une voix bretonne qui dit ce que la presse installée tait ou travestit.

Pas un euro d’argent public

Pendant que les grands titres de la presse encaissent chaque année les aides publiques, Breizh-Info fonctionne sans subvention d’État, sans milliardaire actionnaire et sans la manne publicitaire des grands groupes. Cette indépendance a un prix : nous ne dépendons que de vous. Quand les dons ne suivent pas, personne ne vient combler le trou.

30 000 euros d’ici le 31 décembre

Cette somme correspond à une année de fonctionnement du journal, ni plus ni moins. Si chaque lecteur attend que les autres donnent, personne ne donnera. 2 minutes suffisent, ce soir plutôt que la semaine prochaine. 10 euros, 50 euros, 100 euros, 1 000 euros : chaque don compte. Et si vous le pouvez, optez pour un virement mensuel : c’est ce qui permet au journal de voir plus loin que le mois suivant.

Comment donner

PayPal : faire un don en ligne ([email protected])

Virement (mensuel si possible), à l’ordre de ASPA (pour Breizh Information)
IBAN : FR76 1220 6004 0056 0172 3120 604

BIC : AGRIFRPP822

Chèque à l’ordre de Breizh Information ASPA : BP 201, 29834 Karaez/Carhaix Cedex

Publicité

 Nommé secrétaire à la Santé dans l’administration Trump, Robert F. Kennedy Jr. a lancé en soixante jours une réforme radicale du ministère de la Santé américain. Une offensive inédite contre l’empire bureaucratique et l’influence des géants pharmaceutiques.

Dans un entretien exclusif à American Thought Leaders, David Mansdoerfer, ancien cadre du ministère de la Santé sous Donald Trump, dévoile les coulisses d’une transformation qui secoue les fondations mêmes du système sanitaire fédéral. Un bouleversement qui, selon lui, marque la fin d’une époque dominée par les intérêts de l’industrie pharmaceutique.

Une machine fédérale confrontée à sa refondation

Avec ses 80 000 fonctionnaires, le Department of Health and Human Services (HHS) est l’un des plus lourds appareils administratifs de Washington. Et pourtant, en deux mois à peine, Kennedy Jr. semble avoir imposé un tournant décisif : restructuration des agences sanitaires, audit des financements liés à l’industrie, suspension de certains programmes jugés “idéologisés” ou “inféodés”.

« Ce n’est pas une réforme. C’est une réinitialisation complète », affirme David Mansdoerfer, aujourd’hui stratège de l’Alliance Médicale Indépendante. Pour lui, il ne s’agit pas d’un ajustement administratif, mais bien d’un changement de paradigme.

La dynamique actuelle ne se limite pas à un simple retour du trumpisme. Elle s’inscrit dans une convergence entre les partisans du mouvement MAGA (Make America Great Again) et ceux de MAHA (Make American Health Affordable), un courant de médecins, chercheurs et patients engagés contre le poids de Big Pharma, pour une médecine plus libre et accessible.

L’objectif : désengager la santé publique des logiques de rente, remettre les soignants au cœur du système, restaurer la transparence scientifique et rendre le patient à nouveau maître de ses choix.

Mansdoerfer revient aussi sur l’héritage de la crise du Covid-19. Il dénonce « une captation sans précédent » des politiques sanitaires par des intérêts privés, au détriment du débat médical et de la liberté thérapeutique. Le scandale des traitements précoces écartés, la gestion opaque des données, les pressions exercées sur les professionnels de santé sont autant de fractures encore vives dans l’opinion américaine.

La réforme engagée par Kennedy Jr. vise à répondre à cette crise de confiance. Mais elle se heurte déjà à une opposition déterminée : celle des grands groupes pharmaceutiques, des agences fédérales verrouillées, et d’une partie du Congrès.

Vers une nouvelle souveraineté sanitaire ?

Le chantier est colossal, et les résistances nombreuses. Mais Kennedy Jr., figure médiatique longtemps marginalisée pour ses prises de position anti-vaccins obligatoires, incarne désormais un courant qui gagne du terrain : celui d’une médecine libérée de la technocratie, recentrée sur l’humain, et affranchie des dogmes sanitaires imposés d’en haut.

Dans une Amérique divisée, ce « grand reset » de la santé pourrait bien devenir un des marqueurs majeurs du second mandat Trump. Une tentative audacieuse de reconquête de souveraineté, non plus seulement politique ou économique, mais biologique et morale.

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

2 réponses à “Santé publique aux États-Unis : Robert F. Kennedy Jr. et le « Grand Reset” contre Big Pharma”

  1. Pschitt dit :

    Le concept même de « grand reset » est absurde dans un domaine comme la santé : il est impossible de faire table rase de l’état de la science, de celui des malades et de celui des institutions existantes. Robert Kennedy Jr. lui-même ne part pas de zéro (mais peut-être y revient-il ?). Il a multiplié les déclarations contradictoires ou disparates ; il a expliqué devant le Sénat des Etats-Unis qu’il n’était pas « antivax », alors qu’il a dit l’inverse ailleurs. Bien entendu, les Etats-Unis ont énormément à faire dans le domaine de la santé, pour des raisons à la fois négatives et positives (les progrès des thérapies dépassent peut-être les capacités des sociétés à les mettre en oeuvre…). Pour cela, il leur faut des hommes énergiques et déterminés. Kennedy, plutôt du genre grande gueule, ne répond sûrement pas au portrait robot.

  2. Ronan dit :

    Bonjour, En complément de cet article, il me semble important de signaler ce que France-soir a écrit ce jour : « Trump signe un décret interdisant le financement fédéral de la recherche sur le gain de fonction. Implications. » lien : https://www.francesoir.fr/politique-monde-societe-sante-science-tech/trump-signe-un-decret-interdisant-le-financement-federal ; quand est ce que nos parlementaires vont faire leur boulot en créant « une commission d’enquête indépendante sur la gestion de la crise sanitaire ? Car c’est une attente de 64 % des Français et aussi sur le traitement médiatique de l’information et de l’usage inapproprié d’étiquettes dénigrantes envers ceux qui portaient une autre voix en contestant le narratif officiel. 79 % des Français veulent aussi que le secret-défense sur la gestion de la crise soit levé pour que chacun sache comment les décisions ont réellement été prises ». Nous vivons, donc, une ère nouvelle aux USA face à une Europe décadente hélas. Bravo M. Trump et consorts, continuez comme çà. Kenavo

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

Sport

Route du Rhum : 1re nuit musclée, collision et escale forcée à Roscoff pour Violette Dorange

Culture, Culture & Patrimoine, NANTES

Les Rockeurs ont du cœur : la 39e édition le 19 décembre à Stereolux, avec Orange Blossom, Daran et Elephanz

Environnement

Vegenov : la chambre régionale des comptes appelle à la vigilance sur les conflits d’intérêts

prostate

Santé

Cancer de la prostate : des ultrasons pour détruire la tumeur sans opérer

International

Royaume-Uni : les berceaux se vident, les avortements atteignent un record

Economie

Dons : les Bretons coupent 110 € dans leur générosité, la plus forte baisse de France

Santé

Fibrillation atriale : le risque grimpe quand la testostérone est trop basse… ou trop haute

International

Royaume-Uni : Khan en passe de détrôner Smith chez les nouveau-nés

Santé

Traitement hormonal de la ménopause : la fin de 20 ans de méfiance ?

Tourisme

The Way To Jerusalem : une Compostelle en Terre sainte ?

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

International

Marco Rubio, l’Acropole et les héritiers de l’Europe

Découvrir l'article

E brezhoneg, International, Politique

Rakvotadeg Demokrat er Michigan : an tu-kleiz amerikan o vlaziñ

Découvrir l'article

Politique

Jared Taylor. L’homme que les anciens ignorent et que les jeunes lisent

Découvrir l'article

International, Santé

Un juge fédéral suspend la politique vaccinale de R. Kennedy Jr. confirmant la vaccination anti-covid des femmes enceintes et des enfants

Découvrir l'article

A La Une, International

Carlos de Antonio Alcázar : « Renverser un régime tel que celui de l’Iran est en soi une entreprise complexe et pleine de risques » [Interview]

Découvrir l'article

International, Santé

TrumpRx : la Maison-Blanche lance une plateforme directe pour faire baisser le prix des médicaments

Découvrir l'article

International

Le wokisme, stade ultime de la haine de soi

Découvrir l'article

International

Le reflux américain et l’heure de vérité européenne

Découvrir l'article

International

De Saint-Germain à Abou Dhabi, la négociation ou l’art d’exister

Découvrir l'article

International

Trump, fossoyeur du monde atlantique

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.