Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros
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La revue Rébellion consacre son 106e numéro à la surveillance généralisée et aux mécanismes de contrôle des populations. Un dossier de saison, alors que la France vient d’adopter la vérification d’âge sur les réseaux sociaux et que l’identité numérique s’installe dans le débat public.
Le dossier
Deux entretiens en constituent l’ossature.
Le premier avec Julien Verin, des éditions Vents Mauvais, sous un titre qui pose la thèse : la surveillance généralisée est au cœur du système. Non pas un accident ni une dérive, mais un élément constitutif.
Le second avec Lucien Cerise, sur l’ingénierie sociale appliquée au contrôle des masses. L’auteur travaille depuis des années cette notion — l’idée que les techniques de manipulation des comportements individuels sont désormais transposées à l’échelle des populations entières.
S’y ajoutent deux contributions plus sectorielles. Mickaël Félicité examine la santé prise dans le tourbillon des idéologies — sujet qui, après cinq ans de gestion pandémique, n’a rien perdu de son actualité. Et Dorian Nelly analyse ce qu’il nomme la pop domination dans le cinéma américain, soit la manière dont le divertissement de masse véhicule des normes.
Le reste du sommaire
L’éditorial, intitulé « Dépasser l’homme nouveau », s’inscrit dans la ligne de fond de la revue : la critique d’un projet politique visant à refonder l’humain, qu’il vienne du communisme historique ou de ses successeurs libéraux et transhumanistes.
En actualité, un article s’interroge sur le Frente Obrero espagnol et pose une question qui intéressera au-delà du lectorat habituel de la revue : une autre extrême gauche est-elle possible ? Ce parti, né à Barcelone, cumule un programme social classiquement marxiste et des positions restrictives sur l’immigration — configuration qui rappelle le cas danois et déroute les grilles françaises.
Côté histoire, Sylvain Roussillon raconte l’étrange aventure des « monarchismes-bolcheviques » russes. Un sujet peu traité en français : ces courants d’émigrés blancs qui, dans l’entre-deux-guerres, entreprirent de rallier le régime soviétique au nom de la continuité de l’État russe.
La rubrique de lecture est confiée à Alexandra Arcé, qui se penche sur Le sens du surnaturel de Jean Borella — philosophe et théologien catholique, spécialiste du symbolisme religieux, dont l’œuvre connaît un regain d’intérêt éditorial.
Où le trouver
Rébellion n° 106, « Résister au contrôle social », 7 €.
Commande en ligne sur rebellion-sre.fr, rubrique boutique, ou par courrier à : Rébellion, c/o RSE, BP 62124, 31020 Toulouse Cedex 02.
Crédit photo : DR
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