Une étude récente révèle que les églises américaines qui ont maintenu leur identité théologique prospèrent, tandis que celles qui ont adopté l’idéologie progressiste se vident.
Dans un contexte de confusion morale et de vide existentiel, les valeurs traditionnelles redeviennent un refuge pour de nombreux Américains. C’est ce que révèle un rapport publié par CEU CEFAS et analysé par Álvaro Peñas pour The European Conservative.
Le déclin des églises « modernisées »
Contrairement aux prédictions progressistes annonçant la disparition de la religion, les données montrent que le christianisme n’a pas disparu mais est retourné à ses racines. Si 62% de la population américaine s’identifie comme chrétienne (contre 75% il y a une décennie), cette évolution cache des réalités contrastées.
Les églises « mainline » qui représentaient autrefois 30% des chrétiens américains sont en profond déclin. L’Église méthodiste unie, par exemple, est passée de 5,1% des fidèles en 2007 à 2,7% en 2023-24. La cause ? Le rejet de la tradition et l’adoption de l’idéologie woke et de la modernité, notamment le soutien à l’idéologie LGBT.
Les églises traditionnelles attirent les jeunes
À l’inverse, les églises qui ont défendu et maintenu leur identité sont celles qui ne perdent pas de membres et qui attirent le plus de jeunes. Selon l’auteur du rapport, Pablo Mariñoso de Juana, « dans les temps de confusion morale, de vide existentiel et de déracinement, les valeurs traditionnelles redeviennent un refuge ».
Les églises qui abandonnent l’Évangile pour la « justice sociale » et l’idéologie perdent leurs fidèles au profit des communautés catholiques et évangéliques qui chérissent la liturgie et défendent sans complexe l’anthropologie chrétienne concernant la vie et la famille.
Le catholicisme américain connaît une dynamique particulièrement positive. Alors que les protestants sont passés de 51% en 2007 à 40%, le nombre de catholiques est resté stable et a même augmenté pour dépasser 20% de la population adulte.
47% des adultes américains ont un lien avec la foi catholique, et environ 24% des catholiques assistent à la messe chaque semaine. Cette augmentation résulte d’un engagement envers la tradition liturgique et d’un retour à l’orthodoxie.
L’immigration hispanique est l’un des facteurs clés de la croissance démographique du catholicisme, 36% des catholiques étant d’origine hispanique. Grâce aux Hispaniques, l’Église catholique américaine est plus jeune, plus orientée vers la famille et plus engagée.
L’élection de l’archevêque Paul S. Coakley d’Oklahoma comme président de la Conférence des évêques américains marque un tournant. Ce prélat traditionaliste est connu pour sa défense de la vie, de la famille et de la doctrine face à l’idéologie du genre.
La présence des catholiques dans les positions de pouvoir, de la Cour suprême au Congrès, est de plus en plus visible, et environ 87% des membres du Congrès s’identifient comme chrétiens. Les successeurs potentiels de Donald Trump, JD Vance et Marco Rubio, sont des catholiques pratiquants.
59% de la population considère positivement l’influence de la religion sur la vie publique aux États-Unis, contre 49% il y a trois ans.
« Aux États-Unis, la foi ne disparaît pas, elle se redéfinit. Là où différentes dénominations ont dilué leur identité théologique, le déclin a été brutal ; là où la tradition est restée forte, la vitalité s’est maintenue », conclut Pablo Mariñoso de Juana. Une leçon que beaucoup en Europe feraient bien de méditer.
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[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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