48 enfants portés disparus dans le Massachusetts ont été retrouvés au cours d’une opération menée autour de la Coupe du monde de football. Le US Marshals Service, service fédéral américain chargé notamment de la recherche des fugitifs et des personnes disparues, en a annoncé la clôture le 10 août. Les mineurs concernés avaient entre 12 et 17 ans. Plusieurs ont été localisés hors des frontières de l’État, les enquêteurs ayant suivi des pistes dans tout le pays.
Une opération lancée avant le coup d’envoi
L’État a accueilli 7 rencontres du Mondial 2026 entre juin et juillet, au Gillette Stadium de Foxborough. Dans les mois qui ont précédé la compétition, les services fédéraux, ceux de l’État et les polices locales ont lancé « Operation Yellow Card », un dispositif conjoint destiné à retrouver les enfants signalés disparus dans le Massachusetts et exposés à la traite, à l’exploitation sexuelle commerciale ou à d’autres formes de victimisation.
Le raisonnement des autorités était simple : l’afflux de visiteurs internationaux vers l’agglomération de Boston et les rassemblements de foule accroissent mécaniquement les risques. La police des douanes et des frontières avait de son côté déployé plus de 700 agents pour la durée du tournoi, avec pour consigne explicite de renforcer la lutte contre la traite des êtres humains.
Aux côtés des US Marshals figuraient le FBI, Homeland Security Investigations, l’unité de la police d’État consacrée aux victimes à haut risque, l’unité de lutte contre la traite de la police de Boston et le Boston Family Justice Center.
Ce que le bilan dit, et ce qu’il ne dit pas
Dennis Matulewicz, US Marshal pour le district du Massachusetts, a résumé l’opération en soulignant qu’aucun meilleur indicateur de réussite n’existe que de savoir ces 48 enfants désormais en sécurité. Les mineurs ont été rendus à leur famille ou orientés vers les services de protection de l’enfance et d’aide aux victimes.
Les autorités indiquent par ailleurs que l’opération a ouvert de nouvelles enquêtes pour enlèvement présumé, exploitation d’enfants et traite. Elles ne précisent pas, en revanche, combien parmi les 48 étaient effectivement victimes de réseaux, ni combien relevaient de fugues ou de situations familiales. La communication américaine, sur ce type de bilan, entretient volontiers l’ambiguïté entre « enfants disparus retrouvés » et « victimes de traite libérées » — la distinction est pourtant considérable.
Le commissaire de la police de Boston, Michael A. Cox, a rappelé le 10 août que la clôture d’« Operation Yellow Card » ne met pas fin aux recherches : ce travail, mené ici autour du Mondial, se poursuit toute l’année.
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