Le marché des cessions et acquisitions de PME a ralenti en Bretagne administrative (B4) en 2025, dans des proportions comparables à celles observées au niveau national. C’est ce qui ressort du panorama publié par In Extenso Finance le 13 avril dernier. Avec 10 880 PME de 20 à 499 salariés recensées dans la région, la Bretagne a enregistré 51 opérations en 2025, contre 58 en 2024, soit une baisse de 12 %, identique à celle constatée à l’échelle française.
Au niveau national, le communiqué de presse d’In Extenso recense 1 076 opérations en 2025, contre 1 226 en 2024. La valorisation estimée du marché breton s’établit à 499 millions d’euros, contre 737 millions d’euros l’année précédente. Camélia Harichane, directrice d’In Extenso Finance, explique que « le léger repli constaté en 2025 s’explique avant tout par deux facteurs conjoncturels : l’instabilité politique, d’une part, et l’ajustement à la baisse des valorisations, d’autre part ».
Activité toujours soutenue dans certains segments
Selon Bretagne Économique, l’évolution du marché breton varie selon les tranches de valorisation. Le segment 1 à 5 millions d’euros progresse de 26 à 29 opérations, tandis que les segments 5 à 15 millions et 15 à 50 millions d’euros reculent. Le secteur des technologies, médias et télécommunications (TMT) reste le plus actif avec 15 opérations, devant les biens d’équipement (9 opérations), le BTP (7 opérations) et les services aux entreprises et aux particuliers (5 opérations).
Le même article souligne que le BTP enregistre « la progression la plus notable, avec une valorisation moyenne estimée à 13 millions d’euros, la plus élevée parmi les principaux secteurs ». Bretagne Économique ajoute que « cette recomposition traduit un glissement du marché breton vers des actifs industriels et technologiques à plus forte valeur ajoutée ».

Source In Extenso Finance/Epsilon
Des acquéreurs d’abord français, souvent bretons
Autre trait marquant du marché breton en 2025 : le poids très élevé des acquéreurs nationaux. 97 % des acquisitions réalisées en Bretagne sont le fait d’acquéreurs français, contre 84 % en 2024. Les investisseurs européens ne représentent plus que 3 % des opérations, tandis qu’aucun acquéreur extra-européen n’est recensé sur la période.
Les acquéreurs sont majoritairement des sociétés non cotées, qui représentent 68 % des opérations régionales. Par ailleurs, les acquéreurs bretons restent les premiers acheteurs de leur propre région, avec 24 % des opérations, à égalité avec l’Île-de-France. Camélia Harichane en tire cette conclusion : « Le marché breton entre dans une nouvelle phase : moins volumique, mais plus structuré. La forte progression des build-up et la reprise des sorties de fonds traduisent une maturité croissante des acteurs. »
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