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Sept semaines après le début de la flambée des prix des carburants liée à la crise au Moyen-Orient, les entreprises de transport routier tirent le signal d’alarme. Les mesures annoncées par le gouvernement tardent à se concrétiser — et quand elles arrivent, elles sont jugées inadaptées. La Fédération Nationale du Transport Routier hausse le ton.
Le secteur du transport routier de marchandises traverse une crise de liquidités aiguë. Depuis le déclenchement de la crise au Moyen-Orient et la flambée des prix des carburants qui s’en est suivie, les entreprises — majoritairement des TPE et PME — voient leur trésorerie fondre à vue d’œil. Certaines ont déjà mis des camions à l’arrêt pour ne pas rouler à perte. D’autres sont au bord du dépôt de bilan.
Face à cette situation, le gouvernement avait annoncé des mesures d’aide il y a près de trois semaines. La Fédération Nationale du Transport Routier dresse un constat sans appel : ces mesures ne sont toujours pas opérationnelles, mal conçues, et risquent d’arriver trop tard pour ceux qui en ont le plus besoin.
Des promesses sans guichet
Le dispositif phare annoncé par l’exécutif consistait en des aides directes forfaitaires présentées comme équivalant à une remise de 20 centimes par litre pour les entreprises justifiant de difficultés de trésorerie. Problème : plusieurs semaines après l’annonce, aucune modalité concrète de mise en œuvre n’a été publiée. Les entreprises ne savent toujours pas comment accéder à ces aides, ni dans quels délais elles pourraient les percevoir. En attendant, elles continuent de payer le carburant au prix fort, sans compensation.
L’autre réponse gouvernementale, un prêt carburant opéré par Bpifrance à un taux de 3,8 %, est jugée encore plus contre-productive. Proposer un emprunt à des entreprises déjà fragilisées par une envolée de leurs charges d’exploitation ne règle pas leur problème de trésorerie immédiat — cela l’aggrave à moyen terme, en alourdissant leur endettement. D’autant que ce taux s’avère moins avantageux que ce que les banques commerciales proposent habituellement à leurs clients transporteurs.
Pendant ce temps, l’Europe agit
Ce qui rend la situation encore plus difficile à accepter pour les professionnels du secteur, c’est le contraste avec ce qui se passe chez nos voisins. L’Espagne, l’Italie, le Portugal ont agi. L’Allemagne vient d’annoncer une baisse temporaire de la taxe sur les carburants de 17 centimes par litre. La Commission européenne elle-même travaille à un cadre d’aides ciblées et temporaires pour les secteurs les plus exposés, avec une adoption visée d’ici fin avril.
La France, elle, semble paralysée par des arbitrages interministériels qui écartent systématiquement les propositions formulées par la profession. La FNTR pointe l’inertie de Bercy et de Matignon, qui préfèrent préserver le budget de l’État à court terme — au risque, selon la fédération, de générer une crise économique et sociale bien plus coûteuse à terme si le secteur s’effondre.
La transition énergétique ne peut pas servir d’alibi
Le gouvernement a par ailleurs mis en avant son plan d’électrification de la filière comme réponse structurelle à la dépendance aux carburants fossiles. La FNTR ne conteste pas la nécessité de cette transition — mais elle refuse qu’elle serve de prétexte à l’inaction immédiate. Pousser des entreprises à basculer vers le tout électrique alors qu’elles ne savent pas si elles pourront payer leurs factures le mois prochain relève d’une logique déconnectée du terrain.
Le message de la fédération est simple : si les entreprises disparaissent faute de soutien aujourd’hui, il n’y aura plus personne à électrifier demain.
Le transport routier de marchandises n’est pas un secteur parmi d’autres. C’est la colonne vertébrale logistique du pays — celle qui achemine les denrées alimentaires, les matériaux de construction, les pièces industrielles, les produits de santé. En Bretagne comme partout en France, les artisans et PME du secteur constituent le tissu économique de territoires entiers. Leur fragilisation n’est pas une question sectorielle : c’est un problème collectif qui mérite une réponse à la hauteur.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Crise du carburant : les transporteurs routiers à bout, les aides de l’État à la traîne”
Comme d’habitude , des effets d’annonces et rien ensuite; ce pays est au bord du gouffre avec des gouvernements successif ainsi que des technocrates incapable de gérer correctement le finances de ce pays , par contre ils n’oublient pas de ce servir en douce , laissant la note aux citoyens et aux entreprises qui une a unes ferme .
HALTE à l’escroquerie!!! dès que les QUATRE chaînes merdiques de désinformation en boucle y compris CNews qui doit baisser le froc pour ne pas être fermée ont fait de la pub pour la fermeture du détroit d’Ormuz en brandissant l’augmentation du prix des carburants j’ai dit à mon épouse « demain la racaille en retraite va encombrer les stations » ben oui nous vîmes des vieux singes à cucuches grisonnantes et sales encombrer les station pour empêcher les travailleurs de faire le plein!
Certains ici leur cerveau ne doit pas peser plus lourd qu’une plume, apprenez à compter les frites dans le cornet et à inventer l’eau chaude méprisables petits bourgeois sans intérêt.