Invasion migratoire à Ceuta : la crise n’est pas finie, elle change de nature

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Cinq jours après l’invasion massive de l’enclave espagnole par des migrants marocains , la vie a en partie repris son cours sur les terrasses du centre de Ceuta. En périphérie, les unités de Regulares et de la Légion de l’armée de terre ratissaient encore hier les quartiers à la recherche des personnes qui errent dans les rues.

Les chiffres publiés par la presse espagnole ce mardi disent l’ampleur de ce qui reste à traiter.

862 mineurs pour 29 places

Il y a un an et demi, la réforme de la loi espagnole sur les étrangers a instauré un système de répartition des mineurs étrangers isolés entre les communautés autonomes, fondé sur une notion de « capacité ordinaire » : un standard de places d’accueil calculé pour chaque territoire en fonction de sa population.

Calculatrice en main, la capacité ordinaire de Ceuta a été fixée à 29 lits.

Après l’entrée massive de la semaine dernière, la ville autonome prend en charge 862 mineurs — quatre fois plus qu’il y a quinze jours. Soit un taux d’occupation de 2 865 %. Et des dizaines d’autres restent dans la rue, cachés, non identifiés. A coup sûr, ils finiront dans nos rues, en Europe.

Combien reste-t-il de migrants ?

Personne ne s’accorde. La Délégation du gouvernement avance environ 2 500 personnes encore présentes dans la ville. Le gouvernement local de Ceuta parle de 5 000 — le double, exactement.

Le tri se fait selon un mode opératoire désormais rodé. Les Maghrébins qui présentent le moins de traits d’adolescent : camion militaire, retour au poste-frontière. Les Subsahariens, considérés comme demandeurs potentiels de protection internationale : plage de Benítez, à proximité du Centre de séjour temporaire pour immigrés. Les mineurs : ils continuent de circuler jusqu’à ce que la police les enregistre.

Pourquoi les renvois sont bloqués

La leçon de la crise de 2021, quand environ 10 000 personnes étaient entrées à Ceuta avec l’encouragement de Rabat, est juridique : les renvois sommaires de mineurs sont illégaux.

Chaque cas exige un dossier individualisé où l’intérêt supérieur de l’enfant prime sur les priorités frontalières ce qui constitue un crime contre les populations autochtones qui n’ont jamais voulu cette immigration. Il faut recueillir des consentements, pratiquer des radiographies pour estimer l’âge, entendre le mineur. Ces procédures prennent du temps — parfois plus que l’urgence n’en laisse.

Résultat : Ceuta ouvre en catastrophe deux grands espaces d’accueil supplémentaires, dont un hangar industriel de la zone d’activités du Tarajal, déjà utilisé pour héberger les jeunes arrivés il y a cinq ans. Là-bas, la « normalité » n’a pas repris. Les migrants s’y entassent sur des matelas, sans effets personnels, dénonçant l’absence de prise en charge, sans savoir quand ils auront des nouvelles de leur sort. Beaucoup ont traversé après avoir vu, presque en direct sur les réseaux sociaux, leurs compatriotes le faire.

Le millier de mineurs qui va remonter vers la Péninsule

C’est le point qui va rouvrir le débat politique espagnol.

Ceuta est en situation de « contingence migratoire extraordinaire » depuis août 2025, statut qu’elle a activé comme les Canaries et Melilla pour soulager son système d’accueil. En près d’un an, environ 650 adolescents ont été transférés vers d’autres communautés autonomes. Selon des sources ministérielles, Ceuta est le territoire qui a instruit les dossiers le plus rapidement, et celui qui, en proportion, a transféré le plus de mineurs.

Le millier de mineurs actuellement pris en charge doit être redistribué selon le même mécanisme de répartition obligatoire et solidaire. Le ministère de la Jeunesse et de l’Enfance annonce l’activation de tous les dispositifs disponibles et des enveloppes de financement extraordinaires — non encore chiffrées.

Le blocage est ailleurs. Plusieurs communautés autonomes où Vox a été déterminant pour permettre au Parti populaire de gouverner ont inscrit dans leurs accords de coalition l’opposition à l’accueil de nouveaux mineurs étrangers. Le PP, qui gouverne Ceuta et réclame donc les transferts, est le même parti qui a signé ces accords ailleurs.

L’autre affaire : le CNI a-t-il prévenu ?

Une polémique parallèle occupe Madrid depuis lundi.

Le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska a affirmé jeudi dernier, depuis Ceuta, que le Centre national de renseignement ne l’avait pas alerté de la marée de migrants se dirigeant vers la frontière. De nouvelles informations de presse indiquent au contraire que les services de renseignement auraient émis « plusieurs avertissements » sur une entrée massive en Espagne.

La porte-parole du gouvernement, interrogée à plusieurs reprises lors d’un entretien télévisé, a nié l’existence de tout rapport du CNI signalant l’ampleur de l’avalanche — que les autorités chiffrent désormais à 60 000 personnes.

La version de l’Intérieur est plus subtile. Les services de renseignement auraient bien travaillé sur un possible appel d’air, mais lié à un arrêt du Tribunal suprême interdisant les renvois à chaud des migrants interceptés en mer. On craignait que les filières n’exploitent cette nouvelle jurisprudence. L’Intérieur soutient qu’aucun avis n’était nécessaire pour s’en apercevoir, et qu’un travail avait été engagé dès la publication de l’arrêt. Le ministère distingue la hausse continue des migrants à la nage du saut qualitatif de jeudi dernier — que Pedro Sánchez a qualifié de « violation de l’intégrité territoriale » — et maintient n’avoir reçu « aucun rapport » du CNI sur cette foule en marche.

La ministre de la Défense Margarita Robles, dont dépend le CNI, a esquivé la question en saluant le « travail exceptionnel » de ses agents et en refusant d’entrer dans la polémique.

La séquence médiatique s’achève, le problème administratif commence. 862 mineurs pour 29 places théoriques, des centaines de migrants toujours dans un hangar industriel, un millier de dossiers individuels à instruire, et un mécanisme de répartition nationale que plusieurs régions espagnoles ont d’ores et déjà annoncé vouloir bloquer. Et à Ceuta, des habitants excédés, des militaires désabusés, et une population espagnole qui se met à détester de plus en plus fort Pedro Sanchez, élu il faut le rappeler, alors que sont parti n’avait obtenu que 31% des suffrages aux dernières législatives.

Ceuta est repassée en arrière-plan de l’actualité. Elle n’est pas revenue à la normale.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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6 réponses à “Invasion migratoire à Ceuta : la crise n’est pas finie, elle change de nature”

  1. vert dit :

    L’europe doit supprimer le droit d’asile..et sortir de la convention des droits de l’ enfance .
    La place des mna est au maroc avec leur vaste famille ou dans un orphelinat

  2. Dany dit :

    Exactement ! De plus le droit d’asile ne.peut pas , ne doit pas être appliqué à une invasion !
    Tous devraient être refoulés manu militari vers la frontière. Mineurs inclus ..le renvoyer vers leur famille.
    Et la question est réglée !

  3. Martine dit :

    Auand on trouve des enfants errants ou fugueurs on recherche les PARENTS et on leur remet les mômes. Vrai ou faux ? Alors Pourquoi les garder en Espagne ou en France ?

  4. Antonio dit :

    SANCHEZ, Hijo de Puta, el pueblo español te caga en la cabeza y te mea en la nariz y en los oídos. Grand mierda apestosa. Y tu novio te lame el culo perfumado.

  5. RAYMOND NEVEU dit :

    Muy bien Antonio eso es hablar como un hombre! No es màs que un hijo de zorra este Sanchez!ESPAÑA no es una porqueria de Allah !Hombre!

  6. Michel BERAUDO-MARCH dit :

    Antonio, il est dommage pour ceux qui ne lisent pas l’espagnol de les priver d’une si belle prose !

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