Grand remplacement en Angleterre et au Pays de Galles : l’immigration représente 94 % de la croissance démographique

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224 900. C’est le nombre d’habitants supplémentaires enregistrés en Angleterre et au pays de Galles entre juillet 2024 et juillet 2025, selon les estimations publiées le 29 juillet par l’Office for National Statistics. Sur ce total, le solde migratoire international en apporte 211 700. Le solde naturel — naissances moins décès — en apporte 19 600.

Soit 94 % de la croissance démographique attribuables à l’immigration, contre 6 % à la natalité. La population des deux nations atteint désormais 62,0 millions d’habitants, un record.

Le détail des flux

816 500 personnes sont entrées depuis l’étranger sur la période, tandis que 604 800 quittaient le territoire pour un pays hors Royaume-Uni. L’ONS précise que ce chiffre d’entrées marque un net repli : elles étaient 1 197 500 l’année précédente. Le solde migratoire passe ainsi de 612 500 à 211 700, une division par près de 3.

L’organisme britannique attribue cette baisse, au niveau du Royaume-Uni, à la diminution des arrivées de ressortissants non européens venus pour motifs professionnels — conséquence directe du durcissement des règles de visas de travail engagé par les gouvernements successifs.

Il faut donc lire ces données correctement : le robinet a été partiellement refermé, et il alimente malgré tout 94 % de la croissance démographique du pays. C’est dire l’ampleur atteinte auparavant.

Le fond du problème : 588 000 naissances

L’autre moitié de l’équation est moins commentée et plus décisive. L’année écoulée compte 588 000 naissances, soit 8 000 de moins qu’en 2024 et le chiffre le plus bas depuis 1978. Face à 568 400 décès, l’excédent naturel se réduit à 19 600 unités — une marge devenue résiduelle à l’échelle d’un pays de 62 millions d’habitants.

L’ONS enregistre par ailleurs une contraction du nombre d’enfants : moins 93 200 chez les 15 ans et moins en Angleterre, moins 8 700 au pays de Galles. Dans le même temps, les 65 ans et plus progressent de 216 200 en Angleterre, où ils représentent désormais 19,1 % de la population contre 16,4 % en 2011.

L’âge médian atteint 40,6 ans en Angleterre et 43,2 ans au pays de Galles. Le rapport de dépendance des âges — nombre de personnes en âge de retraite pour 1 000 actifs — s’établit à 283 pour l’ensemble, et grimpe à 336 au pays de Galles.

Une population qui ne fait plus d’enfants et qui compense par des entrées extérieures : c’est le modèle qui s’installe, et il n’a jamais fait l’objet d’un débat démocratique explicite.

Là où l’immigration dépasse 100 % de la croissance

L’analyse la plus parlante vient de l’universitaire Matt Goodwin, qui a exploité les données locales de l’ONS. Il y voit l’entrée du pays dans une ère démographique entièrement nouvelle.

Plus de 130 circonscriptions locales ont gagné au moins 1 000 habitants sur l’année, dont 15 plus de 3 000. Dans près d’un quart d’entre elles, l’immigration explique au moins la moitié de la hausse. Et dans 11 zones, elle représente plus de 100 % de la croissance.

Ce dernier chiffre mérite d’être expliqué, car il est contre-intuitif. Dépasser 100 % signifie que sans les arrivées extérieures, la population de ces territoires aurait diminué : les entrants ne s’ajoutent pas à la population résidente, ils remplacent numériquement ceux qui sont morts ou partis ailleurs.

Le palmarès est éloquent. Wolverhampton : 429 %. Bristol : 322 %. Slough : 281 %. Derby : 225 %. Reading : 208 %. Bolton : 177 %.

Sur 5 ans, le constat se confirme. Entre 2020 et 2025, 110 zones ont gagné au moins 10 000 habitants, et l’immigration explique au moins la moitié de cette hausse dans 53 d’entre elles. Milton Keynes a gagné plus de 25 000 habitants, dont 60 % par l’immigration. Coventry a progressé de plus de 20 000, avec un solde migratoire équivalant à 280 % de sa croissance. Environ 100 zones dépassent les 100 %, parmi lesquelles Cardiff, Guildford, Oldham, Walsall, Swansea, Barnet et Stevenage.

Le point politique est là : ce phénomène n’est plus londonien. Il touche les villes moyennes, les banlieues, les bassins industriels — c’est-à-dire les territoires les moins équipés pour absorber une pression supplémentaire sur le logement, les écoles, les transports et les services publics.

Le Pays de Galles perd des habitants

Nos lecteurs attentifs aux nations celtiques noteront une donnée passée inaperçue dans la presse continentale : le pays de Galles enregistre une baisse de population de 2 800 habitants, sa première depuis 2015.

La cause est le solde naturel, largement négatif — 9 200 décès de plus que de naissances. L’immigration internationale et les arrivées depuis d’autres régions britanniques n’ont compensé qu’une partie de ce déficit. Les Gallois vieillissent plus vite que les Anglais : 22,2 % de la population a 65 ans ou plus, contre 18,5 % en 2011.

Cardiff et Swansea figurent par ailleurs parmi les villes où le solde migratoire dépasse 100 % de la croissance. Autrement dit, une nation qui décline démographiquement et dont les 2 principales villes se repeuplent par l’extérieur. La question de la transmission linguistique et culturelle, déjà tendue au pays de Galles, ne s’en trouvera pas simplifiée.

Londres, de son côté, perd 0,29 % de sa population, première baisse depuis 2021. Non par déficit de naissances ni d’immigration — les 2 sont positifs — mais parce que les départs vers le reste du Royaume-Uni les dépassent. Ceux qui partent emmènent avec eux, dans les villes moyennes, la pression sur le logement qui les a chassés de la capitale.

Un dernier point mérite d’être relevé, et il concerne la méthode plus que les chiffres.

L’ONS publie ces données en détaillant, circonscription par circonscription, la part respective de la migration internationale, de la migration interne et du solde naturel dans l’évolution de chaque territoire. Il assortit ses estimations d’intervalles de confiance, signale que celles-ci sont révisables, et documente les révisions apportées aux années 2022 à 2024 — dont une correction à la baisse de 139 000 sur le nombre d’enfants de moins de 16 ans en 2024.

Cette transparence permet précisément ce que Matt Goodwin a fait : recalculer, comparer, contester. Un débat public sur l’immigration n’est possible qu’à cette condition. En France, chaque tentative d’établir des séries comparables se heurte à un procès en intention avant même la publication du premier tableau, en plus de l’interdiction des statistiques ethniques qui fausse tout débat.

Les estimations complètes, les jeux de données et l’outil interactif par collectivité locale sont consultables sur le site de l’Office for National Statistics. Les prochaines estimations couvrant l’ensemble du Royaume-Uni, Écosse et Irlande du Nord comprises, sont attendues plus tard dans l’année.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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3 réponses à “Grand remplacement en Angleterre et au Pays de Galles : l’immigration représente 94 % de la croissance démographique”

  1. Tirpitz dit :

    Eh bé, ça valait le coup de sortir de l’UE. « Gneu-gneu Frexit ».

  2. Nico dit :

    Partout les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. « Par leur nombre croissant, les musulmans deviendront majoritaires d’abord en Belgique et en France, par la suite en Europe, avant la fin du XXIème siècle » suivant récit romantique et émouvant « les corps indécents ». C’est de l’arithmétique toute simple. L’Angleterre et le Pays de Galles n’échappent pas à la règle. Un enfant de 12 ans le comprend. Il faut donc s’adapter à cette situation.

  3. Joris dit :

    l’Angleterre n’a plus à se plaindre désormais de ses anciennes colonies. Qui sème le vent, récolte …

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