Choucas des tours : le bras de fer entre agriculteurs et associations se poursuit en Bretagne

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En Bretagne administrative (B4), le conflit autour du choucas des tours continue de diviser le monde agricole, les autorités et les associations environnementales. Alors que cet oiseau protégé est accusé de provoquer des dégâts importants sur les cultures, de nouveaux arrêtés préfectoraux autorisant des tirs dérogatoires sont contestés devant la justice.

Les associations Bretagne Vivante, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et One Voice ont saisi le tribunal administratif de Rennes afin d’obtenir la suspension des arrêtés pris dans les quatre départements bretons. Ces textes autorisent la destruction de plusieurs milliers de choucas des tours, espèce protégée mais considérée par de nombreux agriculteurs comme responsable de pertes importantes dans les exploitations.

Les associations rappellent que les dérogations à la protection d’une espèce ne sont possibles que si aucune solution alternative satisfaisante n’existe et si le maintien de l’espèce n’est pas menacé. Leur avocat a ainsi soutenu devant le tribunal, cité par Le Courrier Indépendant, qu’« il existe une pluralité de solutions qui, cumulées, sont aussi efficaces que les tirs ». Selon lui, les arrêtés préfectoraux reposeraient sur les mêmes arguments que ceux déjà contestés avec succès en 2025.

Des dégâts dénoncés par le monde agricole

Face à ces recours, les représentants agricoles décrivent une situation devenue difficilement supportable. Dans un reportage publié le 26 mai, Ouest-France rapporte le témoignage de Patrick Cainjo, agriculteur morbihannais, qui affirme avoir perdu six hectares de semis de maïs sur une parcelle de neuf hectares après le passage des choucas. Il évalue son préjudice à 3 800 euros et évoque quinze jours de retard dans ses travaux.

Selon Le Chasseur Français, qui cite la chambre d’agriculture du Finistère, les dégâts agricoles auraient dépassé 1,1 million d’euros dans ce département au cours des premiers mois de 2025. Les producteurs concernés dénoncent l’inefficacité des dispositifs d’effarouchement mis en place depuis plusieurs années. Le président de la FDSEA du Morbihan, Franck Pellerin, a déclaré à Ouest-France : « Le canon et les épouvantails ça ne marche pas, le Choucas est malin. Il n’y a que la chasse. »

Une question devenue politique

Le dossier dépasse désormais le cadre des seules exploitations agricoles. D’après Le Chasseur Français, plusieurs parlementaires bretons ont interpellé le gouvernement sur la progression des populations de choucas et les conséquences pour les cultures.

Lors de l’audience, les représentants des préfectures et des chambres d’agriculture ont insisté sur « la détresse des agriculteurs face aux dégâts causés ». Un élu de la chambre d’agriculture des Côtes d’Armor a également affirmé : « On se rend compte que lorsqu’il y a des tirs sur une parcelle, c’est rare que les choucas y reviennent. Aucune étude ne dit que la population est menacée ou en régression, c’est même plutôt le contraire. »

Le juge des référés du tribunal administratif de Rennes doit rendre sa décision dans les prochains jours. Celle-ci sera particulièrement attendue dans une région où le choucas est devenu l’un des symboles de l’affrontement entre protection de la biodiversité et défense de l’activité agricole.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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11 réponses à “Choucas des tours : le bras de fer entre agriculteurs et associations se poursuit en Bretagne”

  1. Gustave VIALA dit :

    Dans cet affrontement sont passés sous silence les dégats causés aux habitations.
    Ces oiseaux nichent dans les pots de cheminées. Ils parviennent à les obstuer totalement.
    Outre le danger de monter sur les toits pour dégager les brins de bois, le risque est réel d’avoir un feu de cheminéee se transmettant aux combbles.
    Par ailleurs ils se rassemblent en soirée autour d’un ou plusieurs grands arbres. Le gouano déposé abouti à court terme à la mort du végétal.

  2. JRPC dit :

    Au delà de l’agriculture, notre immeuble à Quimper ne peut plus se chauffer depuis 2 ans car les chaudières tombent en sécurité à cause du manque de tirage des conduits. Les nids de choucas les obstruent et aucune entreprise de ramonage n’est capable de les extraire. Certaines personnes utilisent leurs chaudières entre 2 sécurités mais ne semblent pas être conscients des risques mortels dus au dioxyde.

  3. Grandjean dit :

    Je suis infesté des ces choucas, chaque année les cerisiers sont cueillis par ces bestioles et les filets, ils s’en foutent
    Mais la LPO et autres associations BOBO du même genre qui voient la campagne depuis leur arrondissement privilégié parisien ne subissent rien de tous ces ravageurs de travail.

  4. Noël Stassinet dit :

    J’ai un beau cerisier (Coeur de pigeon). Je vais le tronçonner car ces volatiles nuisibles ne me laissent aucun fruit. Je ne vais pas continuer à les nourrir.
    Et l’ancien maire, gnan gnan, me disait qu’on ne peut rien faire ; les paysans se plaignent mais rien n’y fait.

  5. passparla dit :

    Ah les commentaires aigris….peut etre trouver une solution entre les Bobos de Granjean ci dessus et les chasseurs…..deja stériliser pour ne pas augmenter la population ,faire un vrai etat des lieux avant…sinon entre les choucas,les mouettes les pigeons les sangliers,renards ragondins rats et autres nuisibles autant tout raser et detruire ,person je commencerais bien avec les rats des banlieues de facon priorit&ire

  6. Poulbot dit :

    A Paris ce sont les corneilles ,plus de 2000 qui pillent les poubelles , ouvres les boites de repas en polystyrène a emporter jeté dans les poubelles ; rajouter a cela une population de ras aussi importante que la population parisienne , le tout protéger par l’association Zoopolis .
    Il y a même entre 12 à 15.000 perruches verte à collier dans la région parisienne (volatil vivant normalement en Afrique et en Inde.)

  7. Lanig dit :

    Il y a de cela 2-3 ans, chez mon voisin agriculteur, tous les nids d’hirondelles (5 ou 6) présents dans la stabulation des vaches, ont été pillés par des choucas (ils ont tué tous les oisillons).

  8. anonyme dit :

    Tristes raveurs.
    Dans le Sud de la France des teufeurs ont manifesté contre le futur vote de la loi Riposte mais c’est contre eux-mêmes qu’ils auraient dû manifester tant leurs activités, passées au stade industriel, sont néfastes à la biodiversité. Ils se sont bien amusés à exhiber leurs slogans accrocheurs mais cela ne veut pas dire qu’ils ont raison.
    Savent-ils seulement qu’à cette période de l’année où toute la biodiversité se reproduit il ne faut surtout pas la déranger. Les renardeaux sont au terrier, les louveteaux à la tanière, les levrauts au gîte, les oisillons au nid …
    Alors quand les murs du son crachent que la terre tremble sous les pieds des danseurs, les parents épouvantés se carapatent et les bébés animaux abandonnés mourront de froid et de faim à un kilomètre à la ronde.
    Un paysan du secteur qui taillerait une haie entre le 16 mars et le 15 août serait immédiatement dénoncé et verbalisé par les agents de l’OFB. (peines jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende pour atteinte à la conservation d’espèces animales)
    One voice est une association qui donne des petits noms mignons aux loups de Corrèze pour attirer des donateurs, leurs dons bénéficient de 66% de réduction d’impôt. Les loups sont des animaux sauvages jamais domesticables, alors pourquoi d’autre les nommer ? On attend sa réaction : pas un début de plainte, pas un plaintif ouah ouah, pas un piou piou. Rien ? Il y a pourtant là un combat à mener pour défendre la cause animale.
    « L’univers de la free party, c’est dans des lieux naturels, c’est pour faire la fête, c’est pour danser » mais ce qu’ils ne disent pas c’est pour se défoncer à la drogue et à l’alcool, c’est pour copuler comme des animaux, le tout dans une zone de non droit.
    Ils osent se plaindre d’être verbalisés à la fin mais ils devraient plutôt considérer que leur amende n’est qu’une petite contribution au budget payé par les contribuables pour assurer leur sécurité et leur santé.
    Pour vous détendre :
    Elli Meideros / Toi Mon Toît / INA chansons.

  9. anonyme dit :

    Tristes raveurs (suite)
    Dans le courrier des lecteurs d’Ouest-France un lecteur demande pitié pour « les teufeurs pas comme nous ». O-F le 19/05/2026.
    On peut le rassurer, il est bien comme eux. Il suffit juste qu’il avale ce que ces gens ingurgitent lors des teufs et lui aussi deviendra sinoque. Les loups se baladeront en porte-jarretelles, les blaireaux en tutu rose et les choucas, en mode bisounours, demanderont pardon aux parents après avoir déchiqueté leurs hirondeaux.
    Le monde réel n’existera plus, c’est aussi simple que cela.

  10. anonyme dit :

    Tristes raveurs (suite)
    Et quand de rave en rave, de teuf en teuf, d’excès consentis de décibels en excès en tout genre, la surdité sera venue, « ces gens pas comme nous » seront bien contents de nous trouver pour leur payer des appareils auditifs, contribuant ainsi à la fortune de multinationales qu’ils détestent et à creuser le déficit de la sécurité sociale, les appareils étant « gratuits ».

  11. anonyme dit :

    Tristes raveurs (suite).

    FNE / Simon Popy
    France 3 Occitanie / Lucas Rodriguez / 10/06/2026
    FNE relativise :[« Une rave-party, c’est moins grave que de faire un parc voltaïque … »
    Après l’arrêt de la musique les chants d’oiseaux ont peu à peu repris.]
    C’est cela, oui, oui, oui.
    Mais elles sont où ? La protection forte, l’OFB, les plaintes contre les délinquants de l’environnement, …
    FNE reste l’arme au pied.
    FNE considérerait donc les teufeurs comme des «toi tu peux» même si leurs activités sont illégales, portent atteinte à la biodiversité et nécessitent des moyens considérables payés par les contribuables pour les sécuriser.
    Un peu singulier de la part d’une organisation qui se comporte en permanence en Père la morale et qui bénéficie d’autant d’argent public.
    Pour vous détendre : C’est cela oui / sur YouTube.

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