Bretagne : après l’hiver pluvieux, la sécheresse menace déjà les cultures

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Après un hiver marqué par des pluies abondantes, la Bretagne découvre brutalement l’autre versant d’un climat devenu plus instable : des sols déjà trop secs en surface, au cœur du printemps. Selon Météo Bretagne, une « sécheresse de surface » s’est installée sur l’Ouest depuis deux mois, sous l’effet combiné d’un fort déficit de précipitations, d’un ensoleillement généreux, de températures élevées et d’un vent asséchant.

Les chiffres donnent la mesure du retournement. Entre le 1er et le 26 avril, les déficits de pluie atteignent 70 à 90 % selon les secteurs. Météo Bretagne relève seulement 5 mm au sémaphore de Belle-Île, 8 mm à Saint-Brieuc comme à Rennes, 10 mm à Merdrignac et 25 mm à Quimper. Après la saturation hivernale, l’eau manque déjà là où elle est immédiatement nécessaire : dans les premiers centimètres de terre, ceux où lèvent les semis.

Source : meteo.bzh

Les agriculteurs face au risque de décrochage

Pour le monde agricole, l’alerte est sérieuse. Les nappes phréatiques ont pu être rechargées par l’hiver pluvieux, mais les cultures, elles, subissent le manque d’eau en surface. Météo Bretagne prévient que les semis de printemps peuvent être touchés lorsqu’ils n’ont pas assez d’eau pour germer. Ouest-France rapporte de son côté que les céréales sont déjà « exposées au stress hydrique », selon l’institut Arvalis.

Dans le Morbihan, l’éleveur Thierry Duval juge qu’il est « encore un peu tôt pour vraiment s’inquiéter », mais prévient que si la situation ne change pas d’ici trois semaines, les semis pourraient être « sérieusement pénalisés ». La pousse de l’herbe inquiète également les éleveurs : sans pluie suffisante, le pâturage et les stocks de fourrage pour l’hiver prochain pourraient être compromis.

La gestion de l’eau devenue stratégique

Les maraîchers ne sont pas épargnés. Dans le sud du Morbihan, Julien Hamon, installé en bio, constate auprès du quotidien régional que « les premiers centimètres de terre sèchent trop » et que dehors, « ça peine à lever ». Sa réserve d’eau diminue plus tôt que d’habitude, alors même qu’il doit lancer début juin plusieurs cultures de plein champ, dont 3 500 m² de choux et 2 000 m² de poireaux.

Cette situation n’est pas encore une grande sécheresse bretonne, mais elle en porte les signes avant-coureurs. Elle rappelle surtout qu’un hiver très arrosé ne garantit plus un printemps serein. Sur les douze dernières années, Météo-France Ouest relevait déjà que dix mois d’avril avaient été déficitaires. La Bretagne, longtemps perçue comme à l’abri des tensions hydriques, semble donc entrer dans une époque où l’eau devra être stockée, économisée et gérée avec sérieux, loin des discours faciles qui opposent trop souvent écologie administrative et réalités agricoles.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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2 réponses à “Bretagne : après l’hiver pluvieux, la sécheresse menace déjà les cultures”

  1. Gérémie dit :

    Mêmes problèmes en Auvergne.

  2. Guenael dit :

    Et après il y a toujours les sceptiques qui contestent les rapports du GIEC (qui regroupe plus de 1000 scientifiques)… 🤦🏻‍♂️

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