Vaccin : Une étude qui dérange. Une tournée de ciné-débats autour du film de Del Bigtree s’organise en France [La Vidéo]

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Une série de projections-débats du documentaire américain An Inconvenient Study (« Une étude qui dérange ») se tient dans plusieurs dizaines de villes françaises en ce début juin 2026. Selon les organisateurs, plus de quarante collectifs locaux participent à l’opération, en présence annoncée du réalisateur Del Bigtree. La carte des projections, relayée par le Conseil scientifique indépendant — structure animée par l’ancien médecin anesthésiste Louis Fouché, figure de la contestation des politiques sanitaires durant la pandémie de Covid —, couvre des villes comme Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille, Nantes, Dijon ou Montpellier, ainsi que la Belgique.

Le film se présente comme une enquête sur la santé des enfants vaccinés comparée à celle des enfants non vaccinés. Il s’inscrit dans un mouvement qui interroge les politiques de vaccination obligatoire et la transparence de la recherche sur la sécurité vaccinale — un débat qui rencontre, en France comme ailleurs, un écho réel chez une partie des parents.

Le propos du film et ses promoteurs

Le documentaire est produit par l’Informed Consent Action Network (ICAN), organisation américaine fondée par Del Bigtree, producteur de télévision déjà à l’origine du film Vaxxed en 2016. Son argument central repose sur une étude attribuée au système hospitalier Henry Ford, dans le Michigan, qui aurait comparé environ 18 500 enfants et conclu à une prévalence plus élevée de maladies chroniques chez les enfants vaccinés. Le film soutient que cette étude n’a pas été publiée par crainte, pour ses auteurs, de représailles professionnelles.

Pour Bigtree, la question posée n’est pas idéologique : il affirme vouloir comprendre pourquoi les enfants américains sont, selon lui, de plus en plus touchés par les maladies chroniques, et plaide pour que la science reste ouverte au libre examen. Ses partisans y voient une mise en lumière du manque d’études comparatives de long terme entre populations vaccinées et non vaccinées.

Une étude contestée par l’institution qui l’aurait produite

C’est sur ce point central que le dossier fait l’objet de vives contestations. L’étude n’a jamais été publiée ni évaluée par les pairs, et l’établissement Henry Ford la désavoue formellement. Selon l’hôpital, le document n’a rien prouvé : sa première relecture interne aurait révélé de graves défauts dans les données et la méthodologie, conduisant à l’abandon du travail. Le directeur médical de l’établissement, le docteur Adnan Munkarah, juge la conception de la recherche « fondamentalement viciée ». L’hôpital a adressé une mise en demeure aux producteurs du film, contestant l’idée d’une étude « enterrée » pour raisons politiques.

Des spécialistes extérieurs ont formulé des critiques de même nature. Une biostatisticienne a estimé que l’étude présente des problèmes de conception qui l’empêchent de renseigner sur l’effet réel des vaccins sur la santé à long terme, pointant notamment la comparaison de deux groupes très dissemblables — tailles d’échantillon, durées de suivi et profils démographiques inégaux. Les promoteurs du film répondent que ces limites sont inhérentes à toute étude rétrospective, et que l’absence d’étude comparative de grande ampleur menée par les autorités publiques constitue, précisément, le problème qu’ils dénoncent.

Des doutes qui ne sont pas tous infondés

Si la thèse d’ensemble du film — selon laquelle l’ensemble du calendrier vaccinal dégraderait la santé des enfants — ne fait pas consensus scientifique, loin s’en faut, il serait malhonnête de prétendre qu’aucun vaccin n’a jamais posé question. L’histoire récente compte plusieurs cas avérés : le vaccin Pandemrix contre la grippe H1N1, en 2009, a été associé à des cas de narcolepsie ; le vaccin Dengvaxia contre la dengue a été retiré aux Philippines après la mise en évidence d’effets indésirables sur certains profils. Les débats sur les adjuvants, sur la densité du calendrier vaccinal infantile, sur la robustesse de la pharmacovigilance ou sur les conflits d’intérêts au sein de l’industrie pharmaceutique sont, eux aussi, des sujets légitimes que les autorités sanitaires elles-mêmes reconnaissent comme objets de vigilance.

Cette part de doute légitime explique en grande partie l’audience que rencontrent des initiatives comme celle de Del Bigtree. La défiance vaccinale ne naît pas du néant : elle se nourrit aussi des conflits d’intérêt, des revirements et des certitudes mensongères affichées par les institutions, en particulier durant la crise du Covid.

La tournée française illustre la circulation transnationale de ces questions, désormais portées aux États-Unis jusqu’au sommet de l’administration sanitaire.

La liste des projections débats est disponible ici

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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3 réponses à “Vaccin : Une étude qui dérange. Une tournée de ciné-débats autour du film de Del Bigtree s’organise en France [La Vidéo]”

  1. Brounahans l'Alsaco dit :

    La seule chose qui puisse encore interroger c’est de croire au mirage vaccinal, mais pas seulement ! On injecte des produits toxiques et on prétend qu’ils vont protéger la vie ! Petit problème à résoudre par les fans des injections; comment se fait-il que le BCG, vaccin contre la tuberculose, soit censé immuniser par le Bacille de Koch inactivé, alors que ce même bacille, vivant, agressif, qui creuse des cavernes dans les alvéoles pulmonaires pendant la maladie, n’y arrive pas, vu que la tuberculose est une maladie récidivante ? On nous explique ? Mais l’ami, la foi n’a pas besoin de preuves, on croit, c’est tout ! Et mettre en doute la blouse blanche qui ne cherche aucun bénéfice financier dans l’affaire répond à du complotisme avéré !

  2. Daniel dit :

    Le jour où nos enfants auront le papillomavirus ou la méningite foudroyante, on en reparlera…

  3. Colonna dit :

    Le principe fondamental est primum non nocere.
    Si un médicament ou un vaccin produit plus d’effets adverses que sans ou des effets adverses dans le cadre d’un traitement préventif, il doit être retiré et une étude doit être menée pour enrichir les connaissances.
    Un vaccin devrait être encore plus sûr qu’un médicament puisqu’il est administré à des personnes saines et que la rencontre avec le microbe est hypothétique – statistiquement possible.
    Le constat semble être que les institutions se gardent bien d’avoir à mener les enquêtes épidémiologiques et donc les études.

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