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Une série d’études publiées dans la revue médicale The Lancet tire la sonnette d’alarme : la maladie rénale chronique (MRC) toucherait environ 844 millions d’adultes dans le monde, mais jusqu’à la moitié de ces cas ne seraient pas diagnostiqués. En cause, une pathologie qui progresse sans symptômes pendant des années — et des dépistages encore trop rares.
Une maladie qui avance masquée
La maladie rénale chronique se caractérise par une dégradation progressive et irréversible de la fonction rénale. Son particularité la plus redoutable : elle reste silencieuse durant la majeure partie de son évolution. Les patients peuvent perdre jusqu’à 90 % de la capacité de leurs reins avant de ressentir le moindre signe clinique. Le diagnostic repose alors presque exclusivement sur des analyses biologiques — et encore faut-il les prescrire.
Les facteurs de risque identifiés comprennent le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité, les antécédents familiaux d’insuffisance rénale ou cardiaque, le tabagisme et les antécédents de lésions rénales. Environ 80 % des personnes atteintes de MRC présentent au moins une autre pathologie chronique associée, le plus souvent le diabète ou une maladie cardiovasculaire.
Neuvième cause de mortalité mondiale, bientôt cinquième
Les chiffres projetés sont préoccupants. Actuellement classée au neuvième rang des causes de décès dans le monde, la maladie rénale chronique pourrait atteindre la cinquième place d’ici 2040, selon les projections épidémiologiques. Une progression qui s’explique notamment par le vieillissement des populations et la progression des maladies métaboliques comme le diabète de type 2.
Au stade terminal, la MRC impose le recours à la dialyse ou à la greffe rénale — deux prises en charge lourdes, coûteuses et aux conséquences importantes pour la qualité de vie des patients.
Un dépistage simple, encore trop peu utilisé
Les chercheurs impliqués dans les études du Lancet insistent sur un point : les outils de détection précoce existent, sont peu coûteux et restent largement sous-employés. Une combinaison d’analyse d’urine — pour détecter la présence de protéines, signe précoce d’une atteinte rénale — de bilan sanguin et de mesure de la pression artérielle suffirait à identifier la maladie bien avant qu’elle n’atteigne un stade critique.
Un dépistage systématique des populations à risque permettrait non seulement d’améliorer le pronostic individuel, mais aussi de réduire sensiblement la pression exercée sur les systèmes de santé par les hospitalisations et les traitements de suppléance rénale.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Maladie rénale chronique : une épidémie silencieuse qui touche des centaines de millions de personnes”
Les thiazydiques pour faire baisser la tension peuvent aussi déclancher une MRC…. il faut donc voir au labo le taux de créatinine et le DFG pour contrôler la santé des reins.
Sur la photo ce sont plutôt des rognons de veaux, voire de broutards à couper en tranches, à la poêle avec un modeste Chinon qui aurait plus à Jean Carmet.
Combien de maladies rénales dues aux poisons de big-pharma ? Qui a la liste ?