Le 16 mai 2026, Salim El Koudri, 31 ans, a lancé sa Citroën C3 à pleine vitesse sur le trottoir de la Via Emilia Centro, en plein cœur de Modène, un samedi après-midi. Huit personnes ont été fauchées, quatre grièvement blessées, certaines amputées. Après l’impact, il est sorti du véhicule et a poignardé les passants qui tentaient de l’immobiliser. À son avocat, il a déclaré sans ambiguïté : « Je suis sorti de chez moi pour mourir, je n’avais qu’à accélérer » et « je voulais renverser le plus de gens possible. »
Un acte terroriste, donc. Ou du moins ce que l’on appelait ainsi avant que le mot devienne trop encombrant.
Le traitement médiatique, ou l’art du contournement
Ce qui s’est passé ensuite dans les médias italiens — et plus largement européens — est devenu presque aussi prévisible que l’acte lui-même. Les premières dépêches ont mis en avant le curriculum de l’assaillant : diplômé en économie, sans casier judiciaire, ancien patient psychiatrique suivi jusqu’en 2024 dans un centre de santé mentale. Ses origines : reléguées en fin d’article, quand elles n’étaient pas simplement omises.
Le schéma est connu. À chaque agression, attentat ou meurtre impliquant un auteur d’origine étrangère et de confession musulmane, une partie de la presse européenne semble se mobiliser non pour décrire les faits dans leur intégralité, mais pour en neutraliser la dimension identifiable. La pathologie psychiatrique est convoquée en premier. Le contexte social ensuite. L’origine, jamais — ou le plus tard possible, discrètement, comme une information honteuse.
Des chiffres que personne ne conteste mais que beaucoup préfèrent ignorer
L’article du consultant Alessandro Nardone, publié dans la presse italienne dans la foulée de l’attaque, cite des données officielles du ministère de l’Intérieur italien et de Il Sole 24 Ore pour 2024 : les étrangers représentent environ 9 % de la population résidente mais constituent 34,7 % des personnes mises en cause ou arrêtées pour des infractions. Dans les délits contre les biens, la proportion dépasse 60 % pour les agressions à l’arraché et les vols à la tire. Les immigrés clandestins, moins de 1 % de la population, seraient impliqués dans environ 28 % de l’ensemble des infractions.
Ces chiffres proviennent du ministère de l’Intérieur, du département de l’Administration pénitentiaire et de l’ISTAT, l’équivalent italien de l’INSEE. Ils ne sont pas contestés sur le plan factuel. Ils sont simplement peu cités.
L’influence des Frères musulmans en Europe : le tabou dans le tabou
Nardone va plus loin et rappelle les conclusions des journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot dans leur enquête Qatar Papers (2019), fondée sur des milliers de documents internes de Qatar Charity. Selon ces travaux, le Qatar aurait financé plus de 140 projets en Europe — mosquées, écoles coraniques, centres culturels islamiques — pour un montant estimé entre 71 et 123 millions d’euros, dont environ 90 % auraient transité vers des réseaux liés directement ou indirectement aux Frères musulmans. L’Italie aurait été le premier pays bénéficiaire, avec 45 projets représentant environ 22 millions d’euros pour la seule année 2014, impliquant des villes comme Modène, Bergame, Rome, Milan ou Brescia.
Le résultat de ces années d’investissement idéologique est visible dans le paysage culturel européen : des think tanks, des chaires universitaires, des accords de recherche construits autour d’une grille de lecture précise, selon laquelle l’islamophobie constitue le danger principal et les statistiques deviennent suspectes dès lors qu’elles décrivent des réalités inconfortables.
Un symptôme, pas une exception
Ce qui s’est passé Via Emilia Centro n’est pas un fait divers isolé. C’est le point de convergence de plusieurs tendances lourdes : une immigration de masse insuffisamment régulée, des communautés qui coexistent sans s’intégrer, des générations de jeunes hommes élevés dans un entre-soi hostile à la société d’accueil, et un appareil médiatique et culturel qui a progressivement substitué à sa mission d’information une fonction de gestion des représentations.
La question n’est pas de désigner collectivement une communauté. Elle est de reconnaître qu’une partie de ce qui se joue à Modène, à Belfast, à Paris ou dans les banlieues bretonnes relève d’un même phénomène structurel que l’on ne résoudra pas en changeant les mots pour ne pas nommer les choses.
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[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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