Le tribunal correctionnel d’Angers a condamné mercredi 10 juin Jean-Eudes Gannat, conseiller municipal d’opposition à Segré-en-Anjou Bleu et militant identitaire, à trois mois de prison avec sursis pour « injure » et « provocation à la haine raciale ». L’intéressé a immédiatement annoncé son intention de faire appel — il est donc présumé innocent à ce stade — et la décision illustre avec une clarté redoutable l’état de délabrement intellectuel et moral d’une institution judiciaire qui n’en finit pas de perdre le sens des priorités.
Les faits : une vidéo et une légende
Le 4 novembre 2025, Jean-Eudes Gannat publie sur ses réseaux sociaux une vidéo filmée devant un supermarché Leclerc de Segré, en Maine-et-Loire. On y voit plusieurs réfugiés afghans installés aux abords du magasin. La légende accompagnant la séquence : « Marre de vivre avec les cousins des Talibans jusqu’au fin fond de nos campagnes. »
Moins de douze heures plus tard, il était en garde à vue. Mis en examen, renvoyé devant le tribunal, jugé en mai, condamné en juin. Neuf mois de procédure rondement menée.
Jean-Eudes Gannat n’a pas attendu pour pointer lui-même l’absurdité de la situation. « La justice est capable de sévérité et de célérité. En neuf mois, on n’aura pas pu interroger l’homme suspecté du meurtre de Lyhanna dans une affaire de viol, tandis qu’il n’aura pas fallu douze heures après la publication de ma vidéo pour que je sois placé en garde à vue. »
Le parallèle est dévastateur. Jérôme Barella, suspect principal dans l’affaire Lyhanna, était connu des services judiciaires pour de multiples signalements et plaintes pour viols sur mineures. La procureure d’Auch n’avait pas appliqué la circulaire du Garde des Sceaux imposant le traitement prioritaire des affaires de violences sexuelles sur mineurs. Résultat : une enfant de onze ans est morte.
Jean-Eudes Gannat, lui, a posté une vidéo avec un commentaire déplaisant. Douze heures de délai pour la garde à vue.
Rassurez vous la Justice sait être ferme !
(Je vais bien évidemment faire appel et recommencer autant qu’il le faudra.)#Lyhanna pic.twitter.com/uRtIAt1G9V
— Jean Eudes Gannat 🐝 (@gannat_JEG) June 10, 2026
Un jugement politique déguisé en décision de justice
Le tribunal a considéré que les propos de Gannat constituaient « une atteinte à la tolérance, à la paix sociale et à l’ordre public », dans un contexte où « les agressions racistes et xénophobes se multiplient ». Les juges ont ainsi justifié une condamnation pour des mots prononcés en ligne par le contexte général d’un pays — comme si la responsabilité pénale d’un individu devait s’apprécier à l’aune du climat politique du moment.
SOS Racisme et la Ligue des droits de l’Homme s’étaient constituées parties civiles — deux associations militantes idéologiquement orientées, dotées d’un levier judiciaire qui leur permet de poursuivre des particuliers pour des opinions. Elles ont obtenu des dommages et intérêts. Les cinq Afghans visés par la vidéo ont chacun obtenu 800 euros.
La défense avait plaidé la relaxe, estimant que Jean-Eudes Gannat exerçait simplement sa liberté d’expression en décrivant une situation qu’il jugeait problématique dans sa commune. Les avocats avaient dénoncé une procédure « arbitraire et politique ». Le tribunal ne les a pas suivis.
Ce que cette condamnation dit de la France de 2026
Jean-Eudes Gannat avait obtenu 21,72 % des suffrages aux dernières élections municipales à Segré-en-Anjou Bleu, ville de 17 000 habitants. Il siège dans l’opposition avec six de ses colistiers. C’est donc un élu légitimement mandaté par ses concitoyens qui est condamné pour avoir exprimé publiquement ce que des millions de Français pensent en privé.
Qualifier des ressortissants afghans de « cousins des talibans » est une formulation certes vigoureuse. Mais dans un pays où des professeurs sont assassinés pour avoir montré des caricatures, où des fillettes de onze ans meurent faute de traitement prioritaire des plaintes pour pédophilie, où des émeutiers incendient des quartiers entiers sans que la justice ne démontre la même célérité qu’avec Gannat — dans ce pays-là, condamner un élu local pour une légende sur les réseaux sociaux relève d’un sens des priorités qui défie la raison.
Jean-Eudes Gannat a annoncé qu’il ferait appel. Il est présumé innocent. Et il a conclu par une phrase qui résume mieux que n’importe quel éditorial l’état d’esprit d’une part croissante de la France : « Les juges ont voulu faire de moi un exemple. Ça ne m’empêchera pas de continuer. »
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
10 réponses à “Jean-Eudes Gannat condamné à trois mois avec sursis pour une vidéo : La liberté d’expression en danger”
Supprimer le droit d’asile.
Les afgans sont bien des talibans , rien de pejoratifs .
La remigration doit être rendue désirable et obligatoire
En France le délit d’opinion est un fait , la justice est plus rapide a OBEÏR aux associations bien pensante qu’a mettre derrière les barreau les pédophiles , avec la prochaine loi Bergé qui si elle est voté par le parlement donnera encore plus de pouvoir a ses associations ; de ce faite nous aurons une justice populaire Gôchiste encore forte , intrusive, jusque dans les foyers , qui remplacera la justice « légal ». La devise de ce pays n’existe plus .
Et pendant ce temps là, des pédophiles sont laissés en liberté !!!
On appelle cela justice ?
JE Gannat est l’illustration régionale de la censure combinée entre la PQR, une certaine justice et des antifrançais affolés de constater qu’ils perdent la main sur la doxa, grâce notamment à l’édification efficace des patriotes qui œuvrent les yeux, se préparent à la relève.
Vitesse à comparer avec l’affaire du meurtrier de Hylanna!!!
Cousins des talibans: on peut se défendre en disant qu’on peut être cousin sans être de même opinion.Je pourrais être cousin d’un voleur sans en être un.La justice déconne à fond. Vraiment lamentable.
Rendez à César ce qui appartient à César et aux Français ce qui leur appartient…
« Une atteinte à la tolérance, à la paix sociale et à l’ordre public » : il faut donc se taire face à cette immigration de masse. Dire qu’ « il y en marre de vivre avec les cousins des talibans » est donc une INJURE ? Et bien il va falloir mettre en taule 70% des Français qui pensent la même chose. Avec les JUGES ROUGES qui se soucient davantage des opinions légitimes plus que des violeurs d’enfants, on est vraiment mal barrés dans ce pays.
Allez les pédophiles, la France est à vous et les enfants avec !… Quant aux bons citoyens qui osent dire le réel, ils doivent rentrer dans la niche !
Justice de Merde dans un pays où les juges sont les seuls à n’avoir de compte à rendre à personne!
il faut etre débile,ou ignare,ou malfaisant pour imaginer pouvoir intégrer des gens d’une culture totalement différente de la notre ,saut tres rares exceptions !!! ( chez nous les femmes sont en petites tenues dans les panneaux publicitaires (vive la liberté) la bas les vivantes sont cachées sous des velours épais en plein soleil ) ce fait ,significatif, est un gouffre psychologique culturel…j ai voyagé dans ce pays dans les années 70 et c’est une autre planete…les viols,assassinats,agressions ne sont que conséquences logiques à la perversion des organisateurs de ce chaos mondial
Plusieurs choses m’interrogent sur le traitement de cette information. 1-« On y voit plusieurs réfugiés afghans » : depuis quand affirme-t-on à 100% l’origine des gens à leur apparence ? 2- si effectivement ces femmes voilées étaient afghanes, elles ne sont pas là par hasard, elles ont simplement fui leur pays de peur d’être encore plus maltraitées qu’ici. La notion de réfugiées prend alors ici tout son sens. 2bis : ce n’est pas parce qu’on est afghan qu’on est forcément cousin des talibans. 3- nous avons en France la liberté de penser certes, mais la liberté d’expression a tout de même des limites et il faut bien s’en souvenir. Car sinon nous tombons effectivement dans l’incitation à la haine raciale, ce qui est contraire à la République, n’en déplaise à certains commentateurs. 4- que ce monsieur Gannat joue désormais la victime absolue ou la sainte effarouchée ne me touche guère, il savait très bien les conséquences de ses propos, je ne le plaindrai donc point. 5- en tant que responsable politique local, il est par contre de son devoir de proposer des solutions constructives et non pas destructrices du bien-être local de ces administrés. Ps : je m’attends à bien des foudres, bien des 👎🏻, mais cela ne m’atteindra pas car *censuré*.