Révélé au grand public par la deuxième saison de la Star Academy en 2002, Georges-Alain Jones n’a jamais cessé d’avancer. Cuisinier, chanteur, commentateur sportif, régisseur de plateau sur les tournées : il revendique un parcours fait de métiers choisis et de rencontres. Avec son nouveau titre « Je vous laisse », cosigné avec John Mamann et Corson, il s’apprête à retrouver la scène à l’automne 2026. L’occasion d’un échange où il revient, sans détour ni nostalgie, sur sa vie, son rapport au regard des autres et sa fille. Entretien.
Breizh-info.com : « Je vous laisse » — c’est un titre qui sonne comme un adieu ou comme une libération ? Les deux lectures sont possibles, et c’est peut-être ce qui rend ce titre fort. Qu’est-ce que vous avez voulu dire en l’écrivant ?
Georges-Alain Jones : Alors pour ma part, à aucun moment je ne veux exprimer un adieu, ni une libération. C’est surtout un bref récit de ce qu’il m’est arrivé entre-temps. Et l’importance qu’a ma fille sur ma vie. Pour la signification du « je vous laisse », c’est davantage « je laisse parler les gens ».
Breizh-info.com : Vous avez traversé beaucoup de vies en une, beaucoup de métiers différents. Avez-vous l’impression d’avoir raté votre vie, ou au contraire de l’avoir vraiment vécue ?
Georges-Alain Jones :J’étais backliner ou régisseur plateau. J’ai eu le plaisir de travailler sur plusieurs tournées et dans de nombreuses salles, c’était un plaisir. J’ai plus l’impression de vivre comme le commun des mortels. Par contre, j’ai toujours exercé des métiers que j’aime.
Breizh-info.com : La Star Academy, saison 2, 2002. Vous aviez 27 ans, un profil atypique dans un format conçu pour fabriquer des pop stars lisses. Avez-vous eu conscience dès le départ d’être un ovni dans cette machine ?
Georges-Alain Jones :Non, je n’ai eu aucune impression, ce n’est pas le genre de question que je me pose, en toute franchise.
Breizh-info.com : Qu’est-ce que ça faisait de déclencher autant d’émotions aussi contradictoires chez des gens qui ne vous connaissaient pas ?
Georges-Alain Jones :Je ne m’occupe que très peu de savoir ce que je déclenche, que ce soit positif ou négatif. Je suis imparfait, je suis humain. Donc j’essaie surtout de m’améliorer le plus possible humainement.
Breizh-info.com : Vous avez connu Universal, l’indépendance, les tournées, puis l’arrêt, puis les petits boulots. Quel moment de votre vie vous a le plus appris sur vous-même ?
Georges-Alain Jones :J’ai l’impression d’avoir appris à chaque moment de ma vie… que tout ceci fait partie de moi… des rencontres, des projets… ça m’a apporté beaucoup pour la personne que je suis devenue maintenant.
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Breizh-info.com : « Je vous laisse » est cosigné avec John Mamann et Corson — deux noms bien ancrés dans la pop française actuelle. Comment s’est passée cette rencontre ?
Georges-Alain Jones :Cette rencontre s’est passée le plus simplement du monde. Ce sont deux personnes humainement très cool et professionnellement irréprochables. C’était donc un réel plaisir de pouvoir collaborer avec eux.
Breizh-info.com : Vous partez en tournée à l’automne 2026 — Reims, Lille, Bordeaux, Creutzwald… C’est quoi, la scène aujourd’hui, par rapport à ce que c’était au début des années 2000 ?
Georges-Alain Jones :Oui, effectivement, j’ai la chance de pouvoir retrouver la scène cet automne. C’est avec une impatience non dissimulée qu’il me tarde d’y être. Je ne vois aucune différence avec avant : on se retrouve sur scène avec des musiciens et face au public. Le plaisir reste le même.
Breizh-info.com : Si vous deviez écrire une chanson pour le Georges-Alain Jones de 2002 — celui qui entrait à la Star Academy — qu’est-ce que vous lui diriez ?
Georges-Alain Jones :Je pense ne rien dire du tout. J’ai été moi-même : sincère, avec mes défauts et mes qualités.
Propos recueillis par YV
Crédit photo : Sylvain Schorr (DR)
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