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Le chanteur breton Pêr Vari Kervarec entame ce printemps l’une des tournées les plus denses de la scène musicale bretonne contemporaine. De la cathédrale Saint-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon, ce 26 avril, à l’église parisienne de la Madeleine, programmée le 24 janvier 2027, l’interprète et bombardier finistérien fera étape dans une cinquantaine de lieux patrimoniaux à travers les cinq départements bretons, mais aussi en Normandie, dans la Sarthe, dans le Var et à Paris. Trois spectacles distincts s’enchaînent au fil des saisons, dans des configurations différentes mais avec un fil conducteur commun : faire résonner la voix bretonne dans les pierres anciennes des églises, chapelles, basiliques et cathédrales de l’Ouest.
Trois spectacles, trois formules
La singularité de cette tournée tient à la coexistence de trois propositions artistiques portées par le même artiste. Le trio Pêr Vari Kervarec, baptisé « L’Héritage de Bretagne », constitue la formule la plus fréquente du programme : le chanteur s’y entoure de musiciens pour livrer un répertoire axé sur la mémoire musicale bretonne. C’est cette formule qui ouvre la tournée à Saint-Pol-de-Léon, et qui se retrouve aussi bien dans les cathédrales (Saint-Étienne de Saint-Brieuc, Saint-Samson de Dol-de-Bretagne, Saint-Corentin de Quimper, Notre-Dame d’Évreux) que dans les chapelles plus modestes des bourgs bretons.
La deuxième formule est le duo avec la pianiste Caroline Faget, présenté sous le titre Kan ar Meiñ — « le chant de la pierre » en breton. Cette création, qui prendra son envol depuis l’église Notre-Dame de Châteaulin le samedi 2 mai à 19 h, fait suite à Gwragez, l’île aux femmes, le précédent spectacle du duo créé en 2023 et qui avait notamment empli l’église de la Madeleine à Paris. Caroline Faget, qui enseigne le piano à l’école municipale de Châteaulin, accompagne le chant breton et la bombarde de Pêr Vari Kervarec d’un piano contemplatif, dans un dialogue qui n’allait pas de soi sur le papier mais qui s’est imposé au fil des répétitions, comme la pianiste l’a confié à Ouest-France. Ce duo concentre l’essentiel des dates estivales, de Rennes — aux Champs Libres le 13 mai — à Lanester en septembre, en passant par Roscoff, Vannes, Pont-Aven, Hennebont ou encore Plouha et la chapelle de Kermaria-an-Iskuit.
La troisième formule est plus exceptionnelle : il s’agit d’une création originale pour le Festival de Cornouaille, intitulée Horizons Bretons, qui sera donnée le 24 juillet au Théâtre de Cornouaille à Quimper. Cette commande institutionnelle vient ponctuer une saison estivale particulièrement chargée et constitue, à mi-parcours, l’un des temps forts de la tournée.
Une géographie d’églises et de chapelles
Le choix des lieux n’est pas anecdotique. À de très rares exceptions près — Les Champs Libres à Rennes, le Théâtre de Cornouaille à Quimper, le musée Breizh Odyssée à Landévennec, le manoir de Kérenneur à Plourin, ou encore la Ville Close de Concarneau — la quasi-totalité des dates investit le patrimoine religieux breton. Cathédrales, basiliques, abbayes, églises paroissiales et chapelles isolées se succèdent sur l’affiche : la basilique de Guingamp, l’abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys, la basilique d’Hennebont, l’église Notre-Dame-de-Croaz-Batz à Roscoff, la chapelle Sainte-Anne de Plonévez-Porzay, la chapelle Saint-Tugen à Primelin, ou encore Notre-Dame-de-Pitié au Croisic. Chaque lieu apporte son acoustique propre, son volume sonore, sa résonance. Et chacun témoigne, à sa manière, du maillage exceptionnellement dense d’édifices religieux qui caractérise la péninsule bretonne et que cette tournée contribue, indirectement, à faire vivre.
Un calendrier dense d’avril 2026 à janvier 2027
La tournée s’étire sur près de dix mois. Mai verra défiler les concerts à Châteaulin, Saint-Brieuc, Rosporden, Rennes, Baud, Landévennec, Saint-Thurien, Dol-de-Bretagne, Gourin, Guingamp et Quimper. Juin poursuivra à Ploemeur, Crozon, Loctudy et Querrien — où le concert du 28 juin à l’église Saint-Pierre devrait attirer l’attention dans le pays de Quimperlé.
Juillet et août constituent le cœur de la saison, avec une moyenne d’une date tous les deux jours environ : Clohars-Fouesnant, Saint-Malo, Primelin, Questembert, Roscoff, Concarneau, Vannes, Plourin, Carnac, Saint-Thégonnec, Moncontour, Quimper (Festival de Cornouaille le 24, puis chapelle Ty Mamm Doué le 4 août), Le Croisic, Saint-Gildas-de-Rhuys, Plonévez-Porzay, Pont-Aven, Perros-Guirec, Plouescat, Concarneau à nouveau, Plouha, Bourbriac, Auray, Neulliac, Cancale, Plouhinec, Hennebont, Batz-sur-Mer et Douarnenez.
Septembre mènera l’artiste à Lanester puis Fouesnant, avant le grand virage hors Bretagne : Évreux fin septembre, Sablé-sur-Sarthe début octobre, Asserac le 11 octobre, Le Havre le 18 octobre, puis une série dans le Var entre le 22 et le 25 octobre. La tournée se conclura symboliquement à Paris le 24 janvier 2027, en l’église de la Madeleine — retour sur le lieu où le précédent spectacle du duo avait fait salle comble.
Pour qui souhaite découvrir l’une ou l’autre des trois propositions, le concert d’ouverture du duo Kan ar Meiñ à Châteaulin, le 2 mai, s’effectuera sur le principe de la participation libre — formule qui pourrait se retrouver pour plusieurs autres dates dans des lieux patrimoniaux bretons. Le programme complet et les réservations sont à consulter auprès des organisateurs locaux et des sites des artistes.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Kan ar Mein . Pêr Vari Kervarec en tournée bretonne et au-delà : Une cinquantaine de dates, d’avril 2026 à janvier 2027”
Assérac est en Bretagne dans le Pays Nantais et non hors de Bretagne. Il n’y a aucun nom finissant par ac en pays d’Oïl.
Encore une faute dans Neulliac…
Beaucoup de censeurs lisent Breizh Info. S’agit-il de Pangloss ou d’agents infiltrés de LFI?