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Au menu de cette nuit de Mondial : l’exploit défensif d’un Iran sabreuvé de tracasseries logistiques, qui tient la Belgique en échec grâce à un gardien des grands soirs ; le Cap-Vert, équipe de toutes les surprises, qui accroche l’Uruguay au terme d’un match aux deux buts troublants ; l’Égypte et l’Espagne, enfin, qui s’offrent des victoires de prestige.
Iran 0 – 0 Belgique : David tient tête à Goliath
À Los Angeles, l’Iran a frôlé l’exploit. Réduite à dix après l’expulsion de Nathan Ngoy à la 66e minute, la Belgique aurait pu profiter de sa supériorité numérique. Mais ce sont bien les Iraniens, accrocheurs et disciplinés dans un 5-4-1 hermétique, qui ont fait douter les Diables Rouges jusqu’au bout (0-0). Mehdi Taremi avait même cru ouvrir le score en première période, avant que la VAR n’annule son but pour un hors-jeu d’un centimètre.
Le héros de la soirée a un nom : Alireza Beiranvand. Le portier iranien de 40 ans a multiplié les parades décisives, étouffant les rares assauts belges, notamment une reprise à bout portant de Maxim De Cuyper. En face, seul Thibaut Courtois a maintenu sa sélection à flot, repoussant à deux reprises des tentatives dangereuses. Empruntés, nerveux, plombés par un Romelu Lukaku en total manque de rythme et un Kevin De Bruyne en deçà, les Belges ont raté leur entrée dans la compétition.
Cette performance iranienne mérite d’autant plus le respect que l’équipe d’Amir Ghalenoei évolue dans des conditions ubuesques : contrainte de regagner le Mexique après chaque rencontre, malmenée par l’organisation américaine, la sélection iranienne dispute ce Mondial avec un handicap logistique permanent. Tenir un nul face à un cador européen dans ce contexte relève de la prouesse. La Belgique, elle, jouera sa qualification face à la Nouvelle-Zélande le 26 juin, sous une pression maximale.
Uruguay 2 – 2 Cap-Vert : l’exploit continu des Requins Bleus… et deux buts qui interrogent
Pour sa toute première Coupe du monde, le Cap-Vert n’en finit plus d’étonner. Après avoir tenu l’Espagne en échec (0-0), les Requins Bleus ont récidivé en accrochant l’Uruguay (2-2), s’offrant les deux premiers buts de leur histoire dans la compétition. Kevin Lenini avait d’abord ouvert le score sur un superbe coup franc lointain (21e), avant que la Celeste ne renverse la situation juste avant la pause par Maxi Araujo (44e) et Augustin Canobbio (45e+6).
C’est là que le bât blesse pour l’Uruguay. Car les deux buts encaissés interrogent. Le premier naît d’un coup franc sur lequel le gardien Fernando Muslera est mal inspiré tout comme les deux défenseurs qui s’enlèvent du mur ; le second, en seconde période, résulte d’une sortie totalement injustifiée du portier de 40 ans, parti à trente mètres de sa cage sur une passe en retrait ratée, contourné sans difficulté par Helio Varela qui n’a plus qu’à conclure dans le but vide (61e). Quatrième erreur de Muslera menant directement à un but en Coupe du monde : une accumulation qui, dans le contexte d’un Mondial où l’argent des paris sportifs coule à flots, ne manquera pas de nourrir les interrogations des plus sceptiques sur l’étrange générosité défensive de la Celeste. Sans accusation formelle, le scénario a de quoi faire lever quelques sourcils. L’Uruguay de Marcelo Bielsa, avec deux points seulement, devra désormais battre l’Espagne pour survivre.
Égypte 3 – 1 Nouvelle-Zélande : Salah écrit l’histoire
À Vancouver, l’Égypte a décroché la première victoire de son histoire en Coupe du monde (3-1). Menés à la pause après un but de Finn Surman (15e), les Pharaons ont totalement renversé la rencontre au retour des vestiaires. Mostafa Ziko a égalisé de la tête (58e), avant que Mohamed Salah ne concrétise la domination égyptienne (67e) et que Trezeguet ne scelle le succès (82e). Buteur et passeur, le capitaine de 34 ans devient le meilleur buteur égyptien de l’histoire en Coupe du monde et le joueur le plus capé du pays en tournoi majeur. L’Égypte prend la tête du groupe G.
Espagne 4 – 0 Arabie saoudite : Lamine Yamal lance la Roja
À Atlanta, l’Espagne a déroulé face à une Arabie saoudite dépassée (4-0). Titulaire pour la première fois en Coupe du monde après sa blessure, le prodige Lamine Yamal, 18 ans, a ouvert le score (10e) et illuminé la rencontre. Mikel Oyarzabal, auteur d’un doublé (21e, 24e) et d’une passe décisive, s’est racheté après un premier match raté contre le Cap-Vert. Un but contre son camp d’Al Tambakti (49e) a parachevé la démonstration. La Roja se relance idéalement avant d’affronter l’Uruguay.
Une fronde monte contre les pauses fraîcheur
En marge des matchs, la grogne enfle contre les pauses fraîcheur instaurées durant ce Mondial. Après Marcelo Bielsa, c’est Lionel Scaloni qui a tiré à boulets rouges sur ces interruptions, estimant qu’elles cassent le rythme et favorisent les équipes dominées. Le sélectionneur argentin juge ce système de quart-temps « irréel » — un débat qui s’ajoute à celui des conditions de jeu jugées chaotiques par plusieurs sélections.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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