Vitoria, Bilbao, Eibar : des supporteurs de l’Espagne attaqués par des indépendantistes basques

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Pendant que l’Espagne décrochait dimanche soir sa deuxième Coupe du monde face à l’Argentine, plusieurs villes du Pays basque espagnol connaissaient une soirée d’un tout autre genre. Agressions physiques, drapeau incendié, tentative de sabotage d’un écran géant : les incidents, imputés à la mouvance indépendantiste radicale, ont émaillé une journée par ailleurs festive dans le reste du pays.

Vitoria : trente assaillants, du gaz poivré et deux blessés

L’épisode le plus grave s’est produit à Vitoria-Gasteiz, capitale de l’Álava. Une trentaine de minutes avant le coup d’envoi, un groupe d’environ trente personnes — présentées par la presse espagnole comme proches des ultras d’Alavés — a pris à partie deux jeunes portant le maillot de la sélection espagnole, dans la calle Cuchillería, en plein centre historique.

Les agresseurs ont d’abord aspergé leurs victimes de gaz poivré, dispersant du même coup les personnes venues leur porter secours, avant de les rouer de coups de poing et de pied. À l’arrivée de l’Ertzaintza, la police autonome basque, les deux jeunes présentaient des visages tuméfiés et se trouvaient désorientés. Aucune interpellation n’a eu lieu sur place.

Ce n’était pas le seul incident de la journée dans la ville. La police locale a identifié trois jeunes ayant frappé un autre supporter de l’Espagne calle Portal de Legutiano. Celui-ci s’est débattu mais a encaissé plusieurs coups. Retrouvés par les agents, les agresseurs ont reconnu les faits, expliquant que tout était parti d’un simple croisement de regards. Faute de plainte déposée par la victime, aucune arrestation n’a suivi.

Bilbao : l’écran géant du PP pris pour cible

À Bilbao, la tension s’est cristallisée autour d’un écran géant. Le maire, Juan María Aburto, ayant refusé d’installer un dispositif municipal — faisant de la capitale biscayenne la seule d’Euskadi dans ce cas —, c’est le Parti populaire qui avait monté sa propre installation dans le parc de Doña Casilda, en plein centre-ville.

Ernai, l’organisation de jeunesse du parti Sortu, avait appelé à manifester dans plusieurs villes pour réclamer l’officialisation de la sélection basque. Partie de La Casilla peu après 19h20, la marche a convergé vers le parc. Sur place, plusieurs manifestants vêtus du maillot vert de l’Euskal Selekzioa ont tenté de renverser la structure et d’arracher les câbles d’alimentation. Des bouteilles et divers objets ont été lancés, des barrières dégradées, et les spectateurs pris à partie.

L’Ertzaintza est intervenue rapidement, établissant un cordon de sécurité pour protéger les centaines de personnes venues suivre le match. La diffusion, brièvement interrompue, a pu reprendre. Des incidents ont également été signalés place Campuzano, avec des jets de projectiles contre les policiers.

Eibar : drapeau brûlé sur la place du village d’Oyarzábal

À Eibar, en Guipuscoa, la symbolique était particulièrement appuyée. La plaza Unzaga, où un écran géant avait été dressé, se trouve dans la commune natale de Mikel Oyarzábal, l’un des joueurs de la sélection espagnole. Avant le match, des inscriptions y étaient apparues : « Puta España », « Espainolismoa borrokatu » (combattre l’espagnolisme).

Alors que la place rassemblait des milliers de personnes et que la rencontre était en cours, une demi-douzaine d’individus encagoulés ont allumé des fumigènes depuis un mirador et brûlé un drapeau espagnol. Ils ont déployé plusieurs banderoles : l’une barrant les drapeaux espagnol et français, accompagnée du blason « Zazpiak bat » et du slogan « Gurea Euskal Selekzioa » (la nôtre, c’est la sélection basque) ; une autre, de grandes dimensions, portant le mot « boycott » et l’écusson espagnol rayé. Le mouvement Zazpi Baietz avait également organisé une mobilisation dans la journée pour l’officialisation de la sélection basque. Aucune violence physique majeure n’a été signalée sur place.

Au total, l’Ertzaintza a identifié une vingtaine de personnes en Biscaye — dont l’une mise en cause pour menaces avec arme blanche et jets de projectiles, quatre autres proposées pour sanction administrative — et trois en Álava, où un homme a été arrêté pour agression sur un policier. Des tensions mineures ont aussi été relevées à Barakaldo lors de l’installation d’un écran. Les investigations se poursuivent.

Ces incidents ne constituent pas une nouveauté. Le rejet des symboles de l’État espagnol et de « la Roja » par une partie de la mouvance abertzale s’exprime régulièrement lors des grands rendez-vous sportifs — des scènes comparables avaient déjà été observées lors du sacre espagnol de 2010. La revendication d’une sélection basque officielle en constitue le versant politique, portée notamment par le PNV et EH Bildu, qui tenaient précisément le jour de la finale un meeting à Bergara sur la « nation basque et son droit à décider ».

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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2 réponses à “Vitoria, Bilbao, Eibar : des supporteurs de l’Espagne attaqués par des indépendantistes basques”

  1. Christian LE PABIC dit :

    Est-il nécessaire de rappeler que les organisations « nationalistes » basques sont d’abord et avant tout des groupuscules d’extrême-gauche. Il n’est donc pas étonnant que, comme chez nous les « antifas » et autres « écolo-gaucho-woke », ils ne connaissent que le fanatisme et la violence, en bons totalitaires qu’ils sont.

  2. Travis dit :

    Faut bien que jeunesse se passe…

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