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MAJ : Elon Musk vient de donner une portée mondiale au film en le rendant disponible 48h gratuitement sur X. A vous !
— Elon Musk (@elonmusk) June 25, 2026
Il fallait bien deux parias pour accoucher du film le plus libre de l’année. D’un côté Armie Hammer, l’acteur jeté hors d’Hollywood sans procès ni condamnation. De l’autre Uwe Boll, le cinéaste que la critique mondiale adore détester. Ensemble, ils signent Citizen Vigilante, un thriller que l’Allemagne a purement et simplement banni de ses écrans. Quand le système se braque à ce point, c’est généralement qu’un film a touché un nerf. Décryptage d’un objet de cinéma qui dérange pour les bonnes raisons.
Un acteur effacé sans jugement, de retour par la petite porte
Rappelons les faits, puisqu’on a tendance à les oublier. Armie Hammer avait tout d’une grande star : la stature des jumeaux Winklevoss dans The Social Network de Fincher, le partenaire de Timothée Chalamet dans Call Me by Your Name, l’espion racé de The Man from U.N.C.L.E. de Guy Ritchie. George Miller le voyait même en Batman.
Puis vint 2021, la cascade d’accusations sur les réseaux, et la machine à broyer. Les productions s’évaporent, les agents disparaissent, le verdict tombe avant tout procès. Sauf que le procès, justement, n’aura jamais lieu : après enquête, la police de Los Angeles n’a retenu aucune charge criminelle contre lui. Aucune. Mais Hollywood, lui, avait déjà refermé le dossier. L’acteur a décrit lui-même cette traversée du désert comme une destruction totale de son identité professionnelle — sans emploi, sans agent, sans film. Voilà le mécanisme dans toute sa nudité : une réputation se gère collectivement, et le système ferme ses portes de façon synchronisée, sans nuance, sans appel.
C’est tout l’intérêt de ce retour. Là où l’industrie principale refusait de lui tendre la main, c’est un marginal qui l’a fait. Et le résultat, de l’aveu même de plusieurs commentateurs, c’est qu’Hammer joue bien. Il porte les plans, il habite son personnage, il donne de la texture au récit. Du métier, pas de la résignation.
Uwe Boll, le franc-tireur que personne n’ose défendre
L’autre nom au générique fait sourire les cinéphiles : Uwe Boll, réputé « pire réalisateur en activité » pour ses adaptations de jeux vidéo restées dans les annales du nanar. On peut en rire. On peut aussi reconnaître à ce germano-canadien une qualité rare dans le cinéma contemporain : il ne se cache jamais. Interrogé sur le choix de Hammer, il répond sans détour qu’il l’a pris parce qu’il était disponible, écarté par les autres. La franchise désarme, et elle dit une vérité que les studios n’articuleront jamais : les acteurs blacklistés ne perdent pas leur talent, ils perdent seulement leur accessibilité.
Boll, issu d’une famille social-démocrate, récuse toute étiquette extrémiste. Il revendique avoir tourné des films montrant la réalité sous tous ses angles — y compris la sympathie pour les migrants, y compris la laideur du racisme. Citizen Vigilante, lui, explore selon ses mots la ligne de crête entre ce qui est juste et ce que les gens réclament.
Le sujet qui fâche : la criminalité qu’on n’a plus le droit de filmer
De quoi parle le film ? Hammer incarne Sanders, un Américain installé en Europe, héritier d’un empire immobilier, qui bascule dans l’auto-justice après le meurtre de sa mère. Sa cible : des criminels violents, des violeurs et des juges corrompus qui ont échappé à toute sanction réelle grâce aux failles du système judiciaire. Sa croisade en fait une icône virale, un héros populaire malgré lui, traqué par un chef d’Interpol incarné par Costas Mandylor, vétéran de la franchise Saw.
Le film s’inspire de cas allemands réels, dont une agression collective survenue à Hambourg en 2016 où les peines prononcées avaient été jugées clémentes. Et c’est là que tout se joue. Boll assume de représenter les criminels conformément aux schémas démographiques documentés, là où, selon ses défenseurs, les grosses productions hollywoodiennes et les fictions de la BBC pratiquent à l’inverse le race-swapping — recasting de criminels réels en Européens blancs, héros autochtones systématiquement transformés en oppresseurs. Citizen Vigilante prend le contre-pied exact de ce conformisme. D’où la fureur.
La commission de classification allemande, la FSK, a refusé toute classification d’âge au film — ce qui équivaut, sur le territoire de Boll, à une interdiction pure et simple : ni salles, ni support physique, ni plateformes régulées. Le motif officiel ? Le film inciterait à la violence contre les migrants et ferait l’apologie de l’auto-justice.
Boll a riposté en dénonçant une censure politique. Son argument fait mouche : son film n’est pas plus brutal que John Wick ou The Equalizer, qui ont reçu, eux, une classification standard. Pourquoi ce deux poids deux mesures ? Le cinéaste y voit le symptôme d’un système où partis au pouvoir, audiovisuel public, ONG et dispositifs subventionnés de « signalement » travaillent de concert sous la bannière de la « lutte contre la droite » et de la « défense de la démocratie ». Dans ce dispositif, quiconque conteste le récit dominant sur l’immigration se voit étiqueté ennemi de la démocratie et, si possible, poursuivi. Boll va plus loin : la protection des mineurs, y compris via le Digital Services Act européen, ne serait plus qu’un prétexte au contrôle de l’opinion — à l’heure où n’importe quel enfant peut tomber sur des images autrement plus crues en deux clics.
On notera l’ironie : ce bannissement a transformé un film à petit budget en objet médiatique mondial, commenté et disséqué bien au-delà de ce que sa modeste économie laissait présager. La censure, comme toujours, fait une publicité que l’argent ne saurait acheter.
Pourquoi il faut le voir
Soyons honnêtes : Citizen Vigilante divise, et la critique anglo-saxonne mainstream l’a éreinté avec la constance qu’on devine. Mais c’est précisément ce qui en fait un objet précieux. À l’heure où le cinéma occidental aseptise ses récits, inverse les rôles, réécrit le réel pour le conformer à la doxa, voilà un film qui ne filtre rien et regarde la criminalité en face, sans maquillage idéologique. On peut contester son esthétique de série B, ses outrances, son justicier hors-la-loi. On ne peut pas lui reprocher de mentir sur ce qu’il est.
Banni à Berlin, ignoré en France où il finira sans doute en VOD, Citizen Vigilante est disponible depuis le 19 juin aux États-Unis et au Canada, en salles limitées et sur les plateformes numériques. Un conseil : avant que les « Trusted Flags » et autres gardiens du temple ne décident pour vous, jugez sur pièces. C’est encore le meilleur moyen de leur déplaire.
Crédit photo : DR
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6 réponses à “« Citizen Vigilante » : le film qu’Hollywood et Berlin ne veulent surtout pas que vous voyiez – Dispo 48h gratuitement sur X [MAJ]”
Quiconque , particuliers, parti politique, personnes du spectacle appuis là ou cela fait mal , là ou c’est la réalité doit s’attendre a des attaques en règle contre sa personne , que ce soit des attaques physiques ou judiciaires .Les wokistes, les gôches, les « bien-pensants » déteste que l’on montre du doigts leurs méfaits , leurs connivences avec ceux qui veulent la destruction de l’occident, la destruction du monde chrétien pour le remplacer par leur « monde » fait de soumissions , d’interdits , d’arrestations, d’emprisonnement voir d’exécutions .
Ce film doit être partager au plus grand nombre avant qu’une censure définitive doit ordonner par ceux qui veulent transformer ce monde de liberté en un monde a la Polpot, Staline , voir pire.
Un genre Inspecteur Harry de Clint Eastwood ?
@Horsjeu Je dirais plutôt le justicier dans la ville avec Bronson
Mais ce que vous évoquez me fait penser aux nombreux films américains produits sur ce même thème. Ah évidemment c’était il y a quelques décennies…
https://x.com/elonmusk/status/2070157480915538098?s=20
Le réalisateur vient de le rendre disponible pour les prochaines 48h, et Elon Musk vient de le retweeter…
le premier qui dit la vérité il doit etre exécuté ……