Le directeur du FBI Kash Patel a publié, le 25 juin 2026 sur le réseau X, un bilan chiffré de l’action de son agence contre les prédateurs et trafiquants d’enfants depuis le début du second mandat de Donald Trump. Selon ces données, 7 200 enfants auraient été soustraits à des trafiquants et des prédateurs, soit une hausse de 42 % par rapport à l’administration précédente, et 3 500 prédateurs ou trafiquants auraient été incarcérés, un chiffre présenté comme en augmentation de 102 % sur la même base de comparaison.
« Si vous comptez nuire aux plus précieux et aux plus innocents d’entre nous, nos enfants, nous vous trouverons », a écrit le directeur du FBI, accompagnant son message d’une vidéo au ton martial évoquant des « unités d’intervention massives » déployées à l’échelle fédérale et locale pour démanteler les réseaux de trafic de l’intérieur.
Ces chiffres émanent directement de la communication du FBI et n’ont pas fait l’objet d’une vérification indépendante. On notera d’ailleurs une légère discordance entre le texte de Kash Patel, qui avance 42 % et 102 % d’augmentation, et la vidéo diffusée avec le message, dont le narrateur évoque des hausses respectives de 49 % et 108 % — un écart que l’agence n’explicite pas.
🚨 HOLY SMOKES. FBI Director Kash Patel reveals **3 MILLION** p*dophile accounts on the Tor network were taken down, plus a nearly 100% SURGE in child predator arrests
Publicité« 7,200 kids that we found that got to go home. 3,400 child predators and traffickers arrested. That’s up 99%… pic.twitter.com/neP3BsaOBR
— War Correspondent (@warDaniel47) June 26, 2026
Une communication offensive et assumée
Le directeur du FBI s’inscrit dans une stratégie de communication très politique, revendiquée comme telle. Selon lui, l’agence a été « reconstruite » en redéployant des agents depuis Washington vers le terrain, en renforçant le partage de renseignement et en mobilisant de nouvelles technologies, dont l’intelligence artificielle, pour traquer les prédateurs. La vidéo file la métaphore de la chasse inversée : les prédateurs seraient devenus les proies. Patel affirme par ailleurs que huit des dix fugitifs les plus recherchés du FBI ont été capturés en dix-sept mois.
Cette sortie prolonge une série d’annonces du même ordre. Dès le mois de mars, le directeur avait fait état de 1 700 prédateurs d’enfants arrêtés en 2025, de plus de 300 trafiquants interpellés, du démantèlement de réseaux liés au groupe de prédateurs en ligne 764 et de la fermeture de plusieurs millions de comptes pédocriminels sur le dark web. En février, il revendiquait pour 2025 un recul de 20 % du taux d’homicides, une hausse de 31 % des saisies de fentanyl et une augmentation de 290 % des coups de filet contre les gangs.
7,200 children rescued. A 42% increase from the previous administration.
3,500 predators/traffickers locked up. A 102% increase from the previous administration.
If you mean to bring harm to the most precious and innocent among us (our children) WE WILL FIND YOU!
-DKP🇺🇸 pic.twitter.com/NxyT6ASyxC
— FBI Director Kash Patel (@FBIDirectorKash) June 25, 2026
Une menace en ligne qui s’aggrave
Au-delà du bilan revendiqué par l’administration, les données émanant du Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC), une organisation à but non lucratif mandatée par le Congrès, dessinent une réalité préoccupante. Près de 30 000 enfants ont été signalés disparus aux États-Unis en 2024. Surtout, la « sextorsion » à motivation financière — le chantage exercé sur des mineurs sous la menace de diffuser des images intimes — connaît une forte progression : le NCMEC a reçu plus de 50 000 signalements de ce type l’an dernier, contre 36 000 en 2024.
L’organisation alerte sur une évolution des méthodes des prédateurs, qui basculent de plus en plus vite leurs échanges vers des messageries privées et chiffrées, rendant la détection plus difficile. Elle insiste sur un point à destination des familles : en cas de chantage, l’enfant doit chercher de l’aide avant de céder, car payer ou obtempérer met rarement fin au harcèlement, et la responsabilité incombe toujours au maître-chanteur, jamais à la victime.
Sur le terrain parlementaire, le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff porte une proposition de loi bipartisane, l’Ending Coercion of Children and Harm Online Act, destinée à combler un vide juridique. En l’état actuel du droit américain, aucune disposition claire ne réprime spécifiquement le fait de contraindre en ligne un mineur à se faire du mal ou à nuire à autrui. Le texte vise à ériger explicitement cette coercition en infraction pénale, alors que se multiplient les réseaux criminels cherchant à pousser des enfants vers des comportements violents ou autodestructeurs.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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