Deux buts dans le dernier quart d’heure, un gardien remplaçant héroïque et une Seleção en larmes : la nuit de dimanche à lundi a scellé l’un des plus retentissants renversements de cette Coupe du monde 2026. Au MetLife Stadium de New York, la Norvège a éliminé le Brésil (2-1) grâce à un doublé d’Erling Haaland, se hissant pour la première fois de son histoire en quarts de finale. Quelques heures plus tôt, dans la fournaise du stade Aztèque, l’Angleterre avait déjà validé son billet aux dépens du Mexique (3-2).
Nyland et Haaland brisent le rêve brésilien
Longtemps, le Brésil a cru à sa bonne étoile. Dominateur, porté par la vitesse de Vinicius Junior et de Gabriel Martinelli, il a buté sur un homme : Ørjan Nyland. Le gardien remplaçant du Séville FC, propulsé titulaire, a livré un match proche de la perfection, multipliant les parades décisives et repoussant même un penalty de Bruno Guimarães dès la 14e minute. Un arrêt d’autant plus lourd de sens qu’aucun Brésilien n’avait manqué de penalty en Coupe du monde depuis Zico, quarante ans plus tôt, face aux Bleus.
Alors que la rencontre semblait promise à la prolongation, Haaland est sorti de sa réserve. D’une tête à bout portant sur un centre d’Andreas Schjelderup (79e), puis d’une frappe croisée tranchante dans le temps additionnel (90e), l’avant-centre de Manchester City a puni un adversaire incapable de concrétiser sa domination. Neymar, entré en fin de match pour ce qui restera son dernier acte en Coupe du monde, a réduit l’écart sur penalty dans les arrêts de jeu avant de fondre en larmes. Le doublé porte le géant norvégien en tête du classement des buteurs, à égalité avec Messi et Mbappé.
Pour le Brésil, l’élimination est cruelle et symbolique. Deuxième sortie dès les huitièmes dans son histoire, la Seleção prolonge une disette qui dure depuis vingt-quatre ans. Carlo Ancelotti hérite d’un chantier considérable, et l’on retiendra ce constat sans appel : les très grands joueurs brésiliens siègent désormais dans les tribunes VIP plutôt que sur la pelouse.
L’Angleterre survit à la fournaise aztèque
Dans un stade Aztèque incandescent, l’Angleterre a vécu une tout autre épreuve : celle d’un public entièrement acquis à l’adversaire, saluant chaque touche mexicaine d’un « olé » et couvrant de sifflets la moindre possession anglaise. Dominés techniquement pendant une demi-heure, les hommes de Thomas Tuchel ont d’abord été sauvés par leur gardien Jordan Pickford, avant de renverser le cours du jeu grâce à Jude Bellingham, auteur d’un doublé en deux minutes (36e, 38e) sur des offrandes de Bukayo Saka.
La suite fut un chaos maîtrisé. Réduits à dix après l’expulsion de Jarell Quansah (54e), menant 3-2 grâce à un penalty transformé par l’inévitable Harry Kane — son sixième but dans le tournoi —, les Anglais ont subi une fin de match étouffante face à une Tri poussée par sa ferveur. Deux penalties litigieux, un manque d’occasions franches côté mexicain malgré la supériorité numérique, et le score a tenu. Pragmatiques puis solidaires, les Trois Lions ont arraché leur qualification.
Un choc nordique contre les Trois Lions
Le tableau des quarts se dessine donc : la Norvège d’Haaland affrontera l’Angleterre de Bellingham et Kane, le samedi 11 juillet à Miami. Un duel entre une nation qui découvre les sommets et une sélection anglaise habituée aux promesses non tenues, mais qui avance cette fois avec le sérieux des équipes qui vont au bout. Entre la puissance létale du cyborg norvégien et la profondeur de l’effectif de Tuchel, l’affiche promet un combat que les amateurs de football à l’ancienne — ferveur, engagement, hymnes chantés à pleins poumons — savoureront sans réserve.
Ce soir, grose affiche avec Portugal-Espagne, suivi d’USA-Belgique
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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