À Lanniron, l’été des aventuriers : chevalerie, corsaires et rapaces dans l’ancien domaine des évêques de Quimper

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Un tournoi de chevalerie qui tourne au complot, des corsaires surgis des légendes maritimes, des rapaces fendant le ciel au-dessus de jardins classés : à deux pas du centre de Quimper, le domaine de Lanniron déroule tout l’été un programme d’animations familiales dans un cadre patrimonial d’exception. Fort du succès de sa première édition, l’Orangerie de Lanniron remet en scène ses Journées des aventuriers, du lundi au vendredi, du 6 juillet au 28 août 2026.

Un pari à la hausse après une première saison réussie

L’ambition est affichée. Après avoir attiré 10 000 spectateurs en 2025, le domaine vise cette année les 30 000 visiteurs, avec deux créations spectaculaires et 38 dates au programme. De quoi installer durablement ce rendez-vous estival dans le paysage des sorties familiales du pays quimpérois.

La pièce maîtresse s’intitule Le Grand tournoi de Lanniron, produit par la compagnie Arkaval Spectacles. Pendant quarante-cinq minutes, le spectacle transporte le public en 1505, à Quimper, où un tournoi censé réconcilier Bretons et Français dégénère en rivalités et en complots. Combats, cascades, joutes et arts équestres font revivre, à travers huit cavaliers et comédiens, une page de l’épopée médiévale liée à Anne de Bretagne. Le choix de la date n’est pas anodin : elle renvoie à cette période charnière où la Bretagne, encore duché, voyait se jouer son destin face au royaume de France.

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Des corsaires et des rapaces

Plus intime, l’animation Corsaires et Légendes des mers offre une parenthèse théâtrale de vingt-cinq minutes. Elle est signée Bruno Seillier, créateur notamment du spectacle La Nuit aux Invalides. Avec pour décor le bassin de Neptune du parc, trois comédiens embarquent les spectateurs dans un univers de flibustiers, de tempêtes, de cartes secrètes et de mutineries, sur les traces des grands aventuriers des mers.

Ce bassin de Neptune n’est pas un simple élément de décor. Situé à l’occident du domaine, près de la rivière, il se remplissait autrefois à la marée montante, l’eau y étant retenue par une bonde. En son centre trônait une statue de Neptune, dont l’état de délabrement, dès 1740, imposait déjà d’en tailler une neuve dans la pierre.

Le dimanche, du 5 juillet au 23 août, place aux Ailes de l’Urga : une présentation d’oiseaux de proie mêlant démonstrations de vol, histoire et pédagogie, pour découvrir l’univers des rapaces. En marge des spectacles, les entrées donnent accès en continu, de 10 heures à 20 heures, aux loisirs installés dans les jardins historiques : trampoline forestier, mini-ferme, mini-golf, jeux gonflables et jeu de piste. Côté tarifs, la journée loisirs assortie d’un spectacle démarre à 15 euros pour les enfants et 18 euros pour les adultes, à partir de 13 euros pour la formule du dimanche.

Huit siècles d’histoire bretonne

Si Lanniron se prête si bien à ces évocations historiques, c’est que le lieu porte en lui près de huit siècles de mémoire. Étendu sur 45 hectares au bord de l’Odet, le domaine fut dès le Moyen Âge la résidence des évêques de Cornouaille. Loin d’une simple villégiature estivale, le site abritait une véritable paroisse — église, cimetière, moulin, four — où l’évêque Guillaume s’éteignit au début du XIIIe siècle et où l’administration diocésaine se gérait dès 1300.

Au fil des siècles, les prélats agrandirent leur terroir. Bertrand de Rosmadec y bâtit au XVe siècle un manoir carré flanqué de quatre tourelles. Après l’incendie qui dévasta la résidence épiscopale de Quimper, Lanniron devint au tournant du XVIIe siècle la demeure ordinaire des évêques. C’est à Monseigneur de Coëtlogon que l’on doit les fameux jardins qui font aujourd’hui la renommée du lieu. Monseigneur Conen de Saint-Luc en fut le dernier occupant épiscopal, mort en 1790, à l’heure où la Révolution confisquait les biens du clergé.

Vendu comme bien national, le domaine passa entre plusieurs mains avant d’être racheté en 1822 par un gentilhomme anglais, Emmanuel Calixte Harrington, qui reconstruisit le château dans son état actuel. Depuis 1835, il demeure dans la même famille, les descendants des Blanchet de la Sablière en étant les propriétaires. Les jardins à la française descendant vers l’Odet et le parc-arboretum du XIXe siècle sont classés à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1992.

C’est dans ce décor chargé d’histoire, entre patrimoine épiscopal et jardins classés, que Lanniron entend faire vivre aux familles bretonnes un été placé sous le signe de l’aventure et de la mémoire.

Toutes les informations ici

Photo : breizh-info.com

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Une réponse à “À Lanniron, l’été des aventuriers : chevalerie, corsaires et rapaces dans l’ancien domaine des évêques de Quimper”

  1. RAYMOND NEVEU dit :

    Sur les traces du Puy du Fou et reconnaissons l’excllente idée de Messire de Villiers inventeur de ce spectacle. Le succès de ce genre de spectacle révèle la soif du retour à ce qui va être de plus en plus perçu comme un Âge d’Or la France d’avant les précurseur de Jo la Merluche avec leur rasoir national.
    Plus simplement savez-vous pourquoi es chevaux de Cirque sont blancs. Les autres sont plus rétifs au dressage!

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