La deuxième vague de chaleur de l’été 2026 a frappé les Français plus durement que tous leurs voisins européens en matière de sommeil et d’activité physique. C’est ce que révèle une analyse de données agrégées et anonymisées collectées auprès d’utilisateurs français d’objets connectés de santé (notamment chez Withings), comparant la première vague de chaleur (21-30 mai, environ 32°C en journée) à la seconde (18-26 juin, environ 38°C).
Une chute d’activité et de sommeil parmi les plus fortes d’Europe
Entre les deux périodes, le nombre de pas quotidiens des Français a chuté de 15,1 %, passant de 5 539 à 4 704 pas en moyenne — la baisse la plus marquée parmi les six pays étudiés (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, États-Unis). Lors de la journée la plus difficile de la seconde vague, les utilisateurs n’ont enregistré que 3 421 pas en moyenne.
Le sommeil a suivi la même tendance : sa durée a reculé de 6,1 %, passant de 6h52 à 6h26 par nuit, avec une nuit la plus courte descendant à 6h06. Le score de qualité du sommeil a lui aussi baissé de 3,2 %, une dégradation qui, selon l’étude, est la plus forte enregistrée parmi les pays comparés.
La France devancée seulement par l’Allemagne sur l’activité
Sur la baisse d’activité physique, la France arrive en tête devant l’Allemagne (-14,3 %), et loin devant l’Espagne (-7,6 %) ou les États-Unis (-5,7 %), soit environ deux fois moins d’impact que celui observé en France. Sur le sommeil, l’Allemagne devance de peu la France en durée perdue (-6,8 % contre -6,1 %), mais la France enregistre la plus forte dégradation du score de qualité de sommeil de l’ensemble des pays étudiés.
L’écart de température, facteur clé plus que la chaleur absolue
Un enseignement notable de cette comparaison : ce n’est pas la température absolue atteinte qui semble le plus peser sur l’organisme, mais l’amplitude de la hausse entre les deux vagues de chaleur. La France a connu la plus forte progression de température moyenne entre mai et juin parmi tous les pays étudiés, avec un écart d’environ 6°C, ce qui coïncide avec sa plus forte baisse d’activité. À l’inverse, l’Espagne, qui a enregistré les températures absolues les plus élevées de l’étude, proches de 39°C lors de la seconde vague, n’a connu qu’une baisse d’activité modérée — un résultat attribué à une adaptation culturelle et infrastructurelle plus ancienne à la chaleur extrême, via des horaires de sieste ou des protections solaires plus répandues.
Des résultats cohérents avec la recherche clinique
Ces observations rejoignent les conclusions de deux études scientifiques indépendantes publiées en 2025. La première, parue dans la revue Sleep et fondée sur environ 165 millions de nuits de données à travers le monde, identifiait déjà la France comme l’un des marchés les plus sensibles à la chaleur nocturne, avec une hausse relative de 60 à 75 % du risque de sommeil court dès que la température nocturne avoisinait 20°C — un impact nettement supérieur à celui observé dans des villes américaines comparables. La seconde, publiée dans l’European Respiratory Journal et portant sur plus de 67 000 utilisateurs européens, a montré que le risque d’apnée obstructive du sommeil modérée à sévère augmentait d’environ 13 % pendant les vagues de chaleur nocturnes.
Quelques recommandations pour les prochaines vagues de chaleur
Face à ces constats, plusieurs habitudes simples sont recommandées pour limiter l’impact des futures vagues de chaleur sur le sommeil et l’activité : s’hydrater régulièrement tout au long de la journée, déplacer l’activité physique principale tôt le matin, et aérer les chambres avant 9h pour conserver une température plus fraîche la nuit.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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