Au Pays Basque nord comme en Bretagne, la galaxie indépendantiste est prise en otage non pas par la Gauche mais par le gauchisme.
Depuis quelques années, le flambeau de Batasuna et déclinaisons ultérieures et autres Abertzaleen Batasuna (branche plus adaptée au Nord du nationalisme basque) a été repris par un collectif nommé U14 (Uztailak 14/14 Juillet) qui a pris comme habitude de défiler chaque 14 juillet et chaque 11 novembre afin de dénoncer les « mystifications de l’Etat français ». Bon…
Ce 14 juillet, le dit-collectif a défilé à Espelette aux cris de « Parce que nous ne sommes ni français ni espagnols, continuons à lutter contre l’assimilation ! » (traduction en français d’un des slogans en basque).
Malheureusement, U14 n’est pas plus nationaliste que nos braves emsaverien bretons le sont : totalement intégrés dans le délire woke, ils ont abandonné toute l’imagerie viriliste et « dur à cuire » qui avait caractérisé les années ETA (imagerie qui, étrangement, concernait également les nombreuses femmes ettaras) afin de coller au moule woke : écriture inclusive, hommes en jupes et fragiles, « socialisme » revendiqué, fascination pour la figure de l’immigré, « borroka feminista’ (guérilla féministe), palestinisme et LGBTEries diverses. Bref, rien de neuf sous le doux soleil du pays basque où l’abertzalisme a plongé depuis quelques temps déjà dans le wokisme comme un cochon dans la fange.
On peut cependant remarquer un effort de fait sur l’utilisation de la langue basque, ou plutôt la non-utilisation systématique de la langue française, dans sa communication. A U14 tout est en basque et il n’y a pas de compromis là-dessus.
L’observateur attentif soulignera également une certaine nostalgie pour les images de la Kale Boroka, la guerre urbaine, menée dans les années 90 dans les rues des villes du sud par les proxis d’ETA afin de se constituer un vivier. Bien entendu, la plupart de ces jeunes issus nés après 2000 n’ont pas connu cette époque de quasi-guerre civile mais le souvenir et le mythe demeure vivace au Pays Basque nord, même après le dépôt des armes par ETA.
Le 17 novembre prochain, 4 militants d’U14 seront jugés pour des violences lors d’une manifestation l’an dernier, toujours à Espelette, devenue capitale du sur-tourisme d’été au Pays Basque Nord.
Malgré toute cette bonne volonté, ces militants nationalistes ne peuvent être crédibles auprès d’une population basque votant de plus en plus pour le RN. Le wokisme, en plus d’être une maladie mentale invalidante, est une tache et un virus qui disqualifie sur le champ toute personne infectée.
U14, combien de pronoms exactement ?
Musique : Veteranos de la Kale Borroka par Lendakaris Muertos
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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