Le dernier carré de la Coupe du monde 2026 a livré son verdict. Deux jours après avoir vu l’Espagne étouffer l’équipe de France à Dallas, le tournoi américain a été le théâtre d’une nouvelle remontée spectaculaire de l’Argentine, mercredi à Atlanta, face à l’Angleterre. L’affiche de la finale, prévue dimanche à New York, est désormais fixée : l’Espagne défiera l’Argentine, championne du monde en titre.
L’Espagne a étouffé les Bleus sans forcer
À Dallas, l’équipe de France n’a jamais existé face à des Espagnols d’une rare maîtrise collective. Le scénario s’est noué dès la 20e minute, lorsque Lucas Digne a concédé un penalty sur un renvoi manqué devant Lamine Yamal, transformé par Mikel Oyarzabal. La sortie sur blessure de William Saliba, dès la 30e minute, a achevé de fragiliser une défense française déjà débordée.
Le second but, signé Pedro Porro sur un une-deux initié par Dani Olmo, a confirmé la supériorité technique et collective d’une équipe espagnole qui n’a quasiment rien concédé. Le trio offensif français composé de Dembélé, Olise et Barcola est resté muet, incapable de se procurer la moindre occasion franche. Une désillusion pour des Bleus qui visaient une troisième finale mondiale consécutive.
L’Argentine, fidèle à son scénario, renverse l’Angleterre
À Atlanta, l’Argentine a une nouvelle fois illustré cette capacité à ne jamais rien lâcher, même dans les situations les plus compromises. Menée après l’ouverture du score d’Anthony Gordon (55e), sur un centre de Morgan Rogers, l’Albiceleste a longtemps buté sur un Jordan Pickford des grands soirs, auteur de plusieurs parades décisives.
Repliée derrière son but après avoir marqué, l’Angleterre de Thomas Tuchel a cessé de jouer, laissant la pression argentine s’accumuler. La délivrance est venue tardivement : Enzo Fernandez a égalisé sur une frappe lointaine (85e-86e selon les sources), avant que Lionel Messi, auteur de deux passes décisives dans le money-time, ne serve Lautaro Martinez pour le but de la qualification, dans les arrêts de jeu.
C’est la troisième fois dans ce Mondial que l’Argentine renverse un match qui semblait lui échapper, après le Cap-Vert et l’Égypte lors des tours précédents. Un scénario qui confirme la résilience d’un collectif capable de rester lucide même dos au mur.
Une finale entre deux visages opposés du football
La finale de dimanche, à New York (21 heures), opposera ainsi deux approches très différentes du jeu : la maîtrise collective et la construction patiente de l’Espagne, portée par Lamine Yamal et Dani Olmo, face à la capacité de résistance et l’efficacité dans les derniers instants d’une Argentine emmenée par un Lionel Messi une nouvelle fois décisif.
L’Argentine tentera de décrocher une quatrième étoile et de devenir la première sélection à réussir le doublé depuis le Brésil de Pelé, en 1958 et 1962. L’Espagne, de son côté, cherchera à confirmer la razzia entamée face aux Bleus et à décrocher un premier titre mondial.
La petite finale opposera l’Angleterre à la France, samedi à Miami.
Photo d’illustration : DR
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