Délire woke : pour l’inculte Athéna noire du film Odyssey, Homère n’aurait pas accordé assez de place aux femmes

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Comme si confier le rôle d’ « Hélène aux bras blancs » à une actrice afro-américaine ne suffisait pas à obtenir le badge du film woke de l’année, il a fallu surenchérir en présentant l’œuvre comme foncièrement patriarcale. Or, en se prêtant à cet exercice, Lupita Nyong’o a malheureusement étalé son inculture. Une inculture qui va souvent de pair avec le féminisme 2.0 dont les starlettes d’Hollywood sont les égéries…

Lors de la promotion du film The Odyssey de Christopher Nolan, où elle incarne Hélène de TroieLupita Nyong’o a répondu à une question hypothétique : que dirait-elle à Homère si elle pouvait s’asseoir à côté de lui dans une salle de cinéma pour regarder le film ? Fidèle à l’ère du temps, l’actrice a alors rétorqué :

« Je lui dirais : alors Homère, comment te sens-tu par rapport au temps d’écran accordé à ces femmes [dans le film], considérant combien de temps, toi, tu leur as accordé ?

Je lui ferai, eh ! Tu te souviens de nous ? « 

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Un doute subsiste : a-t-elle seulement lu L’Odyssée ? Il faut croire que non. Elle devrait savoir que ce poème épique est le texte antique qui accorde la plus grande place aux femmes, non seulement par leur nombre, mais aussi par leur importance cruciale dans le récit. Loin de les considérer comme des personnages de second plan, son auteur les a mis à l’honneur : une place inégalée, tant par leur profondeur que de leur influence.

Quelqu’un peut-il informer la comédienne que c’est la déesse Athéna, qui, du début à la fin de l’Odyssée, guide l’intrigue ? C’est quand même le personnage qu’elle est censée porter à l’écran…
Quelqu’un peut-il informer la comédienne que la douce Pénélope ne se contente pas de filer la laine, mais qu‘elle gère de son propre chef l’intrigue politique centrale de l’oeuvre ? Tout aussi rusée qu’Ulysse, elle symbolise la fidélité active, l’intelligence stratégique et la préservation de l’ordre face au chaos. C’est d’ailleurs elle qui rétablit l’ordre d’Itaque en acceptant à nouveau son mari après l’avoir soumis à plusieurs épreuves.
Quelqu’un peut-il informer Lupita Nyong’o de l’importance du personnage féminin NausicaaBien qu’elle soit très jeune, Homère lui donne une psychologie et une liberté d’action qui la surprendrait. Symbole de renaissance et d’hospitalité sacrée, elle agit comme une figure de libération. Après des années de vie d’errance quelque peu monstrueuse, elle refait d’Ulysse un homme. 
Quelqu’un peut-il faire comprendre à cette dame que les déesses prédatrices Circé ou Calypso, ne sont pas seulement des antagonistes, mais des personnages profonds, d’une grande complexité. Car comme dans la vie – mais aux antipodes de la cancel culture qui abat des statues du passé – aucun des héros ou des héroïnes des poèmes homériques ne sont totalement négatifs ou totalement positifs. Mais les progressistes woke sont-ils seulement capables de le saisir ? N’ayant pas remarquer que Circé et Calypso incarnent un idéal féminin autonome au VIIIe siècle avant notre ère, la demande est légitime. 
Quelqu’un peut-il informer cette inculte que les sirènes ne se limitent pas à incarner la tentation érotique potentiellement ruineuse pour l’homme ? Leur danger résidant principalement dans leur savoir absolu et leur pouvoir de fascination intellectuelle. Car leur chant n’est pas seulement irrésistible par sa beauté mais avant tout parce qu’il s’agit d’une invitation à la connaissance totale, une promesse de révélation de tout ce qu’il se passe et s’est passé sur la terre nourricière. La plus belle des mise en garde aux hommes qui seraient tentés d’oublier de rentrer chez eux…
Sans même évoquer les cinquante-huit autres personnages féminins de l’Odyssée, on le voit, les femmes trouvent toutes leur place dans l’épopée homérique. C’est là tout le problème de ce féminisme victimaire : refuser de voir l’importance cruciale des femmes dans les sociétés du passé. Une telle posture reste cohérente avec sa logique interne qui se borne à gémir en fantasmant une domination masculine absolue où la femme aurait été minorée, invisibilisée et maltraitée. Ce qui a certes pu exister… mais qui est le contraire absolu de la réalité de L’Odyssée.

Audrey D’aguanno

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Délire woke : pour l’inculte Athéna noire du film Odyssey, Homère n’aurait pas accordé assez de place aux femmes”

  1. Christophe dit :

    Bonjour,

    Excellent article !

    Je me permets :
    « N’ayant pas remarquer que » -> « N’ayant pas remarqué que »

    Cordialement

    Christophe

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