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Cartables, réunions, lessives et devoirs : la rentrée n’est pas seulement le retour au travail et à l’école, c’est aussi, et de loin, la période où les Français se sentent le plus submergés par les tâches du quotidien. C’est l’enseignement principal d’une enquête menée en ligne auprès de 3 102 personnes par l’enseigne de services à la personne Domaliance, publiée à l’occasion de la Journée mondiale du nettoyage du 20 septembre. À la question de savoir à quel moment de l’année ils se sentent le plus débordés — ménage, repas, linge, devoirs, logistique des enfants —, 42 % des sondés désignent la rentrée de septembre, loin devant les fêtes de fin d’année (18 %). Chez les parents d’enfants mineurs, la proportion grimpe à 55 % : c’est bien dans les familles que se cumulent le plus durement contraintes professionnelles, garde et organisation. À noter, tout de même : 11 % des Français affirment ne jamais se sentir débordés.
Déléguer soulage, mais la charge mentale ne se délègue pas
L’enquête s’attarde sur le rapport des Français à la délégation des tâches. Premier constat : pour 36 % d’entre eux, faire appel à une aide extérieure reste avant tout un luxe hors de portée. Mais chez les parents, le regard change : 21 % disent culpabiliser de ne pas déléguer — parce que le temps englouti par les corvées manque aux proches — soit 2 fois plus que ceux qui culpabilisent de déléguer (10 %), et le sentiment dominant chez ceux qui franchissent le pas est tout simplement le soulagement (22 %).
Reste un angle mort que le sondage documente bien : déléguer le geste ne délègue pas la responsabilité. 42 % des Français confient déjà une partie de leur quotidien à d’autres ; or, dans près de 2 foyers concernés sur 3, une seule et même personne continue d’organiser et de superviser ce qui est confié — 20 % des sondés répondent d’ailleurs que ce chef d’orchestre malgré lui, c’est eux. La charge mentale, elle, ne se sous-traite pas.
Ce que les Français ne confieraient à personne
Autre enseignement plus inattendu : même avec un budget illimité, les Français ne délégueraient pas tout. Les tâches qu’ils tiennent à garder relèvent de l’intime et de la responsabilité plus que de la corvée : gérer le budget et l’administratif du foyer (13 %), cuisiner pour la famille (13 %), faire les courses (11 %), le coucher et l’histoire du soir des enfants (10 %), le suivi des devoirs (9 %). Le ménage courant, lui, n’est cité que par 10 % — signe qu’il est perçu comme la corvée déléguable par excellence. Seuls 4 % confieraient absolument tout.
Et que feraient les Français des 2 à 3 heures hebdomadaires rendues par une aide-ménagère ? Pas grand-chose de productif, et c’est assumé : 79 % les consacreraient aux proches (30 %), au repos (20 %), au sport (14 %), aux loisirs ou aux sorties — contre 17 % seulement qui les réinvestiraient dans d’autres tâches domestiques, administratives ou dans le travail.
Le prix, verrou numéro 1
Si le recours à un professionnel s’envisage d’abord dans les moments où les ressources personnelles flanchent — manque de temps (24 %), fatigue (17 %), période professionnelle intense (9 %), vieillissement ou perte d’autonomie (11 %) —, le passage à l’acte bute massivement sur un obstacle : le coût, premier frein pour 42 % des sondés. Suivent les questions de confiance et d’intimité, qui pèsent ensemble un quart des réticences : la crainte de ne pas trouver une personne fiable (16 %) et celle, plus simplement, de faire entrer un inconnu chez soi (9 %). Enfin, 19 % des Français déclarent qu’ils n’envisageraient jamais de déléguer leur ménage — par principe ou par attachement à leur intérieur, le sondage ne le dit pas.
Enquête réalisée en ligne du 31 août au 17 septembre 2026 auprès de 3 102 répondants (dont un suréchantillon de 2 205 parents d’enfants mineurs), selon la méthode des quotas avec redressement sur les données Insee.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Ménage, devoirs, logistique : pour 42 % des Français, septembre est le mois de tous les débordements”
Oui l’heure de ménage est devenue chère certes mais vous avez oublié d’ajouter qu’une déduction fiscale de 50 pour cent est prévue si vous confiez votre ménage à une aide ménagère professionnelle (association, CIAS(Centre intercommunal d’action sociale) ou société privée) et ce, avec un crédit d’impôt à la clé si vous dépassez le seuil (renseignements sur impot.gouv.fr)et avec les justificatifs de facture à conserver au cas où le fisc vous les demanderait.
Je reprends votre première phrase : « Cartables, réunions, lessives et devoirs »… Euh, pas un moment vous n’evoquez le fait que ces tâches incombent surtout à madame, car forcément monsieur a mieux à faire, plus urgent le plus souvent (soupir). Je n’ai pas croisé beaucoup de papas au rayon fournitures scolaires avec leurs enfants, les pères ne sont guère présents aux réunions parents profs de la rentrée, les lessives n’en parlons pas, et les devoirs et bien mieux vaut en pleurer. Alors il serait de bon ton d’avoir un article avec plus d’analyse sociologique sur la charge mentale du couple.
La photo de l’article est très très bien choisie. C’est souvent la femme qui porte le quotidien.