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La revue nationaliste bretonne War Raok publie son n° 77. Au sommaire de ce numéro d’automne, 2 sujets que son directeur de publication, Padrig Montauzier, assume comme clivants : une tribune libre de Balbino Kalz sur la loi relative au « droit à l’aide à mourir » et une réflexion de Goulc’hen sur le nucléaire comme pilier de l’indépendance énergétique d’une Bretagne souveraine. Le lecteur y retrouvera aussi un hommage à Jean Mabire, un cahier de 4 pages en breton, l’histoire du duc Jean Ier le Roux, les traditions automnales d’Europe — et même une recette de parmentier à l’andouille de Guémené-sur-Scorff.
Directeur de publication : un défit constant !
Lorsque j’ai pris la fonction de directeur de publication de la revue War Raok, c’est en parfait autodidacte qu’il m’a fallu assumer toutes les responsabilités, en supporter les conséquences mais surtout éprouver cette immense fierté de remplir un devoir et de pouvoir servir une cause.
Responsable du contenu et de la cohérence des différents articles, mon rôle essentiel consiste à déterminer les sujets à traiter, à en recueillir les propositions puis à en définir l’angle, la manière dont ils seront abordés sur différents plans : économique, social, politique, culturel, écologique, religieux…
Ensuite, il me faut veiller au respect de la ligne éditoriale avec cette possibilité tout de même d’imposer mes propres points de vue et vision de l’actualité. Enfin, m’assurer que chaque publication respecte non seulement les lois en vigueur, mais aussi les normes éthiques qui permettent de maintenir la confiance du lecteur.
Aussi dans ce numéro 77, deux articles, deux sujets qui peuvent être clivants au regard de la sensibilité et des croyances de chacun ! C’est, pour moi, une marque de liberté, cette liberté d’expression dont certains voudraient aujourd’hui nous priver…
Les deux articles en question sont de deux amis fidèles de la cause bretonne, deux styles différents mais avec toujours cette même rigueur tant dans l’écriture que dans la réflexion, et sans précipitation dans le jugement. Une qualité que j’apprécie énormément.
Le premier article, une « Tribune libre », est consacré à un sujet d’actualité, sujet qui doit nous interpeler tous. La France vient, avec quelques difficultés, de faire adopter une loi relative « au droit à l’aide à mourir » et notre ami Balbino Kalz s’efforce de poser avec talent les bonnes questions. Chacun doit donc se positionner et je sais que les avis vont être partagés et cela est bien normal.
Personnellement, j’ai, comme notre ami, été confronté à cette douloureuse situation de fin de vie d’un proche et j’ai pour cela une approche un peu différente sur le fait d’autoriser les « techniciens » de la santé à donner la mort ! Il existe aujourd’hui, et c’est une véritable révolution de la médecine, ce que l’on appelle « les soins palliatifs », ces soins qui préservent le mieux la dignité humaine, qui n’effacent pas la mort mais l’accompagnent. Accompagner doit être et rester un choix de société, administrer la mort en est un autre. Enfin, une euthanasie déguisée, soit disant très encadrée par les professionnels de santé, me fait froid dans le dos quant aux dérives possibles dans une république française en ruine et incapable de faire respecter ses propres lois !
Sur un tout autre sujet, mais oh combien d’actualité aussi, un second article, cette fois dans la rubrique « Société », beaucoup moins clivant, mais avec une prise de position, un choix affirmé et argumenté. C’est notre ami Goulc’hen qui aborde de façon objective l’impact sur la souveraineté de l’indépendance énergétique. Sans tomber dans le piège grossier et habituel des slogans creux de certains, Goulc’hen pose la question essentielle : quelle préférence énergétique dans la perspective d’une Bretagne souveraine ?
L’indépendance énergétique désigne la capacité d’un pays à couvrir ses besoins énergétiques sans recourir massivement aux importations. C’est un pilier central de la stratégie nationale pour une petite nation comme la Bretagne, c’est également la stabilité économique et la sécurité. Moins dépendante des fournisseurs d’énergie étrangers, la Bretagne aura une plus grande liberté de poursuivre ses propres objectifs. Le choix de l’énergie nucléaire, le nucléaire « nouvelle génération », est un choix réfléchi et assumé par Goulc’hen. Il doit rester un pilier central d’un éventuel mix énergétique et constituer le principal facteur d’indépendance énergétique en matière d’électricité en Bretagne. Ce second sujet est délicat mais il faut avoir le courage de l’aborder, de faire des propositions sérieuses et faire abstraction de quelques irresponsables qui voudraient ramener l’humanité à l’âge de pierre.
Je vous souhaite, chers lecteurs, chers abonnés, une bonne et agréable lecture de ce numéro d’automne.
Padrig MONTAUZIER
SOMMAIRE N° 77
Buhezegezh vreizh page 2
Editorial page 3
Buan ha Buan page 4
Société
Nucléaire, une énergie pilotable, décarbonée et souveraine page 9
Billet d’humeur
Certains milieux militants bretons ont-ils un problème avec la religion ? page 13
Tribune libre
Fin de vie, euthanasie, “droit à mourir” page 15
Hent an Dazont
Votre cahier de 4 pages en breton page 19
Figures
Jean Mabire, toujours parmi nous page 23
Europa
Les fêtes et traditions automnales en Europe page 25
Tradition celtique
La transmission des mythes par les textes mythologiques irlandais page 29
Histoire de Bretagne
Jean Ier le Roux, duc de Bretagne page 31
Nature
Le ragondin page 35
Lip-e-bav
Parmentier à l’andouille de Guémené sur Scorff page 37
Keleier ar Vro
Un vent de colère souffle sur la Bretagne page 38
Bretagne sacrée
La Staurolite : mystérieuse pierre en forme de croix page 39.
7 réponses à “War Raok n° 77 : fin de vie, nucléaire souverain, Jean Mabire… le numéro d’automne de la revue nationaliste bretonne est paru”
J’ai hâte de le recevoir.
Chers lectures vous remarquerez une coquille dans la fameuse recette de cuisine !!! Le chiffre 1 est venu s’ajouter dans la liste des ingrédients modifiant considérablement les proportions. Exemple : 11 camemberts, 120 tranches d’andouille…. Cela fait beaucoup pour 4 personnes. Mille excuses pour cette petite coquille.
Padrig MONTAUZIER
directeur de publication.
Revue de notre belle province que tous rois et république s’efforcèrent de briser mais qui est toujours là sur ses rocs alors que les rois ont disparu. Dalc’hit mat araok kas an tamm kig sal ganeomp evel e emgann Hastings rak ni on eus aotreet da Lom kas ar maout gantañ. N’e’ kchet djuir Brulu?
Bah non… c bon l’andouille
Enor de Badrig ! Honneur à Patrick !
Un militant de la première heure et qui maintient le cap !
« Enor da Badrig »…. Ya a dra-sur aotrou Kroustachon. Oui cet homme qui a connu les cachots de la république française pendant de longues années et qui, plus de 50 ans plus tard, continu le combat pour son peuple et sa nation bretonne ! Cela change des révolutionnaires du clavier !!!
En niverenn-mañ, el lodenn vrezhonek : un diverrañ eus buhez Youenn Olier prederour skrivagner buruteller al lennegezh vrezhonek, diazezer Skol an emsav, Imbourc’h, adsaver skritur ar Zh goude ar brezel d’e 22 vloaz.
hag ur pennad war Kalvar Kerdalaez Sant Divi a zo da vezañ divountet en anv laikouriezh arloupet al Libre Pensée 29…